Aller au contenu

Bienvenue sur Kuretar

Battle For Azeroth est désormais live sur notre serveur. Profitez de nouvelles aventures RP sur les continents en guerre d'Azeroth.

Bienvenue à Boralus

Profitez du Sanctuaire Alliance pour rejoindre Boralus et ses méandres politiques, comment permettre à Kul'Tiras de sortir de sa situation ?

L'Atelier

Nouvelle feature de Kuretar ! Retrouvez le projet dans nos dernières annonces.
Flash Infos
  • Hello !
  • Bienvenue parmi nous !
  • Un sanctuaire RP est accessible
  • Rendez-vous dans le club Boralus !
Navigneas

[Accompli] La Traque de Gueule-Putride.

Messages recommandés

UVzTokB.png

Gueule-Putride, Calamité Littorale de Kul Tiras.

Gueule-Putride est un Krakken, un gargantuesque poisson disposant d'une carapace semblable à la crête d'une montagne. Il était principalement actif dans les eaux littorales de Kul Tiras, profitant du débit important de navires marchands, militaires, mais surtout des Chalutiers, ces derniers étant sa proie favorite pour une raison d'alimentation; des buffets préparés par des petits bouts de viande courts-sur-pattes. Fracassant les navires en les frappant de son immense poids lancé à toute vitesse par sa gigantesque nageoire caudale, les retournant en causant des vagues immenses, les coulant en arrachant purement d'un coup de gueule un pont... Ce Krakken était une calamité pour l'approvisionnement en produits de haute-mer, en plus d'un risque important pour toute autre embarcation dans la route du géant des mers et son repas. De nombreux bâtiments ont été coulés, de nombreux marins sont morts, et assez peu d'épaves ont été retrouvées, mais les échouements portent des marques évidentes de sa mâchoire immonde. Inspirant la crainte des marins-pêcheurs depuis des années, il n'était pourtant qu'une simple rumeur, et le cauchemar bien réel des malheureux croisant sa route, puis-ce que mis à part des silhouettes, les hurlements du léviathan à l'horizon, et quelques épaves retrouvées, il n'y avait personne pour raconter clairement ce qu'il s'était passé, ni l'incriminer d'autant de bâtiments disparus.
Des gardes-côtes furent envoyées à sa recherche, mais cela tardait déjà, et le Royaume de Kul Tiras n'eut plus les fonds d'engager des bâtiments de combat en mer pour pourchasser ce qui n'était qu'une rumeur, ou une bête qui ne faisait rien de plus qu'hurler au loin, avant que les soucis que nous connaissons aujourd'hui se concrétisent; corruptions, mensonges, machinations... Quand il aurait pu devenir une réalité officielle, il fut renvoyé dans l'oubli, au grand malheur de ses victimes.

Pour la Pléiade, sa chasse commence sous la gouverne d'une seule personne. C'est Dame Daerian qui rend celle-ci possible. En effet, les contraintes de la Pléiade l'empêche de se servir de vaisseaux de l'Alliance, pour respecter l'engagement initial de n'user que des ressources matérielles issues de Kul Tiras. Cette Noble, charmée par les perspective d'autodéfense et de combat, engagea son propre bâtiment; le Barral, un navire de vingt-quatre canons qui, entre les mains d'artisans au service du Domaine Soleiltombant, notamment deux individus nommés Eliond et Thrill, fut mit à niveau pour la chasse au gros gibier. La moitié des canons furent remplacés afin d'alléger le tonnage, tout en permettant l'installation de nombreux lance-harpons et surtout d'un canon de proue gigantesque capable d'éventrer des vaisseaux, chargé de munitions naines spéciales anti-blindage améliorées par l'azérite récoltée durant la chasse de l'Assemblage de Grêlons. La coque fut solidifiée par l'ajout de cercles de foudrargent supplémentaires, et l'installation de contre-mesures marquait la fin de ces modifications nécessaires.
Après un chantier de deux semaines, les manœuvres et entraînements en mer purent commencer, habituant l'Équipage du Capitaine Loriat à co-exister avec les Chasseurs de la Pléiade et les quelques soldats de forces mixtes de l'Alliance les accompagnant. Quand aux chasseurs, les moins habitués à ces démarches maritimes furent initiés à tirer au canon, au lance-harpon, à garder leur équilibre sur un bâtiment et à grimper aux mâts et cordages. De nombreuses bouées de sauvetage trouvèrent leur place à bord, à raison.

Les réunions précédant cette Chasse permirent la mise en place d'une stratégie basée sur les rumeurs des marins-pêcheurs, concluant que l'utilisation d'une barge chargée à profusion de prises de pêche serait l'idéal pour appâter la créature, tandis que le Barral suivrait le sillage de la petite embarcation, aux aguets, bénéficiant de quelques chasseurs sur leurs griffons en guise d'éclaireurs. Avant le début de cette opération, les mages furent chargés de préparer des protections, notamment contre les explosions et les ondes de choc, puis-ce que le léviathan possédait une force titanesque et les contre-mesures étaient particulièrement ravageuses, consistant en des grues, disposées à bâbord, tribord et en poupe du navire, penchées de sorte à éloigner leur fret au plus de la coque; des barils chargés de poudre noire et azéritique, qui, après être relâchés, seraient armés et exploseraient contre la surface de l'eau ou le Krakken, dans la théorie qu'il chargerait le Barral et qu'une explosion de la meilleure intensité possible était la seule option viable pour arrêter la ruer d'un léviathan et éventuellement, le blesser.

Au soir d'un entraînement au tir loin des Ports, les coups de canon du Barral attirèrent l'attention de pirates, un petit trois-mâts faisant apparition en se dissimulant des dernières lueurs du Soleil en contournant quelques îlots. Sans la moindre appréhension, le canon de proue, l'imposant calibre destiné à des bâtiments plus importants, destiné au Krakken, fut chargé de l'une des munitions naines avant de faire feu à la base du troisième mât, brisant la coque et explosant sous le gouvernail, créant une gigantesque bulle d'air soulevant le navire et le brisant en deux. À un peu plus d'un nautique, il fut décidé de ne pas aller vérifier l'épave et de rentrer au Port de Boralus sans plus tarder.

fQoI0O9.png

Le jour était venu, c'était le début d'après-midi. Réunis au Port du Marché, les Chasseurs embarquèrent tandis que l'Équipage du Barral dénouaient les amarres. Trois barges étaient dans la baie, approchant du bâtiment, l'une d'elle chargée à profusion de poissons. Elles aidèrent le bâtiment à quitter le Port et prendre enfin le vent, seulement poussé par les focs et les-dîtes barges pour naviguer jusqu'en mer. Alors, deux des trois barges passèrent en retrait, tandis que l'appât prit de l'avance. Loin du sacrifice, ces barges étaient opérées par des chevaliers noirs, d'étranges créatures qui, de leur armures, évacuaient des volutes de fumées; pas des hommes, autre chose de bien sinistre, dont le péril n'était pas aussi pénible qu'une vie humaine sans doute. Leur service ne mettait au moins en danger la vie de personne dans cet part du plan : appâter un krakken.

Naviguant sur les hautes mers frontalières, le Barral et son escorte de barges sillonnaient les lieues où on raconte, les Chalutiers furent attaqués. À bord, les Chasseurs étaient nerveux; non seulement ils s'attaquaient au léviathan, mais ils devaient couvrir autant la mer que les cieux, car informés sur une autre Calamité, ils craignaient être attaqués sur deux fronts à la fois, Gueule-Putride et Azurethos étant deux monstres faisant des navires leurs proies. Les chevaucheurs de griffon gardaient un œil sur la surface de l'eau, l'autre sur les nuages...

MwOQ4Y8.png

Il ne fallut guère longtemps à la créature à émerger des profondeurs, jaillissant hors de l'eau de tout son gigantisme et s'écrasant du flanc contre la barge servant d'appât, créant une levée d'eau balourde, tout en refermant sa gueule sur les filets embarqués lorsqu'ils retombèrent à l'eau. Attirée, mais pas rassasiée par son maigre buffet, laissée sur sa faim, la bête tourna son attention vers le Barral, fonçant immédiatement dans sa direction à ras de la surface, laissant voire son immense carapace dorsale s'élever hors de l'eau tandis qu'il emportait avec lui une vague qui s'agrandissait de mètre en mètre. Immédiatement, les chevaucheurs de griffon survolèrent le Krakken. Armés de sacoches de grenades, ils firent pleuvoir le feu de le shrapnel sur la route de l'imposant bestiaux, la vague emportant les explosifs contre et au dessus de sa tête où la multitude de détonations avait pour but autant de l'éblouir que le dévier, pendant que la batterie de canons bâbord déchargeait ses canons sur la montagne en route. Cette artillerie, bénéficiant de poudre azéritique, ne manquant d'efficacité malgré le rideau d'eau sous pression... Mais face à un tel colosse, les contre-mesures furent nécessaire. Alors qu'il n'était plus qu'à quatre-vingt mètres du navire, les énormes barils surchargés tombèrent. Comme pour couler un navire, la puissante onde de choc provoquée par l'explosion des conteneurs créa une bulle d'air coupant la route du Krakken, mais le blessant aussi, permettant son arrêt... Ainsi qu'une formidable levée d'eau qui, durant une vingtaine de secondes, fit penser qu'il pleuvait.

Le géant hébété, à quelques mètres du pont seulement, les canons firent de nouveau feu, sur sa tête et son buste, fissurant par endroit sa carapace, tandis qu'au revers de Gueule-Putride, les chevaucheurs de griffon émoussaient leurs armes contre sa crête, révélant un blindage étonnant, et contraignant.
Reprenant ses esprits, la créature prit un peu d'élan avant d'abattre sa mâchoire sur le côté bâbord du navire, brisant les canons, le pont, mais aussi la batterie du pont inférieur, avalant quelques marins à la même occasion. Aussi simplement qu'un coup de croc, il avait éventré le navire et ce, jusqu'à un petit mètre de sa ligne de flottaison. Quelques barils de poudre lui explosant directement dans la gueule, ce repas de mauvais goût le dissuada de continuer le combat, et il disparu sous l'eau. Mais rien à y faire, le Barral voulait sa mort, et guidé par les éclaireurs à dos de griffon qui scrutaient l'immense silhouette du Krakken, ils le poursuivirent vers le nord jusqu'à la fin de l'après-midi, bénéficiant du vent en poupe et d'une mer clémente grâce aux eaugures à bord pour ne pas perdre la trace de leur adversaire.

Le Nord, c'était bien là où ils se rendaient. Mais où précisément ? Ils n'en savaient rien, ils poursuivaient la créature, où qu'elle aille, il fallait la tuer. L'atmosphère se refroidissait, mais ils continuaient, et leur assiduité porta leurs fruits. Lassée d'être poursuivie, ou plutôt, défenseur de sa tanière; une île glaciale qui se profilait au loin, elle se retourna. Faisant alors front au Barral, le Krakken leva une nouvelle vague immense directement adressée à la proue du navire. Venant tout droit de face, nulle contre-mesure ne pourrait l'atteindre, il n'y avait pas le temps d'aligner un flanc pour faire recours aux batteries; il n'y avait que le canon de proue, cet immense destroyer de navires, chargé de munitions spécialement conçues pour percer puis exploser. Les plus habiles canonniers à la manœuvre, les chevaucheurs tentaient de leur gagner du temps en lâchant leurs dernières grenades sur la tête du massif corailleux. Un tir, il n'y avait qu'un tir, assez puissant pour qu'on entende le bois du pont gémir sous le recul d'une telle puissance, un crachat glorieux qui pourtant, visant en plein dans le mile, n'arrêta pas totalement le Krakken. Celui-ci, touché sur le dessus de la tête, était sonné, mais avant gardé de la vitesse, percutant le Barral dans la partie la plus renforcée de sa coque toutefois.

JM7GbSv.png

Soulevant l'avant du navire et arrêtant la prise au vent de celui-ci, le poids du chargement permit d'éviter d'être élevé davantage, et le Krakken roula sur les renforts métalliques jusqu'à tribord, où il reprit ses esprits. Maîtrisant les océans, il ouvrit sa gueule dans laquelle une cascade grondait, avant que des traits épais et sous pression s'élance sur l'équipage et les griffonniers à portée, puis cette cascade se changea en un unique jet lavant sous pression le pont du Barral. Avant que les canons et l'équipage présent ne se fasse emporter, tribord eu l'ordre : faire feu. La batterie de canons sous le pont brisa davantage le buste et la gorge du Krakken, ses parties les plus souples, interrompant ses assauts. Prêt à se venger, il prit un peu d'élan pour frapper le navire, mais fut à cette occasion aussi arrêté, prit de court par la tombée des contre-mesures de tribord, cette fois-ci en plein sur sa carapace. Un bouclier magique ayant été prévu à cette défense, le puissant souffle fut réfléchit sur celle-ci pour épargner les mâts, les voiles et la coque du Barral d'une telle puissance, mais cette fois-ci le Krakken n'en fut pas découragé, malgré les dégâts subis. Se levant hors de l'eau, l'une de ses immenses nageoires ravagea le pont, écrasant quelques membres d'équipage tout en renversant les canons, faisant sauter les gardes-fous comme un couteau ferait sonner les arêtes d'un saumon qu'on filète. Profitant de cette occasion, le canon de poupe s'était tourné pour faire à nouveau feu, éclatant ce qu'on juge être l'épaule droite de la créature, mettant à vif ses chairs en brisant sa carapace, créant un point faible que les chasseurs n'hésitèrent à mettre à leur avantage. Explosifs, lances, harpons, et même mortier, bien que dans le chaos, l'une des montures ailées fut touchée en dégât collatéral, le griffon planant sur une cinquantaine de mètres avant de tomber à l'eau. Brûlé, la bête disparu dans l'océan, incapable de nager ni de se garder en surface, mais son monteur fut secouru par l'un des autres chevaucheurs.
Une toute dernière contre-mesure de ce côté fut larguée sur le krakken, le blessant davantage, autant qu'une nouvelle série de tirs de canon en plein corps, mais le Goliath était solide... Jusque là. Il s'enfuit aussitôt touché dans les profondeurs, tandis que son  sang remontait en surface. Un symbole d'espoir ? Il était blessé, et beaucoup, aux quantités qui se révélaient.

Une accalmie trop brève. Son sang fumait, et rapidement, un brouillard dense couvrit une partie du Barral ainsi que la mer de ce côté. Tous avaient les yeux rivés sur la mer, essayant de savoir par où le léviathan allait surgir et attaquer. Puis, on sonna la cloche; le navire était abordé. Du côté tribord d'où cette brume étrange venait, des morts-vivants assiégeaient le bateau. Naufragés, noyés, victimes du Krakken, des corps humains, gobelins et mêmes orcs surprirent l'équipage, éliminant quelques des marins par surprise. Alors, une mêlée éclata, les Chasseurs et soldats de Kul Tiras et de l'Alliance se battant contre ces maudits. Mais, c'était une distraction. Une autre alerte retenti, d'un chevaucheur de griffon, hurlant au barreur de virer de cap, et de justesse. Le Krakken avait prit son élan depuis les abysses, sa trajectoire était pile sous la coque du Barral, et grâce à cet œil affûté, le navire ne fut qu'effleuré par le retour de Gueule-Putride, jaillissant hors de l'océan.

ywyJxQo.png

 Alors que la mêlée faisait toujours rage, le Krakken était de retour du côté bâbord, celui qu'il avait éventré quelques heures plus tôt. Privé de ses canons ici, et n'ayant plus aucune contre-mesure non plus, la bête ouvrait sa gueule pour enfin fendre le navire en deux et le couler, ça ne faisait le moindre doute. Mais sans hésitation, la Dame comptait bien défendre son bâtiment, son équipage et ses camarades, même au risque de sa vie. Propulsée par sa monture volante, elle s'élança sur la gueule du Krakken et de l'unique force de ses bras et son épée, plongea celle-ci sous la paupière du léviathan, blessant son seul œil valide, l'autre ayant été explosé par l'effort de boulets, de grenades, de magie et de tirs de harpons et balistes. Cette douleur intense suffit au géant des mers à reculer aussitôt, la Tirassienne ayant tout juste le temps de se rapporter sur le pont qu'elle venait de défendre héroïquement.

HyOGGCR.png

Poussant l'un de ses cris à vriller les tympans, causant bien des hommes à se tenir la tête et d'autres, plus sensibles, à en saigner et subir une sorte de surdité passagère, le léviathan s'enfonça de plus belle sous l'eau tandis que sa brume se répandait. Et alors, tandis que l'Équipage affrontait les derniers morts-vivants, il passa sous la coque, appuyant la crête de son dos contre celle-ci en soulevant dangereusement le navire, faisant s'écrouler bon nombre de l'équipage et des chasseurs à bord. En passant à la poupe, le Capitaine fut aidé pour déclencher les contre-mesures, les dernières du navire, qui jusque là n'avaient été utilisées. Comme il passait derrière le château du bâtiment, c'était l'occasion ou jamais. Explosant contre son dos et brisant les vitres du Barral, la bête fut sévèrement blessée, ajoutant ça à son lot de souffrances. Avant de rejoindre les profondeurs, elle pivota pour frapper une nouvelle fois le Barral, qui jusque là naviguait à l'aveugle dans cette purée de poids, ajustant son cap en fonction de la position de ce béhémot... Et cette impulsion suffit à faire échouer le Barral contre une plage.

Une île qui ne leur revenait pas. Était-elle sur une carte ? Ils ne savaient pas même où ils se trouvaient. Ce dont ils étaient sûrs, c'est que leurs ennuis n'étaient pas prêts de disparaître. Au contraire, ils s'empilaient. Sur cette plage gelée de cette île du nord, le brouillard se dissipa, révélant une troupe Kvaldir à une petite centaine de mètres du Barral. Un cor de guerre résonna et leur charge barbare débuta. Ainsi, la peau dure des Kul Tirans, et surtout de cet Équipage, évita la démoralisation, préparant dans ce si court laps de temps la remise sur pieds des canons de tribord pour viser la nuée d'écumeurs maudits, mais aussi les lance-harpons et de nombreux fusils, alors que sortaient du pont inférieur les troupes aux bannerets de l'ancre. Faisant tomber la planche, les soldats préparèrent leurs défenses avec les troupes de l'Alliance, tandis que les canons fauchaient les Kvaldirs approchant. Méthodiquement, les lance-harpons abattaient leurs ennemis dans une ligne, de sorte à percer l'avancée ennemie et former un couloir; ils avaient entendu le Krakken hurler, et ce son provenant d'une grotte qu'ils voyaient de l'autre côté. L'Équipage assura les chasseurs qu'ils sauraient faire front sans eux, et les chasseurs s'engouffrèrent donc dans le corridor, combattant quelques vrykuls pour atteindre la grotte.

Abattant les quelques défenseurs de celle-ci, ils remarquèrent aussitôt une chose troublante, et l'autre pour le moins effrayante. Cette grotte était inondée, en totalité, et une sorte de barrière magique verticale à son entrée l'empêchait de se vider,  et contre celle-ci une intense pression s’exerçait. L'autre sujet, celui de leur angoisse, était que toute une armée Kvaldir était à quelques pas, les regardant au travers d'un rideau d'eau. Cependant, lorsque l'un de ces maraudeurs morbides leva la main pour traverser de son bras cette barrière, une levée de flammes, un mur ardent leur barra le chemin assez de temps pour que les Chasseurs avalent leurs potions de respiration aquatique et s'engouffrent dans la grotte, où ils découvrirent un tunnel menant plus profondément.

YgVRmjk.png

Nageant dans ces souterrains, les parois s'éloignaient peu à peu, ces tunnels se changeant en immenses cavités. Pris au cœur, ils sentirent le courant de l'eau sous eux se déplacer, le son singulier de Ses nageoires ne manquant pas d'attirer des regards craintifs en contrebas. Au dessous d'eux, à plus d'une cinquantaine de mètres, le Krakken se glissait dans une autre cavité, disparaissant dans la noirceur de celle-ci, convainquant les chasseurs de ne pas l'y poursuivre. Au contraire, ils voyaient une source de lumière, indiquant leur destination.
Émergeant des couloirs inondés, ils pénétrèrent dans une baie souterraine, où leurs prunelles reconnurent de nombreuses épaves et pavillons; vaisseaux humains, de différents royaumes, marchands ou militaires, même des bâtiments elfes et orcs. Aussi troublant qu'auparavant, le brouillard se levait en face d'eux, et dans celui-ci, des cliquetis équivoques approchaient, mais, plus sinistre, des âmes roulaient au plafond, attirées par des autels Vrykuls positionnés ça et là dans la baie.

qSS3Nbi.png

Une troupe de squelettes approchaient tandis que les Chasseurs se revigoraient à l'aide de potions et de soins magiques, mais plutôt que lancer la charge contre eux, les mages du groupe levèrent un dôme de protection contre lequel les cliquetants s'écrasèrent. Ceux en mêlée étaient prêts, et frappèrent aussitôt les ennemis parvenant à traverser l'égide, jusqu'à ce qu'enfin, celle-ci brise et déclenche le chaos inhérent de chaque combat. N'étant que du menu-fretin, ils se dispensèrent rapidement des combattants morts-vivants. Mais pendant ce temps, sur quelques épaves, des canons pirates miraient vers eux, et dès qu'ils pensaient avoir un moment de répit, les bouches de cette artillerie hurlèrent des maux explosifs jusqu'aux chasseurs. Certains blessés, d'autres couvrant leurs camarades et les derniers déjà occupés à riposter, ils enquêtèrent en même temps qu'ils renvoyaient la pareille à leurs agresseurs. Un cor de guerre résonna dans la baie, et l'une des immenses portes de celle-ci s'ouvrit, laissant entrer un navire étrange qui se plaça au fond de la baie...
Leur intérêt ne manqua pas de se tourner vers ces fameux autels autours desquels orbitaient des âmes tourmentées, et il fut décidé d'assemblée de les mettre en pièce. Brisant les gemmes unes à unes, ces autels s'effondrèrent en libérant à chaque fois une poignée d'âmes vengeresses, fantômes se jetant sur les squelettes pour, tout compte fait, reprendre possession de leur carcasse. Il n'était alors plus notion d'alliance ou d'horde, d'humain ou d'orc; c'est un cadavre de tauren qui s'adressa aux Chasseurs, annonçant son trépas il y a de ça des années... Puis indiquant une petite navette qui leur servirait à naviguer dans la baie du krakken. Alors divisés en deux groupes, l'un utilisait sa magie pour se déplacer et faire tomber les derniers autels, pendant que l'autre naviguait sur cette petite embarcation pour s'occuper des leurs, libérant à chaque fois plus d'âmes, nombre d'entres-elles se dirigeant vers un vaisseau Kul Tiran, un navire de ligne dans toute sa splendeur... Bien qu'il était amoché, quoi que bien moins que d'autres, toujours apte à flotter. 


vZ8HmGj.png

Tout en détruisant les autels, ils empêchaient le Krakken de s'en approcher, celui-ci jusqu'alors assez discret; il n'était ressorti de l'eau que pour se tendre vers l'une de ces tours d'âmes pour en absorber quelques unes, sans doute de quoi se régénérer, mais fut interrompu par l'explosion de celui-ci, retournant rôder sous la baie.
Intéressés par ces âmes libérées, qui s'étaient prouvées jusque là alliées, les Chasseurs s'élancèrent à bord du navire de ligne, grimpant au mât de ce sloop qu'ils utilisaient jusque là, ou bien faisant usage de leurs grappins pour se tracter par dessus bastingage. Mais, quand le dernier chasseur fit son ascension, le Krakken ne manqua de faire la sienne. Soulevant le sloop, il l'écrasa sur la coque du navire de ligne avant de le faire s'échouer partiellement sur le pont, l'inertie l'emportant sur une quinzaine de mètres tout en le faisant pivoter, fauchant les malheureux qui ne s'étaient écartés à temps, avant de retomber dans la baie, coulant sur le coup. Le Krakken était enragé, et de retour pour en découdre.
À bord de ce navire, d’innombrables squelettes Tirassiens tapissaient les ponts et le château du bâtiment, mais les spectres retrouvaient peu à peu possession de leurs corps d'antan, malgré leur état poussiéreux. L'Ancien capitaine fantôme clama le nom du navire pour encourager son équipage nouvellement relevé, réassemblé dans la mort, pour obtenir leur vengeance sur le léviathan les ayant fait trépasser. L'Équipage de ce vaisseau fantôme ignora les Chasseurs, mis à part le Capitaine, le seul semblant réellement conscient, dans une certaine mesure.
Le combat reprit, les chasseurs firent preuve de leurs compétences tandis que ces alliés de circonstances faisaient de nouveau cracher leurs vieux canons, tout droit sur le Krakken... Le «Mercurion» voulait sa revanche.

7mp82DG.png

C'était sans compter sur cet autre navire, qui plus tôt, avait pénétré la baie. Navire volé, et parfaitement intacte contrairement aux autres, ce vaisseau criait sa malhonnêteté, et révéla sa perfidie. D'un côté du Mercurion, le Krakken, de l'autre, ce sinistre navire inconnu qui n'hésita pas à ouvrir le feu de façon stratégique, leur premier barrage visant  l'une des poudrières stockées là, sous le pont du navire de ligne, déclenchant plusieurs explosions en chaîne et déclarant un ardent incendie qui ne tarda pas à remonter sur le pont.
Mais pas avant que les chasseurs en ait fini avec le Krakken, c'était hors de question. Les flammes avaient beau dévorer le navire qui leur servait de champ de bataille, ils n'en démordaient pas. Magies, projectiles, ils venaient même aider les fantômes à charger leurs canons et les faire tirer. Gueule-Putride, mortellement blessé, n'en était pour autant pas une loque sans reste, frappant de sa tête, de ses nageoires la coque du Mercurion, l'emboutissant partiellement, démontrant la faiblesse de son état... Ou ce que d'autres qualifieront comme l'envie de ne pas détruire l'un de ses trophées. Abordé, le léviathan était pourfendu par les chasseurs l'escaladant pendant que les tireurs visaient son seul œil valide, alors que les canons répétaient canonnades après canonnades, percutant et arrachant la carapace du Krakken, jusqu'à ce que l'un des chasseurs charge un tantinet plus de poudre dans son canon... Alors, son tir fit éclater le crâne du golem océanique, libérant une quantité immonde de fluides divers, comme un homard qu'on brise. S'écroulant raid mort contre la coque, c'en était fini de lui... Et les chasseurs retournèrent leur attention vers cet incendie, et l'ennemi qui, dans leur dos, ne cessait de pilonner le Mercurion, dont l'Équipage commençait déjà à se dissiper après s'être vengé... Le Capitaine salua les aventuriers, puis les somma de terminer le combat, d'abattre la «tête».

yKmfTse.png

Il était temps de se charger de cette autre ennemi, qui avait proclamé Mort à quiconque s'était attaqué à sa créature, dévoilant que ce léviathan déchaîné était, d'une façon ou d'une autre, sa chose. Alors que le Mercurion se brisait, il fallait aborder le navire, et faire taire ces canons ennemis. Ceux-ci furent sabotés à distance ingénieusement, des graines poussant dans ceux-ci pour concentrer l'explosion dans la chambre et empêcher celle-ci de jaillir, causant de nombreuses pièces d'artillerie du pont supérieur à faillir, certaines d'entre-elles explosant même, brisant les quelques squelettes qui opéraient ces canons. Voulant les voir brûler, ces ennemis levèrent un rideau d'eau entre les deux bâtiments, empêchant de faire feu, faisant office de barrière aux projectiles autant qu'aux flammes. C'était sans compter les ressources des chasseurs, qui, à bord de ce navire de ligne entrain de sombrer, profitèrent des dégâts du bois pour briser facilement l'un des mâts, et en sectionnant les cordages adaptés, dirigèrent sa chute jusqu'au navire ennemi, créant une passerelle traversant leur rideau d'eau et permettant l'accès plus ou moins sûr. Aborder des pirates n'était pas prévu, mais ils ne pouvaient faire autrement, ils étaient piégés dans cette baie et le seul moyen d'en sortir était visiblement d'emprunter la grande porte qui s'était ouverte, et sans navire, c'aurait été impossible. Heureusement pour eux, il y avait encore cette option, voler les voleurs.

AB1aw0v.png

Sans attendre, la mêlée s'engagea entre les Chasseurs et leurs ennemis; morts-vivants, Kvaldirs et même Vrykuls. Mais ces pirates n'étaient rien face à la fureur des chasseurs, certains toujours concentrés à leurs objectifs, d'autres perdus à l'appréciation même du combat, oubliant leurs peines et douleurs en infligeant la vraie mort à ces pirates les ayant défiés. Empilant la poussière d'os et les algues et armures noyées des kvaldirs, ils conquirent le pont et se frayèrent un chemin victorieux jusqu'à la cabine du chef, où les attendait celui qui avait prononcé la mort de ceux qui avaient tuée sa bête.
À peine eurent-ils le temps de pénétrer le château de ce bâtiment que les nécromanciens vrykuls firent jaillir des colonnes de sang dans les escaliers, maudissant quiconque les traverserait, provoquant d'ailleurs une pluie sordide sur ceux-ci, dissuadant certains de s'y aventurer, mais pas d'autres, bravant ce danger pour en finir. L'un des incantateurs fut lynché sommairement, mais l'autre fut prisonnier des glaces, l'un des mages du groupe consumant une partie du cœur de Grêlons pour enfermer ce géant sanguinaire dans des glaces éternelles.

U60OIL2.png 
Enragé par la défaite de ses acolytes, le Capitaine Pirate Vrykul, dans sa fureur, se présenta comme «Le Thane», le destructeur, celui qui allait réduire ces insectes en pièces détachées, qu'il se repaîtrait de leur sang et les transformerait en serviles serviteurs pour renflouer les rangs de son équipage, que les chasseurs avaient jusque là annihilé. Sans nul doute le Seigneur de cette île, et des légions Kvaldirs s'y trouvant, il se révéla être un effroyable combattant, puis-ce que, c'est à mains-nues qu'il décida de dispenser sa rage. Escaladant peu à peu les escaliers, il étendit sur le sol les Chasseurs bloquant sa route, les uns après les autres, fracassant ses poings sur leurs dos, les brisant contre les parois du navire, les soulevant pour les jeter comme de maigres poids. Rien ne semblait pouvoir l'arrêter, toutes les attaques à son encontre ne faisaient qu'alimenter le feu sordide de sa rage démente. Couvert de son sang comme de celui des chasseurs, le Thane apparaissait à peine blessé quand il sorti du château, sur le Pont, réalisant alors sa défaite. Il n'avait plus rien ici, et ce combat ne valait plus le coût qu'il risquait. Saisissant deux chasseurs, il les assomma l'un contre l'autre avant de les envoyer contre un troisième bougre, puis brisa l'un des garde-fous du navire en bottant un autre chasseur au travers, pour enfin sauter à l'eau et s'échapper dans une grande levée d'eau, signalée comme étant une sorte de portail vers ailleurs par un des mages, signalant ainsi la fin du combat... Pour le moment.

P5QITAo.png

De nombreux butins avaient été récupérés par ce «Thane de sang», sa cabine en aurait presque débordé, mais pendant que certains des chasseurs plongeaient leurs mains dans l'or et les richesses du voleur, d'autres avaient en tête la situation dans laquelle était le Barral avant qu'ils n'entrent dans la grotte, inquiets, et pour cause, ils avaient vue une troupe de guerre Kvaldir massive. Sans plus tarder, ils ouvrirent les focs en grand, permettant à l'embarcation de prendre vent dans cette baie, ce courant d'air malsain qui guida alors le navire réquisitionné jusqu'à cette grande porte dont il avait jailli plus tôt, pour qu'ils y voient une cascade inversée... Plutôt que de s'écrouler devant eux, elles remontait tout droit vers la surface où elle jaillissait abondement. Un tapis d'élévation idéal pour le navire, qui, pendant cette ascension, sous ces secousses inhabituelles, fut le théâtre de nombreuses glissades et rattrapages contre les rambardes et poutres, cordages du bâtiment, par les chasseurs déboussolés. 
Enfin de retour en surface, ils entendaient encore les canons du Barral, un bon signe. Mais lorsqu'ils arrivèrent, toute la troupe Kvaldir était là, engagée contre toutes les forces du Barral. Nombreux blessés, nombreux morts... Les forces de Dame Daerian, les quelques soldats de l'Alliance, les Chevaliers noirs et alliés du Domaine Soleiltombant étant la toute dernière ligne de défense du bâtiment, et faiblissait face à tant d'agresseurs. Une bataille d'haleine avait lieu, et les Chasseurs apportaient avec eux le feu qu'il manquait.

bJFK4xk.png

Replaçant en vitesse les canons endommagés par ceux encore intacts sur le pont, tous se désignèrent une pièce d'artillerie, tandis que la cloche était sonnée, autant la leur que celle du Barral. Les forces alliées sur place se replièrent, les lance-harpons du Barral couvrant les derniers hommes à remonter à bord et coupant la route des Kvaldirs par des lances d'aciers plantées là. Avant qu'ils ne puissent monter à bord, les canons du second navire firent feu sur l'assemblée de géants des algues, brisant leurs rangs et provoquant le chaos total, forçant ceux-ci à se replier plus loin dans l'île. Une fois les derniers maraudeurs pourchassés loin du Barral, endommagé, le Capitaine de ce dernier vaisseau annonça leur problème; ils ne l'avaient remarqué jusque là, mais le Barral était cloué à terre. Le passage du Krakken sous la coque avait défoncé le gouvernail, et ce dernier coup avait enfoncé davantage la morsure qu'il avait creusée à bâbord, jusque sous la ligne de flottaison, faisant rentrer l'eau dans la cale. 
Mais il y avait bon espoir, un nouveau navire, plus massif, était à leur disposition, et deux barges étaient encore intactes. Ils procédèrent à des réparations sommaires: une cloison de bois fut improvisée pour couper l'entrée d'eau à bâbord, clouée, mais aussi fixée magiquement, les arcanes et la glace retenant ça de s'effondrer. Puis, d'un commun effort de magie et de physique, l'Équipage du Barral et la Pléiade firent usage de lourds cordages et chaînes pour relier la proue du Barral à la poupe du navire inconnu, permettant à celui-ci d'être remorqué... Ils prirent la mer, mission accomplie, mais hors d'haleine, seuls quelques hommes restant réveillés; contrôlant la route, soignant les blessés, ou ceux qui ne pouvaient s'endormir avec leurs douleurs.


jM3KfwZ.png

B8hc6nB.png
Au beau milieu de la nuit, ils rentrèrent à Kul Tiras, faisant escale par Chantorage pour y laisser le Barral éventré, posé dans un Chantier-Naval prévu aupréalable et rendu possible en grande part grâce au Fil Rouge, son approvisionnement en bois et en main d'œuvre, sous la supervision d'eaugure et de charpentiers experts, permettant aux équipes de se mettre au travail dès le début d'après-midi du jour suivant. Quant au Navire inconnu, il est d'un tonnage si important qu'il n'eut sa place au Port de Boralus, s'amarrant alors au Quai-Du-Trident, seule place disponible à ce moment pour un navire ne pouvant prendre la mer, et pour cause ; Quel était ce navire ? À qui appartenait-il ? Une enquête allait avoir lieu.


Une somme importante d'or et d'azérite fut récoltée, et partagée, à même hauteur que quelques butins d'aventuriers; armes, armures et bibelots...

Révélation

Participants :
Shyrihanel Soleiltombant
Navigneas de la Roche
Adaeline Beausoleil
Bodil Fièrenclume
Janella Daerian
Teagan Maletta
Nôva Aelandyl
Sérune O'Brien
Elérana
Einar
Hiroe

 

Modifié par Navigneas
  • Like 4

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité
Ce sujet ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...