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Bienvenue sur Kuretar 8.3 Ouvrez votre cœur au vide

GothTrad

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  1. Chapitre I ; La Marche de l'Ouest Après une longue nuit de repos, c'est au crépuscule suivant que nos voyageurs reprirent leur équipement, enserrant fortement celui-ci soit sur leur dos pour certains et entre leurs mains pour les autres. Notamment pour les jeunes écuyers à qui un Cheval leur fut refusé. C'est ainsi armés de courage et de songes que nos aventuriers se mirent à nouveau en route pour les Marches de l'Ouest, foulant les routes pavées du grandiose Royaume de Hurlevent. Ils discutèrent des heures durant, ne croisant l'ombre d'une personne, si ce n'est quelques roturiers s'adonnant à leur perpétuel travail à l'égard de leur Seigneurie. Seulement, ceux-ci furent ralentis à un pont par deux soldats se questionnant sur leur présence aussi tardive au sein des terres du Roy ; « Halte-là ! Que faites-vous ici ?! - Nous sommes en mission. - Mission de quoi ? Vous êtes qui ? Déclinez votre identité immédiatement ! - Pour l'Église. C'est au sujet de la Marche de l'Ouest. - La Marche de l'Ouest ? Mais qu'allez-vous faire en pareil endroit ? C'est presque du suicide... - Mission de l'Église ou pas, va falloir me montrer c'que vous avez dans les sacs. - Georges.. Si ils sont bien en mission pour l'Égl-.. - Mais justement, nous sommes en mission pour l'Église, vous allez vraiment nous fouiller ? - Oui. Vous faites votre travail, j'fais le miens. Chacun ses ordres - non ? - T'es sûr de toi ? - Plus que jamais depuis que j'ai ce travail. » C'est sans plus de résistance que la troupe accepta, laissant la Garde se mouvoir à leur hauteur afin pour certains de vérifier la présence quelconque de contrebande, voir même de grains potentiellement hostiles. Visiblement, eux aussi n'étaient pas au bout de leur peine et avaient bien connaissance du problème en provenance des Marches. Problème qui était certes minime à l'instant présent mais qui, au même titre qu'une hémorragie pouvait très rapidement s'aggraver. L'un des gardes, et ce d'air un dédaigneux prit quelques pas en arrière avant de s'exprimer à la troupe ; « Rien à signaler. Pouvez y aller, que l'Alliance vous garde, ecclésiastes. » pour lui laisser libre passage par la suite. Cette courte entrevue anima légèrement l'ambiance pour certains, s'étonnant qu'à l'approche même des contrées de la Marche les humains soient moins.. enclins à respecter leur foi. Jeunes pour beaucoup, ils semblaient oublier qu'elle ne pouvait être présente partout où ceux-ci fouleraient les terres et qu'il fallait encore, pour certaines d'entre-elles, prêcher la bonté de ce qu'Elle pourrait leur apporter à tous. Seulement, ce débat ne fut que de court instant tant la présence d'un second pont lourdement gardé se présentait à eux. Pont où la Garde fut néanmoins plus protocolaire, ne déblatérant que peu avec les voyageurs qui se mélangeaient par moment à quelques pauvres et marchand cherchant à rejoindre les mêmes contrées. En pleine marche et non-loin du passage gardé, ceux-ci tombèrent nez à nez avec ce qui semblait être des miliciens de la Marche. Ils semblaient attentivement observer une charrette renversée, un feu naissant y logeant en son épicentre ainsi que de multiples grains déversés tandis que face à eux.. un groupe de pauvres mendiants s'essayant à se ruer sur les grains symbole d'une nourriture à leur portée. Ils furent rapidement repoussés, dans la violence extrême pour certains étant même fusillés, laissant les aventuriers à leurs doutes alors même qu'ils s'approchaient de l'officier en charge, celui-ci beaucoup plus armuré, le questionnant ainsi ; « Bonsoir... Pouvons-nous savoir ce qui se passe ici ? - Bonsoir. Qui êtes-vous ? Des envoyés de l'Église ? Cela fait des jours que nous attendons votre venue. - Oui-oui, c'est bien cela. Cela ne répond pas à notre question, cela-dit. - Hum... Nous avons trouvé cette charrette il y a peu. Elle était renversée, sans personnes, si ce n'est des cadavres l'entourant.. Étant bien aux faits de ce qui se passe grâce à une missive, nous avons pris l'initiative de brûler et repousser toute personne l'approchant. - LAISSEZ-NOUS MANGER ! ON CRÈVE DE FAIM ICI !! - Vous avez une idée de l'origine même de ces grains ? - Aucune. Nous cherchons encore, pour tout vous dire.. Mais nous pouvons vous assister. Cela vient d'ici, sans nul doute, mais vous pourrez peut-être trouver des réponses en questionnant les mendiants. Ils étaient là avant nous, après tout.. » Et les conseils avisés de l'Officier en charge furent respectés. En effet, nos voyageurs se mirent en tête de convaincre les mendiants de leur parler. Certains n'avaient visiblement.. pas les méthodes adéquates, alors que les miliciens se séparaient pour certains afin de retourner à leurs recherches. L'Officier lui aussi, quittant les lieux pour laisser à nos aventuriers le loisir d'interroger les pauvres qui n'avaient pas grande ambition à leur dévoiler la possible source du mal. Leur présence n'était visiblement pas appréciée et les pauvres étaient en mesure de leur faire savoir, jusqu'à même les dépouiller de quelques pièces pour certains et les laissant ainsi sans guère plus d'indice au milieu des champs dévastés qui les prenaient en tenaille. Ils furent ainsi dans l'obligation de rejoindre la route, s'évertuant à coeur perdu à trouver les réponses à leurs multiples questions quant à l'origine du mal sévissant en leurs terres. Ainsi, ils décidèrent de scinder le groupe en deux, frappant chacun leur tour à chacune des portes des fermes dans l'optique de trouver de premiers éléments pouvant potentiellement les mener jusqu'au mal seulement.. la méthode employée était longue et éprouvante, l'hémorragie continuant à se déchirer à mesure que le temps passait ce qui avait pour don de réveiller les nerfs de certains qui, dans un excès de confiance et abus total ne trouvèrent d'autres solutions que de malmener un pauvre fermier qui n'avait rien demandé de plus que la paix en ses maigres récoltes. Le Paladin fut rapidement réprimé, ses actions réparées à un maxima une nouvelle fois par un Chevalier venant tout juste de rejoindre la troupe, le Chevalier Keats. Sa main bien trop leste avait don de tromper ses blagues moqueuses sur les écarlates, lui qui agissait d'une façon parallèle à ceux qu'il critiquait tant. Sa méthode ne paya pas. Celle du Chevalier Keats, en revanche lui permis d'avoir une once de direction.. leurrée par la méconnaissance de ce dernier quant aux directions. Seulement, grand bien leur fasse tant un des mendiants déjà rencontré sur la route leur permis de retrouver le droit chemin non sans quelques pièces une nouvelle fois demandées. Une destination claire et cette fois-ci correcte en tête, il ne restait plus qu'à se regrouper pour nos aventuriers afin de prendre la route de manière plus sereine maintenant que la ferme qui pouvait leur apporter tant de réponses était à portée de vue. Et la marche était pour le moins calme, les nerfs étaient mis à rude épreuve et l'animosité semblait prendre place au sein du groupe qui se laissaient pour certains porter par de vieilles émotions bien trop négatives, ayant déjà porté un Royaume plus bas que terre. La ferme au loin n'était plus qu'à quelques pas, laissant le groupe entrevoir une fermière semble-t'il toute innocente ainsi que des miliciens la questionnant. Seulement, à l'approche de nos aventuriers une animosité exceptionnelle se dégagea de la fermière, celle-ci se retournant contre la troupe ecclésiaste dans un mouvement similaire à celui des miliciens qui, sans attendre, portèrent leur arme en leur direction. Des crissement d'acier, des hurlements combatifs réveillant la présence démoniaque d'une succube habitant le dôme de la maison qui s'empressa d'assouvir sa domination sur les quelques miliciens encore lucides restant afin de retourner les forces combatives et ainsi gagner du terrain.. C'était sans compter sur la puissance radieuse et lumineuse du groupe qui, pris au dépourvu n'eut d'autre choix que de souder leurs liens afin de faire front à la menace qui n'avait à première vue pas grand sens. Et alors que ceux-ci semblaient reprendre l'avantage face au démon, c'est, traînant les pieds, qu'un non-mort arborant un tabard de la Banshee fit son apparition aux côtés de la démoniaque créature. Il lui ordonna moins de leste, ses doigts s'animant en direction du groupe pour leur imposer son pouvoir démoniaque du fel.. Le groupe était ainsi pris entre de multiples feux, celui des miliciens visiblement hagards et dénués de volonté ainsi que celui des engeances Réprouvés qui avaient visiblement connaissance des forces et faiblesses de ses adversaires.. ce que n'avaient pas pris en compte nombreux des Chevaliers faisant face, sauf un unique - peut-être. Ainsi, le Chevalier Keats n'eut d'autres ambitions que de pousser ce qui aurait pu la gêner, s'efforçant de pénétrer la maison pour faire front au démoniste. Dans une longue joute dansante, elle lui porta un premier coup vital, le laissant gravement blessé sur le côté. Seulement, non-mort de son état il semblait toujours réagir et, il n'eut d'autres ambitions que d'essayer d'aspirer la vitalité d'une tierce personne pour regagner en vigueur.. Sans compter la vigilance du Chevalier Keats qui lui porta un dernier coup fatal. Un portail s'ouvrit ainsi, laissant l'engeance happée dans une dimension tierce du néant distordu, les miliciens sous sa domination s'écroulant lourdement au sol dans un soupir d'aise mais tout autant confus. Les Chevaliers et Écuyers semblaient exténués, de part le combat qu'ils venaient de surmonter mais tout aussi psychologiquement puisque longuement malmenés par ce qu'ils venaient d'affronter. Dans le même temps, une faible troupe semblait avoir pris le chemin des Marches pour rattraper le groupe. Sahar, menant quelques uns des Sergent d'armes à cheval cherchait à retrouver la trace de ses compagnons qui de toute évidence allait avoir besoin d'aide. Elle arriva cependant trop tard, faisant halte face à la bâtisse devant lequel logeaient plusieurs blessés qui devaient être évacués vers Hurlevent afin d'obtenir des soins plus approfondis. C'est à cet instant précis qu'une déflagration arcanique secoua la terre, laissant apparaître une figure encapuchonnée qui dardait le terrain du regard. Elle imposait le respect par sa présence et, en un coup de bâton calma avec force les nerfs tendus de nos voyageurs qui s'apprêtaient déjà à un nouveau combat. Un dôme arcanique se forma en un coup de son bâton, répulsant toute personne au sol et les clouant sur ce dernier l'espace de quelques secondes.. quelques secondes suffisantes pour s'exprimer : « Bonsoir, voyageurs.. Il est inutile d'éprouver tant d'hostilité à mon égard. Je ne suis que messagère, et je crains qu'en ces temps vous ne nécessitez mon aide immédiate. Avez-vous lu la lettre que je vous ai fait mandé ? Me voilà déçu de votre nonchalance quant à mes bières offertes... Vous rappelez-vous du contenu de ma lettre -... oh, je crains ne devoir vous le rappeler. Jeunes voyageurs, suivez la flèche prônant au-dessus de l'Épée des Rois ayant résidé tant d'années au sein des terres gelées... Car Elle seule saura vous guider vers les songes qui rongent vos pensées. » D'une seconde déflagration, celle-ci disparu aussi vite qu'elle eut le temps de poser le pied face au groupe. Ceux-ci avaient à peine eut le temps d'assimiler ce qu'il s'était passé, de se relever que dans une déflagration similaire, elle avait quitté les lieux pour les laisser une nouvelle fois à leurs songes. Sahar, étant encore saine d'esprit et sans blessures s'empressa de prendre ainsi le commandement à titre temporaire, regroupant les blessés dans une seule et même charrette tirée par un cheval de trait et ordonnant leur évacuation le temps pour elle de brûler les fermes et moulins à grains qui étaient cause de nombreux mots pour nos aventuriers. Le groupe trouva ainsi refuge dans la garnison du Ruisseau de l'Ouest pour se repaître en nombre de leurs blessures, Hurlevent étant encore trop loin pour qu'ils aient le temps de rejoindre la Capitale. Ils profitèrent ainsi du calme de la forteresse pour récupérer de leurs blessures.. pour certains. Car à l'aube et ce, malgré l'utilisation de la Lumière, deux d'entre eux trouveront la mort. Le Paladin Thaelion, ainsi que l'écuyer du Haut Maître Sinders, Thorbjorn avaient trouvé la mort durant la nuit. Quant à l'écuyère Lortna, elle avait vraisemblablement disparu, ne laissant plus que Keats et Sahar pour rejoindre et informer le Grand Maître, en possession des lettres et parchemins nécessaires à la suite de leur enquête.. Ainsi à l'aube du lendemain, seulement deux personnes ont pu se présenter au Grand Maître. Sahar, et le Chevalier Keats s'empressant de dévoiler la nature des problèmes rencontrés dans les Marches de l'Ouest. Bien aux faits de l'urgence, celles-ci avaient vraisemblablement quittées la garnison plus tôt que les autres, avant même de découvrir leur macabre mort d'une infection étrange et particulière. Les corps n'ayant pas été étudiés, le reste du groupe n'avait donc pas plus d'informations à ce sujet et transmis ainsi mot-pour-mot ce qu'ils avaient vu et combattus ainsi que la lettre toujours conservée cette fois reprise par les Sergents d'armes. Le Grand Maître s'éclipsa ainsi, emmenant avec lui les songes partagés par ses Hommes pour les mener au Conseil qui les chapardait. Ce n'est qu'après plusieurs jours d'études qu'un chapitre fut ouvert au sein des catacombes usuelles du Cénacle résidant au sein de la Cathédrale, introduisant non-seulement la Stromgardienne Ström, mais aussi les réponses aux questions. En effet, il fallait pour nos aventuriers présents par dizaine en comptant le reste de l'Ordre définir la prochaine destination à l'aide des indices récoltées. Le restant de groupe ne semblait pas comprendre, et à juste titre puisque peu d'éléments étaient en leur possession, seulement.. aidés par l'Évêque Neheri, ceux-ci purent trouver une solution commune à leurs maux. Peut-être que celle-ci ne donnerait rien mais ; en l'absence de plus d'informations, il fallait essayer. « Moi, Neheri, déclare donc ce chapitre ouvert. Je demande ainsi à tous d'accueillir le Paladin Ström comme il se doit, avant que nous entamions le sujet de ce chapitre. A ce sujet, il concernera les récentes investigations menées par vos soins. » La Paladin fut ainsi accueillie en accord avec les coutumes communes de l'Ordre avant que la discussion ne se recentre, chapeautée par la présence sage de l'Évêque qui se fait relativement rare ces dernier temps. Ce n'est qu'après de longues minutes de débats qu'il en conclus, lui qui connaissait visiblement déjà la réponse. Le vieux sage semblait avoir plus que de raison l'envie de tester la réflexion de ses sujets multiples, s'exprimant ainsi à leur égard ; « Mes enfants. L'Épée des Rois n'est autre que Deuillegivre, aujourd'hui brisée. La flèche, elle, indique une direction à suivre - il convient de se rappeler où résidait l'Épée originellement.. au Norfendre. Cette femme, bien que je ne lui accorde aucune confiance semble vouloir vous mener dans les terres gelées une fois de plus. C'est une métaphore. Une image, si vous préférez. Ma foi me convainc de vous demander d'y reposer le pieds, allez chercher à comprendre ce qu'il s'y trame.. De plus, voilà bien longtemps que nous avons abandonné ces terres à nouveau. Des nouvelles du Donjon de la Bravoure ne serait de refus pour personne. Ce voyage ne sera jamais vain, mais, prenez garde... Les terres du Norfendre sont trompeuses, et il y a longtemps que la mort y a établi son bastion. » Sur cette dernière parole, l'Évêque ferma le chapitre. Une fois sa décision précise, celui-ci ne laissait visiblement plus grande place à la discussion, il était ainsi et nos saints guerriers ne pouvaient agir autrement. Le Grand Maître s'empressa ainsi de faire mander un navire de l'Alliance avec difficulté au profit de l'Église, celui-ci étant commandé par hommes d'armes du Roy Wrynn. Le Grand Maître Vicelame quant à lui prépara son plan d'invasion à minime échelle, les forces de l'Église étant encore très faibles. Il lui fallait l'aide d'un Archimage du Kirin Tor et de ses hommes, au moins pour assurer les renforts depuis la Capitale en toute circonstance..
  2. Chapitre I ; Une découverte macabre La nuit commence à tomber sur la somptueuse cité de Hurlevent. Les commerces se ferment, habitants et habitantes s'en retournant à leurs maisons afin d'y préparer à manger et profiter du peu de temps libre que leur offre leur vie de serf. Les tavernes, elles, restent ouvertes, et notamment à la vieille ville, habitée par les plus pauvres de la cité royale. C'est dans l'une de ces mêmes tavernes festives, que plusieurs clients et habitués du comptoir furent trahis non pas par leur tenancier préféré, mais par leur boisson et nourriture tant chérie. Même boisson infusée d'une étrange toxine, desséchant leur palais à une vitesse folle, les laissant toucher le sol inanimé plus vite qu'ils ne l'espéraient, cette fois-ci sans plus d'effort du coeur. Quant aux autres clients, ils ont le réflexe immédiat de relâcher boissons et nourritures pour crier au loup, ou plutôt, à la garde. Le tenancier lui, s'empressera d'aller voir ce qui se passait en cuisine, visiblement source des maux de cette boucherie, mais.. ce n'est là qu'une triste découverte qui s'offrira à ses yeux, son employé, mort de sa propre cuisine. Situation qui affolera sans nul doute la garde, définissant d'ors et déjà une zone sous scellé avec une interdiction de passage. Scène compliquée tant il faut garder le secret pour ne pas affoler les habitants, que contenir fermement la foule s'agglutinant à l'intérieur même de la taverne cloisonnée par des murs épais en pierre. Sans perdre un instant c'est leur représentant, le Capitaine Dorn qui entrera pour enquêter sur le mal ayant frappé le commerce du quartier et découvrant avec stupeur une accélération de la décomposition des cadavres disposés au sein du hall de la taverne. Il en fallut de peu pour qu'elle prenne les jambes à son cou, accourant à l'entrée de la Cathédrale avec de nouvelles sinistre et requérant la présence des membres du Saint Clergé tandis que les fusiliers hurleventois s'alignaient derrière le rempart de boucliers, prêts à soutenir leurs camarades d'un tir correcteur et salvateur ; « Laissez-nous sortir ! Vous n'avez pas le droit de nous laisser mourir ici ! On n'est responsables de rien ! - J'ai rien bu, j'ai rien touché, j'suis responsable de rien laissez-moi sortir au moins ! - Par ordre de la Garde, vous êtes tous consignés à rester dans ce hall ! Il en va de votre sécurité, et de celle de la population Hurleventoise ! Ne nous obligez pas à faire usage de la force, la résistance sera matée ! » Et par honneur, ils tiendraient. Autant que se peu et pour leur patrie, ils tiendraient avec conviction ceux qui n'étaient plus que des sauvages potentiellement infectés à leurs yeux, perdant tout once d'humanité tant la peur semble se raviver en eux comme un écho de la troisième guerre. Relier la place de la Cathédrale à la Vieille Ville n'était pas chose aisée, et la cité était grande. Nos compagnons d'armes, sous les ordres du Grand Maître Vicelame, et menés par le Chevalier Lestrange devront ainsi se hâter si ils souhaitaient découvrir ce qui semblait ronger l'esprit de notre jeune Capitaine d'infanterie, accompagnés de la soeur Engton, de l'écuyère Lortna et écuyer Bjorn. Pour une fois, ils seraient aidés par les chemins désertés par les habitants, ne laissant que quelques voleurs poursuivis par la Garde traverser au plus loin de leur champs périphérique visuel, les menant avec certitude aux portes agitées de la taverne. Ce n'est qu'en arrivant à ces dernières qu'ils firent accueillis par un représentant de l'Église lui aussi. Il s'introduisit, exposant le problème aux divers compagnons d'armes à propos de la situation jugée elle-même gravissime. D'un jeu de question-réponse, il leur expliqua la provenance du problème selon lui, ses doutes, mais aussi ses craintes au sujet de ce qu'il qualifiait de peste. « Je ne saisi point l'origine de ces maux. Voilà qui ressemble à une utilisation bien étrange des toxines, ressemblant fortement à un empoisonnement de masse, mais... Quelque chose cloche. Il y a une odeur insupportable, et les cadavres semblent se détériorer bien plus rapidement qu'ils ne le devraient, comme si leur sang fondait leur peau à travers les pores. Cela ressemble très fortement aux maux qui ont touchés nos terres du Nord, mais seulement.. Il n'y a point de réanimation, cette fois. Aucun vecteur ni lien nécrotique n'est relié à la toxine, alors..? Enfin. J'ose à supposer que vous souhaitez entrer et vérifier par vous-même. Passez devant. » C'est en s'enfonçant au sein de la taverne que nos compagnons se rendirent compte de la gravité situationnelle. Une odeur nauséabonde et nauséeuse se transmettait dans l'air, filant jusqu'à leurs narines, une odeur de mort putréfié et déjà rongé par les vers et les nombreux rats peuplant la vieille ville. Sans hésitation, le Chevalier Lestrange déchira son tabard en lambeaux afin d'en faire des masques improvisés, bien que cela semblait avoir peu d'effets, en tout cas, moins qu'escompté face à l'odeur horrible se dégageant des macchabées. Deux d'entre eux, le Chevalier Lestrange et l'écuyer Bjorn descendirent dans la cave pour en inspecter les provisions, quant aux autres, ils semblaient questionner les clients habitués se morfondant sur leur situation actuelle visiblement invivable. Mais... la situation était déjà trop dure pour certains, dont une cliente, prise de folie ne put s'empêcher à s'essayer de passer outre le barrage de boucliers de sa petite taille.. malheureusement et funestement sanctionnée par le tir inquisiteur d'un fusilier, éclatant sa boîte crânienne à peine le barrage dépassé, déconcentrant nos compagnons sur l'espace d'un instant quant à la brutalité de l'acte. Mais, ils avaient bien plus important à gérer. D'une part, l'écuyère Lortna ayant la mauvaise idée de mettre en contact sa peau avec la source du mal, de l'autre le Chevalier et l'écuyer découvrant les funestes grains infestés comme aux heures les plus sombres de Lordaeron. Les écuyers avaient de toute évidence les membres trop baladeurs, et il s'en fallut de peu pour que ceux-ci soient attaqués une nouvelle fois l'une par la douleur provoquée par le liquide, l'autre par un rat visiblement dérangé par la présence humaine et intempestive de l'écuyer. Seulement, découvrir la source des maux de la taverne était une chose.. mais il fallait désormais pour nos compagnons découvrir la source même de ces grains. La soeur Engton, brillant par son intelligence n'eut d'autre idée à cet instant que de consulter le registre tenu par le tavernier acceptant sans broncher. De toute évidence, sa taverne prendrait un sale coup commercial si la source n'était pas rapidement retrouvée, et éliminée. C'est ainsi qu'elle découvrit une provenance pour le moins originale, la Marche de l'Ouest, originale oui, puisque les terres sont le moins propice à la récolte. L'information en mains, ils devaient ainsi prendre une décision ; que faire des cadavres ? Mais surtout, que faire des clients n'ayant pas encore contractés les premiers symptômes ? Suite à quelques minutes de réflexion, ils décidèrent d'épargner la vie des clients malgré les risques, brûlant les cadavres après avoir été empilés afin d'éviter tout risque d'infection supérieur. Ils devaient maintenant rejoindre la Cathédrale pour y faire leur rapport et informer l'Église d'un mal rongeant de nouveau ces terres. Grâce aux mesures prises par la Garde, la première cargaison fut stoppée à temps dans cette taverne, les compagnons gagnant ainsi la première manche de leur course-contre-la-montre. Informant le Grand Maître Vicelame, celui-ci décida d'envoyer cette même expédition dans la Marche de l'Ouest, se préparant à l'aides de provisions, d'armes, ou d'armures pour certains. Il fallait de toute évidence ne pas y aller les mains vides. Ce n'est seulement qu'à leur départ que trois sons de cloches viendront à retentir, trois sons indiquant aux trois Conseillers de la Cathédrale d'ouvrir un chapitre au plus tôt au sujet des derniers événements. Les rues parcourues par nos compagnons étant d'autant plus désertes. Entre-temps, la population était plus à même de dormir, bercés par les sons de la nuit, ne laissant plus que le monde sous-terrain criminel à ses oeuvres sur les routes de la Capitale partagées par les quelques gardes en faction. Aux bords des chemins menant à la sortie de la cité royale, de nombreuses et sombres maisons absentes de toute lumière n'accueillant que de pauvres âmes inconscientes des enjeux, endormis. Nos compagnons ne se connaissait pas beaucoup, mais ils allaient devoir apprendre à se connaître face aux dangers nocturnes d'Elwynn se transformant en un repère de bandits tant elle semble vaste. Les écuyers se virent interdits de monter à cheval. De toute façon, il y a fort à parier que les deux jeunes humains n'avaient aucune idée de leur fonctionnement concret et, au lieu de ça, durent accompagner la prêtresse et le Chevalier.. à pied. Il en fallut ainsi de peu pour que l'écuyer Bjorn, légèrement distrait, soit distancé de quelques mètres par les premiers protagonistes se pensant probablement en sécurité malgré l'absence de soldats sur les sentiers. Situation qui profita à une bandit pour brandir sa dague face à ce dernier et réclamer sa bourse et ses bijoux, malheureusement pour elle, l'assiduité du Chevalier lui vaudra de retrouver son visage éclaté par le Chevalier avant qu'elle ne puisse armer un coup sur l'écuyer. Seulement, elle n'était pas seule et sa soeur rôdait dans le coin, cherchant à la tirer des griffes judiciaires des différents compagnons. Quant à son fils, effrayé par l'écuyer il se vit faire demi tour en courant jusqu'à son camp, criant au loup et au nom de son père.. Ce qui mit la puce à l'oreille du groupe, préférant quitter les lieux avant que d'autres ne rappliquent. C'est en marchant qu'ils se mirent à réfléchir de nouveau à la présence de ces grains et de leurs agissements.. mais la lumière d'une auberge, celle du Comté de l'Or et ce après de longues minutes de marche coupa court à leur conversation. Ils profitèrent ainsi de l'auberge pour faire un arrêt et se rassasier pour la nuit. Seulement, deux événements vinrent perturber le groupe. D'une part, l'arrivée de la soeur Zahar en retard qui amena de légères tensions entre deux protagonistes, mais surtout l'arrivée d'un plateau de cinq bières offertes par le tavernier de la part même d'une certaine « Elle » ; « Eh voilà pour vous mes braves ! Cinq bières offertes, c'est de la part de Elle. - Comment ça, Elle ? C'est qui, Elle ? - J'sais pas, elle m'a dit qu'vous comprendriez. - Personne ne touche à ces bières, je reviens. s'exprima le Chevalier Lestrange en dernier, avant prendre les marches accompagné du tavernier. » Le Chevalier aux nerfs douteux demanda à inspecter de nouveau la cave du tenancier, celui-ci lui refusant avec fermeté cette fois-ci. Visiblement, ses allers-retours semblaient perturber son commerce et il n'était pas du genre à le laisser continuer agir de la sorte, ni à perturber la cuisine et la remise une fois de plus. De fait, il se plaça face à la porte d'un air déterminé.. avant d'être poussé sur le côté. Le Chevalier ouvrit ainsi la porte pour tomber face à la masse de muscle et de graisses, le remisard visiblement lui aussi peu enclin à laisser le Chevalier déranger une fois encore. Cependant, il sera malheureusement lui aussi écarté et, malgré sa force, se refusera à engager toute action hostile face à des représentants de l'Église. Cependant, ce ne sera pas sans insultes qu'il descendra pour inspecter de nouveau la cave.. et remonter, bredouille, tandis que l'écuyer Bjorn semblait subir la fureur du tavernier lui jetant au visage diverses objets, entre autre des pintes et des cuillères. « Bon, cassez-vous ! Cassez-vous sans déconner j'vous défonce ! Vous vous tirez ou je vous caillasse la tête ! - C'est la dernière fois que tu me jettes une pinte au visage, entends-le, la dernière fois. - Est-ce que vous pouvez vous barrer maintenant ?! » Cette danse d'objets au milieu de la taverne ne semblait pas amuser le Chevalier et pour cause, une fois le remisard neutralisé au sein de la cave d'un coup de pied salvateur entre les jambes envoyé par l'écuyère Lortna en reconnaissance des insultes multiples à son égard, celui-ci ne se gêna pas pour encastrer dans le poing dans le visage du tavernier qui tombera comme une masse contre le parquet de son auberge. Il regarda ensuite le remisard, lui intimant ; « Nous resterons dormir ici pour la nuit. Et nous repartirons au matin. - Non mais vous surchauffez pas un peu du citron non ?! Vous voulez que je vous dégage la nuque à la serpette ?!! Il m'aura fait chier jusqu'au bout celui-là ! » Il ne prit pas la peine de répondre. Mais, c'était heureusement sans compter la présence des deux soeurs visiblement enclines à aider le remisard, rassurant celui-ci de leurs mots tout en pansant les plaies du tavernier ayant visiblement subit la colère du Chevalier aux nerfs. C'est sur cette note que, dans les hurlements animaux de la nuit les compagnons finirent enfin par se coucher visiblement tous épuisés autant moralement que physiquement de la soirée passée. Mais la Mort, Elle, la mort n'avait pas finie de jouer avec leurs nerfs. Loin de là. Et elle les mènera dans les contrées les plus froides, et les plus défiantes de cette terre. Elle craquera le sol de leur parquet, y déposant un doux message pour leur réveil. Elle. Elle était là, et elle comptait accompagner nos voyageurs jusqu'au bout de leur périple.
  3. Chapitre I ; Prologue Les prémices fondateurs de l'Ordre Le jour se lève sur Hurlevent tandis que la nouvelle se propage parmi les crieurs publics, s'empressant d'envahir les rues pour annoncer l'effroyable nouvelle. L'arbre de Teldrassil ainsi que la majorité de ses terres viennent de tomber, brûlés, par la perfide et mesquine Sylvanas Coursevent, chef de la Horde. Pire qu'une trahison, l'Alliance ne se doutant pas un seul instant de son attaque anticipée motivée par son inquiétude au sujet de l'azérite récupérée par l'Alliance et stockée en son sein. Et cette annonce, tout comme le vent, semble parcourir les rues commençant à se remplir avec abondance et voyager jusqu'aux oreilles des Évêques mais aussi du Roi Wrynn, qui, attristé, s'énonça à ses sujets : « Toute ma vie, j'ai prié pour la paix en Azeroth. Mais tant que Sylvanas dirigera la Horde, ce rêve ne pourra devenir réalité. En commettant pareille atrocité, elle pense nous accabler. Briser notre unité. Mais je vous le jure... L'Alliance le supportera... et le règne insidieux de la reine Banshee sera terminé. » - Roi Wrynn Cet acte des plus odieux non seulement mis en oeuvre par la Horde mais surtout par la Dame Noire Coursevent a été mis en oeuvre sans déclaration de guerre mais au lieu de ça, un coup salvateur sur la Capitale et maison des Elfes de la nuit sonnant comme premier acte lâche d'une longue liste perpétré par Coursevent et ses sbires lors de cette guerre qui ne fait que reprendre. La réaction ecclésiastique ne se fit pas atteindre et, les Évêques à l'entente ainsi qu'à la vue de l'arrivée de nombreux réfugiés darnassiens et gilnéens n'eurent d'autres choix que de les accueillir dans le sanctuaire de la Lumière humain, la Cathédrale, afin de subvenir à leurs premiers besoins notamment en matière de soins, puis d'abris. Ceci créa le premier schisme de la Main d'Argent avec la Horde malgré leur implication des plus fidèles durant les événements passés et la noblesse démontrée des chevaliers de sang prouvée par Liadrin elle-même. De fait, la Main fut remobilisée à l'encontre de cette même Horde à des allures toutes aussi nocives de seconde guerre. « La Horde pacifiée que nous avions rendu et connu n'est plus. Son chef n'est malheureusement à ce jour plus qu'une entité corrompue, irraisonnable et damnée. Elle n'a désormais plus sa place au sein de la Main, son existence même trahissant tous les préceptes que nous avons tous juré de défendre pour la Lumière. Les forces de la Main doivent être remobilisées à son encontre comme autrefois, si nous souhaitons un jour entrevoir de nouveau la paix que nous connaissions il y a encore de ça trente années. Chevaliers, que la Lumière guide vos pas cette fois-ci guerriers. Oeuvrez pour la paix en Azeroth. » - Évêque Neheri, s'exprimant pour le Conseil des Évêques. C'est ainsi que dans une ambition de reconquête et de paix finale, le Roi Wrynn mena de nouvelles troupes jusqu'aux Maleterres de l'Ouest autrefois titrées Lordaeron, fendant une brèche dans les défenses de la Horde jusqu'aux portes de l'ancienne Capitale de l'Alliance et Royaume ami de Hurlevent, Capital City. Le Roi Wrynn, surprenant ses pairs et agissant comme l'archétype d'un chef des plus charismatique inspira ses troupes à l'aide de sa divine Lumière et son courage implacable tout en brisant toute opposition sur le champs de bataille. Accompagnant ses légions jusque dans la salle de trône, il en fallut de peu pour que les anciennes terres désormais maudites retournent à leurs vrais propriétaires, les humains de Lordaeron. Sylvanas, en tentant de piéger le Roi et ses sujets démontra une fois de plus sa dangerosité et folie en répandant la nouvelle peste des entrailles de la Fossoyeuse au clocher du donjon Lordaeronnais. La nouvelle n'eut pas besoin de beaucoup de temps pour parvenir aux oreilles du Conseil, apprenant avec stupéfaction l'utilisation barbare, grotesque et hautement hérétique de cette nouvelle peste sur ces terres ayant déjà trop souffert. Du fait des récents événements, l'Alliance était affaiblie tout autant que la Horde s'étant séparés de nombreux soldats afin de combattre la Légion, et il en était malheureusement de même pour l'Église humaine qui se trouva affaiblie de l'utilisation nombreuse de ses ressources dans les précédentes guerres. Face à la nouvelle menace, le Conseil se devait de réagir avec vitesse et efficacité devant ce qui pourrait se transformer en un second fléau. Sylvanas était de toute évidence devenue tout ce qu'elle haïssait à l'origine, semblant avoir perdu toute raison et oubliant ceux qui étaient autrefois les siens. Le Conseil, toujours bouleversé par la nouvelle, débattu de longues heures durant suivant celle-ci. « - Il nous faut impérativement-.. ! - Nous ne pouvons pas laisser la Hor-.. ! - Assez ! < D'une réaction nerveuse, la main frappant la table. > Mes frères, voilà des heures que nous déblatérons à n'en plus finir. Nous sommes déjà assez aux faits des problèmes de cette Église, de la Main et de l'Alliance ou même de ce que pourrait causer la Horde. Si il nous faut une solution, alors nous reformerons un Ordre afin d'instruire les nouvelles générations. De toute évidence, nous avons besoin de nouveaux Hommes de foi, en mesure de se battre pour la Lumière. C'est là notre seul espoir de revoir la paix dans ce monde, comme elle était présente il y a de ça des années ! s'exprima l'Évêque Neheri. - Reformer le Collège ? Et avec qui à sa tête, mon frère ? Y avez-vous songé ? demanda Leander. - Pas reformer le Collège. Créer le Cénacle. Bien que nous ayons besoin d'Hommes, nous ne pouvons pas nous permettre de recruter tout et n'importe qui. Cette institution doit être un cercle fermé, composé de valeureux en mesure de rejoindre la Main, et d'être à sa hauteur comme autrefois. Je propose, à sa tête, l'ancien Haut Maître Vicelame. rétorqua ainsi Hylan, le troisième maillon du Conseil. - Soit. Alors qu'il en soit ainsi. Que l'on me trouve ce Haut Maître Vicelame. termina Neheri. » Les Conseillers rouvrirent la porte de leur salle, terminant leur chapitre après une longue nuit interminable au plus grand étonnement des gardiens de la porte. Peut-être la fatigue et le sommeil avaient-ils finis par trouver une solution à la place de nos Conseillers, quoiqu'il en soit, ils ne pouvaient désormais plus faire marche arrière, marquant ainsi la création et l'écriture d'une nouvelle page de l'histoire d'Azeroth et de son Royaume humain. Il était temps pour notre nouveau Grand Maître de s'armer de courage et de ténacité comme le requérait son enseignement. Le chemin dédié à la re-formation d'un Ordre depuis ses vestiges demande du temps, et de l'énergie. C'est ainsi que l'Ordre naquît des cendres de son prédécesseur.
  4. Bien après la défaite du Roi-Liche et l'endiguement du Fléau, les Paladins venus combattre en Norfendre se dispersèrent alors vers les deux principaux continents. Outre la Croisade d'Argent, les Paladins appartenant aux différents Ordres Neutres et de l'Alliance étaient beaucoup moins sollicités et organisés qu'autrefois, en effet, la trahison et la mort de l’Archevêque Benedictus au profit d'Aile de mort n'a fait que rendre le Clergé de la Lumière pratiquement incontrôlable... Dans le but de remédier à cela, et d'accroître l'organisation des Paladins pour répandre la parole de la sainte Lumière en Azeroth, le Conseil des Évêques fut réunit au sein de la Cathédrale de Hurlevent, ces derniers se regroupèrent alors et discutèrent ainsi pendant des heures. Après moult épisodes de débats et de nuits blanches, il en fût décidé qu'un nouvel Ordre Sacré devait être crée, une nouvelle Aile pour l'Eglise : Le collège Sacré de Hurlevent, censé former des Paladins et les encadrer pour exercer leurs fonctions en Azeroth : Ceux là doivent fonctionner en binôme, un Maître-Paladin et un novice, voyageant ensemble à travers les régions de notre monde, ils ne devront également attaquer qu'en dernier recours, en effet, les Évêques décidèrent également de garder une certaine neutralité auprès de toutes les factions existantes. Ces derniers recoururent également à la décision de nommer le Paladin Galdros en tête du Collège Sacré, jugeant que son expérience passée était assez importante pour en prendre le commandement. L’Évêque Neheri, initiateur du projet et maître à penser d'une Eglise plus libérale s’exclama alors : « Puisse le Collège Sacré nous aider à répandre la paix et la sérénité auprès de nos adeptes et des non-croyants...Et puisse t'il servir de rempart face aux forces Ténébreuses hostiles qui empestent ce monde. - Évêque Neheri » En révolutionnant ainsi l'Eglise, les Évêques de la Lumière espéraient optimiser l'action des prêcheurs et des Paladins au sein des quatre coins d'Azeroth...Puisse la Lumière être avec eux. Seulement, après nombre combats et batailles contre les forces hostiles des Zandalaris, du Marteau du Crépuscule ou même des êtres impies vagabondant de ce monde beaucoup de ses héros tombèrent, dont ce qui était le Grand Maître d'antan Galdros Arryn. « Ci-gît le Grand-Maître Paladin Galdros Arryn. Défenseur acharné de la Sainte Lumière et de l'Humanité tout entière, Galdros a vécu et est mort dans le plus grand respect de ses enseignements. Il dirigea le Collège Sacré de Hurlevent avec l'espoir de transmettre l'héritage de la Main d'Argent à la nouvelle génération, et ainsi de faire perdurer l'esprit du Porteur de Lumière. Sa foi, ses exploits et sa bravoure sont un souvenir et un témoignage de sa volonté de rendre ce monde ainsi que son héritage en constante guerre meilleur. De sa Ténacité et de son sacrifice, Galdros Arryn a rendu hommage à tous les combattants désireux de défendre leur unique foyer. Par la grâce du Feu Divin, son âme et son inconditionnelle dévotion en la Lumière demeure encore en nous. Puisse son exemple se transmettre de générations en générations, et ne jamais tomber dans l'oubli. "Lumière, nous tournons vers toi notre regard à l’heure où disparaît ce visage qui nous est cher : Accorde-lui de te voir face à face et affermis notre espérance de le revoir auprès de toi, pour les siècles des siècles." » Après la mort du Grand Maître, nombre de ses suivants disparurent à l'instar de la Main d'Argent, désormais répandus dans les multiples confins d'Azeroth et dans ses nombreuses batailles. La flamme qui brillait autrefois et guidait son Ordre d'un gant de fer se consuma, ne laissant d'autres choix aux Évêques d'annoncer sa dissolution, l'espoir se réduisant parmi les fidèles face aux nouvelles menaces. Cependant, de part le retour de nombreux héros pensés disparus et grâce à leurs récents faits d'armes, la flamme se raviva de nouveau dans les coeurs des moult croyants peuplant Hurlevent. De part ce regain de confiance, le Conseil des Évêques se réunit une nouvelle fois dans un chapitre cette fois-ci d'autant plus ferme à l'éveil de ce qui semble être une nouvelle guerre entre l'Alliance et la Horde, mais sans obstacle d'une plus grande envergure pour se mettre entre les deux. La destruction de l'arbre de Teldrassil motiva d'autant plus le Conseil, cette fois-ci dans une optique purement guerrière de l'utilisation de la Lumière à l'instar de la seconde guerre. En outre, le Conseil des Évêques pris la décision de reformer un Ordre sous la tutelle de la Main d'Argent et de son Église qu'elle nomma « Le Cénacle Sacré de Hurlevent » considérés comme étant les directs héritiers du Collège Sacré de Hurlevent. Ces derniers recoururent à la décision de nommer l'ancien Haut-Maître Vicelame et compagnon du précédent Arryn afin d'en prendre les rênes et de mener l'institution ainsi que les troupes désormais entièrement vouées à l'Alliance, le cénacle évoluant alors parallèlement à l'ordre de la Main d'Argent et agissant de concert pour préparer, et accompagner les recrues de la nouvelle génération dans la vaste et Sainte guerre qui vient de débuter. Suivant la décision de l'Exarque Turalyon, les races de la Horde en fut bannis au plus grand plaisir de l'Évêque Hylan qui ne soutenait pas leur présence, laissant ainsi entre les mains du Haut-Maître d'antan Shalalvin les vestiges de l'ancien ordre ainsi que de jeunes initiés à former et préparer contre les forces de la Horde. « Puisse le Cénacle Sacré soutenir l'effort de nos troupes, que la Lumière guide ses pas dans les confins du Royaume contre les barbares de la Horde, l'aidant à récupérer nos terres d'Azeroth envahies depuis bien trop longtemps. - Evêque Hylan » Comme dit précédemment, le Cénacle Sacré est une branche affiliée à L'Eglise de la Lumière, c'est un Ordre qui autrefois indépendant s'est rallié à la cause de l'Alliance tout comme l'Église comme choix de prédilection suite au début de la guerre. Comme l'indique son nom, il est établit au sein de la Cathédrale de la Lumière, à Hurlevent, toutefois ses membres passeront la majorité de leur temps à l'extérieur de la ville, au sein des différentes régions qui surplombent Azeroth. L'Ordre n'est pas fanatiquement contre les races de la Horde, puisque certaines (comme les Elfes de Sang) ont su prouver leur utilité et connaissance de la Lumière suite aux événements de la Légion Ardente, notamment Dame Liadrin lorsqu'elle était encore de la Main d'Argent. Cependant, elle doit faire face aux récents conflits et suivra instinctivement les pas de l'Église ainsi que de la Main considérée réformée. Ainsi, son affiliation pour l'Alliance-Indépendance est susceptible de changer tout comme la Main d'Argent. Le but de ce "Cénacle" sera de former des Paladins et de les guider dans leur apprentissage, mais également d'envoyer des adeptes de la Lumière pour venir en aide aux populations, tenter de résoudre un conflit entre deux camps dans la paix, ou bien rendre Justice lorsque les méfaits commis par l'accusé sont bien trop graves aux yeux de la majorité : En bref, le Cénacle Sacré tentera d'imposer sa présence un peu partout en Azeroth, comme le Collège d'antan en tant que représentants de l'Église et de la Lumière, suivant les préceptes de ceux-ci. En outre, le Cénacle Sacré n'hésitera pas à envoyer des espions et à se mêler de certaines affaires pour s'assurer qu'aucune menace ne pèse sur des innocents. Mais au-delà et avec les derniers changements, l'Ordre s'est engagé auprès de la Main et de l'Église comme un belligérant contre la Horde avec l'Alliance et suivra ainsi les recommandations du Conseil de l'Église, son affiliation pouvant ainsi changer de l'Alliance à l'Indépendance et vice-versa comme précedemment cité. La progression se compose d'un système de binôme Paladin / Écuyer. Chaque nouvel apprenti souhaitant entrer dans l'ordre se verra confier à un paladin aguerri comme un précepteur pendant un certain temps, ce qui permet d'avoir une vraie ascendance du RP. Il commence alors comme écuyer, il apprend les rudiments nécessaires afin d'aspirer au titre de Paladin avec son maître durant un certain temps ( Ce qui permettra de forger une certaine amitié avec son précepteur), puis lorsque le Maître juge son élève comme étant prêt il le soumet à une série d'épreuves et le présente devant le Haut-Conseil de l'Ordre. Après l'accord du Conseil, le nouveau Paladin se voit "adouber" et gratifier du titre de Paladin, ce dernier participera alors aux missions plus difficiles en compagnie de ses anciens précepteurs, et au fil du temps, ce jeune Paladin prendra de l’expérience et pourra enseigner à son tour à un jeune écuyer : Les nouveaux d'aujourd'hui sont les Héros de demain. Il y aura donc trois phases : La première phase d'apprentissage au coté d'un Maître, la seconde celle d'un véritable Paladin exerçant ses fonctions, et la troisième celle d'un Maître-Paladin épaulant un apprenti. Pour les plus expérimentés, ils pourront ensuite entrer dans le cercle fermé et diplomatique du Conseil décidant des futurs mouvements de l'Ordre. L'entrée est des plus simples, mais aussi des plus méritantes, il vous suffit de vous rendre à la Cathédrale de la Lumière ou de rencontrer un Maître Paladin de l'Ordre, vous passerez ensuite un entretient devant l'un des membres du Haut-Conseil, et il jugera s'il sera bon de vous intégrer dans l'Ordre ou non. Bien que qu'initialement neutre, le Saint-Cénacle n'accepte que les races de l'Alliance, cette limite est justifiée du fait qu'il est établi à Hurlevent et que la guerre contre la Horde exclue toute possibilité d'entrée tant que la position de la Main n'aura pas été officiellement définie. Il va de soit que la Foi en la Lumière ne doit pas être nulle pour ses membres. La guilde encourage les actes Roleplay initié en jeu mais si ils le souhaitent, les joueurs sont toujours libre de contacter un membre du Haut-Conseil par message privé. Les membres de cette sainte-organisation se montreront la plupart du temps bienveillants à l'égard des étrangers, après tout, leur but n'est que de répandre un peu de Bonté et de Bien dans ce monde corrompu selon les préceptes de la Lumière. En revanche, ils n'hésiteront pas à s'organiser contre une quelconque organisation si cette dernière se montre malveillante ou hostile envers des populations. En cas de besoin, le Haut-Conseil pourra prendre la sombre décision d'engager des mercenaires pour épauler quelques Paladins en difficulté dans une région d'Azeroth. Dans l'immédiat, le saint-ordre évite tout contact avec la Horde, porteurs de Lumière ou non. L'Ordre n'a pas vocation à agir comme intermédiaire dans les conflits internes de l'Église au sujet de leur présence dans les rangs de la Main et répond des ordres du Conseil des Évêques, gardant comme référent principal l'Évêque Neheri. Elle est aussi en mesure d'épauler la Main dans ses mission, en répondant directement à une demande d'un de ses dirigeants qu'elle soit tournée contre la Horde ou non. Il est à considérer dans l'instant que l'Ordre est avec l'Alliance contre la Horde jusqu'à mouvement contraire officiel de la Main ou de l'Église. La guilde du Cénacle suit la logique de vie d'antan définie par les Templiers au Moyen-Âge comme exemple de vie interne concernant son règlement, adapté au monde de Warcraft, la Lumière se rapprochant le plus de la religion chrétienne d'autrefois. Ainsi, elle définie huit fautes majeurs au sein de l'Ordre qui sont : La simonie. La violation du secret des chapitres. Le meurtre. La mutinerie. La lâcheté reconnue. L'hérésie. La trahison. Le larcin. De fait, ces fautes entraînent la sanction de premier niveau à savoir, la perte de la maison et donc l'exclusion définitive de l'ordre. Ce qui nous amène donc aux sanctions laissé à la disposition de l'ordre à l'encontre des âmes qui s'égarent en son sein portant honte sur l'Ordre : La perte de la maison. La perte de l'habit. Le retrait temporaire de l'habit. Deux jours de pénitence par semaine et la première semaine, trois jours. Deux jours de pénitence simple. Un jour de pénitence simple. Le répit, ou renvoi de l'affaire devant une instance supérieure. La paix, qui signifie acquittement ou pardon général. Par principe et, si un membre du saint-ordre vient à faire une faute, il est laissé libre au membre lui-même de corriger sa faute et ses frères d'arme sont encouragés à l'y aider. Dans le cas contraire, la délation est de mise non pas par mesquinerie mais par idée d'aider son prochain. Les auto-accusations sont elles aussi appréciées, prouvant la bonne foi du fautif cherchant à expier sa faute afin de continuer à suivre les préceptes de la Lumière et de l'Église. Évêques ( PNJ , Contrôlés par les GMs en HrP) : Les véritables piliers de l'Eglise de la Lumière, chaque Évêque dirige un fief en particulier, mais l’Évêque le plus important est celui dirigeant Hurlevent, certains disaient même que les pouvoirs de l’Archevêque Benedictus dansaient désespérément autour de lui. Grand Maître : Il participe aux séances du Haut-Conseil en compagnie des Hauts Maîtres, c'est lui qui prend la majorité des décisions, même s'il est sous les ordres indirects des Évêques. Hauts Maîtres : Les trois Hauts-Maîtres sont désignés par les Évêques pour assister le Grand-Maître, ils sont chargés de remplacer ce dernier lorsque celui-ci est absent lors d'un conseil, ces trois la doivent montrer l'exemple, leur connaissance en matière de Lumière doit être irréprochable. Maîtres Paladins : Les Paladins les plus vertueux et les plus aguerris que la Lumière ait connu, les Maîtres constituent l'élite des adeptes de la Lumière, ils se voient confier les missions les plus difficiles, et sont souvent accompagnés d'un apprenti-Paladin pour leur inculquer les bases du Paladinat. Paladins : La base du Cénacle Sacré, le titre de Paladin est obtenu après avoir réussit sa formation, les Paladins peuvent choisir de rester avec leurs Maîtres, ou de continuer à exercer leurs fonctions seuls, ils resteront toutefois sous les ordres de leurs supérieurs. Initié(e)s/Écuyers : La première marche de l'escalier, les initiés seront toujours confiés à un Maître, ils se verront apprendre les valeurs des Paladins ainsi que les aspects théoriques et pratiques de la Lumière, puis après un certain temps, ils pourront accéder au titre de Paladin. Prêtres : En dehors du cercle des Paladins, les prêtres ont pour mission de répandre la parole de la Sainte Lumière en compagnie de ces derniers, ils sont également mieux placés que les Paladins pour soigner des plaies, que ce soit par le sacré ou par le physique manuel. Protégé(e)s : Sont sous la protection de l'Eglise de la Lumière, même s'ils n'ont rien à voir avec la Lumière. Il s'agit souvent d’exilés ou d'amis de la Guilde. Voici pour la présentation générale de la guilde. Bien qu'elle puisse paraître énorme, elle reste encore sommaire pour le travail à effectuer derrière. Malheureusement, le lore de l'Église et de la Lumière possèdent encore énormément de vide que nous ne prétendons pas être en mesure de combler. Cependant, il est toujours apprécié et bien vu de débattre à son sujet et vous êtes encouragés à envoyer des messages privés aux dirigeants de la Guilde pour débattre de celle-ci. Le dernier vide en date concerne la Main d'Argent et la présence ou non continuelle des races de la Horde. Suivant la réaction de Turalyon suite à son retour et la présence exclusive des races de l'Alliance contre la Horde dans sa dernière apparition, nous partons donc du principe que la Main s'est de nouveau divisée mais comme indiqué, nous suivrons l'évolution en temps réel. Par ailleurs, la guilde n'a pas pour prétention d'être une suite du Collège Sacré de Hurlevent, elle l'est tout simplement. Galdros est toujours présent et plus ou moins intéressé par le lore de WoW, bien qu'il soit absent du serveur pour le moment il ne fait aucun doute selon moi qu'il finira par s'y représenter un jour et c'est pourquoi il aura toujours sa place ici et, en tant que GM si nécessaire. Ce ne serait que trop me répéter encore une fois, mais si vous avez une question, une interrogation ou même une critique (si tant est qu'elle est construite) ne pas hésiter à me MP sur @GothTrad en jeu (cf. Shalalvin) ou même sur Discord : GothTrad#4029 En parlant de Discord, voici le nôtre : https://discord.gg/nXZsVfm Merci pour la longue lecture. « L'Eglise de la Lumière doit trouver la force de faire face à toutes les entités hostiles de ce monde...Nous avons besoin de vous, plus que jamais...Beaucoup trop sont tentés par la voie des Ténèbres. - Évêque Neheri »
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