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Rodguez

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À propos de Rodguez

  • Date de naissance 28/07/1997

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  1. Update du 31/08/2019 : -Mise à jour Dreux point zero. (Le sujet initial a été édit) -Les Dreux recrutent, n'hésitez pas.
  2. Rodguez

    Héritage

    Nota bene : Le style est assez fouillis, j'ai essayé de montrer le manque d'expérience d’Élisa dans l'écriture de ses mémoires, espérons que ça reste assez agréable à lire !
  3. Update du 22/08/2019 : -Mise à jour de la fiche et des rumeurs suite à la campagne en Drustvar et de la reprise du domaine. -Grosse refonte à venir.
  4. Rodguez

    Héritage

    Tels ont toujours été les mots de feu mon père, Edmund Dreux. Consciencieux sur nos traditions, il m’a toujours indiqué que tout chef de famille se devait de rédiger au moins mensuellement ses mémoires, pour que chaque décision, chaque pensée puisse être transmise à la génération suivante. Il est donc de mon devoir à présent en tant qu’Héritière de clôturer les vôtres père, de raconter vos derniers instants, bien qu’ils n’aient pas été a la hauteur de votre personne. J’écris ces pages à peine une journée après les événements ayant permis la reprise du domaine familial et, encore peu habitué à l’écriture de mes mémoires vais tâcher d’être aussi bonne narratrice qu’a pu l’être mon paternel. La victoire au manoir Malvoie a signé la fin du Sabbat dans ses racines les plus profondes, Gorak Tul n’étant plus il était de mon devoir de remplir la promesse que j’ai pu faire à mes gens avant de partir à la reconquête de notre région celle de ne pas me présenter de nouveau face à eux sans être totalement victorieuse. Mes faits d'armes, bien qu'assez minimes, couplé au courage de mes hommes et de mes officiers ont permis à la maison Dreux de se faire remarquer par les inquisiteurs et par notre Seigneur, permettant alors de faire valoir mes aspirations une fois le calme retombé sur notre région. Et c’est bien ce que j’ai fais lorsque j’en ai eu l’occasion. J’ai été mander l’aide des inquisiteurs en prévision de la reprise ce qui restait de mes terres, et fait venir le reste de mes forces encore stationner en Boralus. Il était clair que la bataille à venir n’allait pas être une partie de plaisir. Mais je savais que je pouvais compter sur le soutien de maître Robbins, de ma préceptrice Lilya de Veillepin et de messire Vergy pour m’épauler et me soulager des décisions militaires. Je dois bien me rendre à l’évidence, j’ai peut-être eu le courage (Ou l’inconscience ?) de prendre les armes contre le Sabbat, mais cela n’a pas fait de moi un stratège, je suis donc restée à ma place et j'ai attentivement écouté le rapport des premiers éclaireurs et l’avis de mes conseillers. Les discussions ont été assez longues, et l’expertise de Dame de Veillepin et de Messire Vergy a été décisive dans l’élaboration de notre approche. De mon côté, j’ai été représenter les intérêts de ma famille auprès des inquisiteurs et de Dame Malvoie pour obtenir des deux partis un soutien tactique et militaire indispensable. Chose qui se sera passé assez correctement, compte tenu de l’aide que j’ai pu apporter lors de notre éreintante campagne. Une fois la tactique d’approche fixée, le contingent auquel j’ai décidé de prendre part s’est lancée à la conquête des cols de Drustvar, pour établir un campement tactique aux portes des murs de mon domaine. Pendant des années, ces fortifications ont repoussé les assauts des yétis et des loups, c’est à présent la fureur insatiable des Drustvari qui sonne aux portes de ma maison. Lors de la perte de mon domaine, la porte d’entrée a été enfoncée par un des terribles colosses Drust, cette dernière n’a presque pas bougé d’un cil, gelée. Ce premier obstacle a été confiée à l’expertise du Maître ingénieur Robbins, une fois tombé, il sonnera le glas du sabbat dans cette partie de notre région. C’est au petit matin que l’assaut a été lancé, le bruit des explosifs de Robbins ont sonnés dans tout le col montagneux, alors que rapidement, la première charge, menée par mes soldats les plus expérimentés et messire Vergy traversait l’embouchure créée par la charge explosive. Rapidement rejoint par les inquisiteurs la bataille à l’extérieur de notre manoir s’est déroulée sans encombre. La coordination de nos troupes assurée par mes officiers et l’expertise des inquisiteurs nous aura grandement aidés dans cette seconde étape. La disposition de notre domaine a forcé notre groupe à se séparer, les hommes de notre famille, dirigés par messire Vergy se sont occupés de la mine, alors que je me suis dirigé en direction des portes de notre manoir, accompagnée des inquisiteurs et de ma protectrice. À l'intérieur, j’ai été rapidement frappé par une étrange impression, quelque chose d’assez lugubre pour me faire trembler de tout mon être, moi pensait alors avoir vu toute l’ignominie des serviteurs de Gorak Tul. L’avancée s’est faite plus difficilement, les sorcières présentes se sont montrées totalement déchaînées, et préparées à recevoir notre groupe d’aventuriers. Nous avons pourtant courageusement riposté, ma présence ayant sans doute contribué à la réussite de l’opération, étant donné ma connaissance des lieux et de ses passages les plus secrets. Pourtant, c’est bien dans la salle de bal que mon ressentiment a trouvé une image. Ma mère, ma propre génitrice a vendu son âme au Sabbat, et, à l’image de la matriarche Malvoie, s’amusait à diriger mon père comme un pantin désarticulé. Cette vision déshonorante et insoutenable m’a fait défaillir, mais j’ai pu compter sur le sang-froid des membres de l’ordre des braises et de ma protectrice pour s’occuper de cette nouvelle menace sans démontrer une once de pitié à celle que j’appelais encore il y a quelques mois Maman. L’affrontement s’est vu être d’une violence inouïe, sans parler des paroles qu’elle a pu avoir sur moi, ou mon père lors de notre combat, si déshonorantes que je ne peux consentir à en garder trace ici même. C’est dans un cri déchirant que la matriarche a rendu son dernier souffle, mettant alors fin à l’assaut sur mon domaine. Il ne restait alors qu’une dernière chose à faire : Mettre un terme aux souffrances de mon père qui avait été neutralisé pour faciliter le combat contre ma mère. Je n’ai pas eu la force de le faire, et, avant même que les inquisiteurs ne me déchargent de cette lourde tâche, mon précepteur à ôter la vie de mon père avec l’épée légendaire de ma famille. Ceci fait, il n’a pas été difficile pour moi de comprendre que notre domaine avait été repris, les cris de réjouissances audibles et en provenance de l’extérieur nous a rassuré sur le sort de nos hommes et de messire Vergy. Comme pour symboliquement mettre un terme à la guerre entre les Dreux et les Drust, Lilya s’est approchée du présentoir mural de Thorn, pour l’y apposer et officialiser la fin des conflits, et le début d’une nouvelle ère pour ma famille. Enfin j’allais pouvoir reprendre une vie normale, du moins… Aussi normale que possible. Je peine à trouver le sommeil depuis le début de notre campagne en Drustvar, les vies perdues, la barbarie du Sabbat et la mort de mes plus proche parents est un fardeau que je vais devoir porter jusqu’à mon dernier souffle. Extrait des dernières pages des mémoires d'Edmund Dreux, par Elisa Dreux.
  5. Kairion..... 👨‍❤️‍👨

  6. un pour tous tous worgen
  7. Update du 19/04/2019 : -Ajout du blason en tête de sujet. Update du 21/04/2019 : -Mise à jour suite au discours d’Élisa, elle est officiellement la dirigeante de la maison aux yeux de ses gens. -Ajout de la famille "De Veillepin" comme famille vassale. -La section rumeur à été étoffée. -Les effectifs millitaire et économique sont en cours d'étude, ils seront ajoutés d'ici peu. Update du 25/04/2019 : -Ajout d'une rumeur vis à vis du comportement, et des aspirations de la jeune Dreux. -Ajout des effectifs militaires. -Ajout des effectifs en matière d'ouvrier et la situation financière de la maison. Update du 29/04/2019 : -Changement du blason pour une version plus "propre" d'après le créateur. Update du 22/06/2019 : -Mise à jour des rumeurs : Certaines ont été retirées, d'autres ajoutées suite à la réunion avec le Connétable Ventis. -Mise à jour de la position des forces aussi dans les rumeurs.
  8. MAISON DREUX Informations générales : Fondateur : Gontrand Dreux Chef de famille : Élisa Dreux Parents : Edmund Dreux (Décédé) ; Catheline Dreux (Décédée) Héritier(s) : - Régente désignée : Élisa Dreux. Autres membres importants : Lilya de Veillepin, Maître Robbins, Hildebrand Vergy, Redfield Dubois Allégeance : Maison Malvoie, Amiral Suprême Maisons vassales : De Veillepin, Vergy Domaine Dreux : Fraîchement repris, le domaine de la famille éponyme est en train de doucement se relever des sévices de l’occupation du sabbat. Perché dans les cols des montagnes enneigées de Drustvar, le fortin a pour vocation de surveiller les cols, et de mettre à mal les populations de créatures pouvant y vivre. Pour ce faire, il est assez logique qu’il dispose de mur en pierre solide pour permettre de confiner sa population en cas de tempêtes, et d’attaques. Au-delà, de ça, il dispose de tout le matériel nécessaire pour permettre à ses ouvriers de travailler en toute quiétude. Forge, fonderie et atelier d’ingénieurs sont pour l’heure les installations mise à disposition. Au-delà, de ça, il est évident qu’une caserne et des habitations sont disposés de manière éparse dans l'enceinte confinée du castrum. Bien entendu, le point culminant de la place fortifiée se trouve dans le manoir, somme toute modeste mais qui démontre bel et bien la puissance et l’importance qu’ont pu avoir les dirigeants précédant l’actuelle jeunette. La question pourrait se poser sur l’utilité de sécuriser une région aussi inhospitalière : Sa réponse se trouve en ses veines de foudrargent, d’une pureté assez remarquable pour avoir fait la réputation de l’ancien maître des forges « Rodrick Belran », et de l’actuel maître des ateliers « Robbins » Pour l’heure, les efforts des ouvriers se concentrent principalement dans la remise sur pied des défenses primaires : Les murs et la porte principale qui ont tous deux étés assez rudement mis à mal par l’assaut ayant permis de reprendre le domaine. Réputation financière de la maison : Sous l’influence de feu Gontrand Dreux, la famille a été en mesure d’un peu plus s’ouvrir au commerce extérieur -Habituellement centré en Drustvar- et proposer à toutes et tous les produits issus de ses artisans. Pour s’exporter, le domaine a établi une liaison entre celui-ci et le port de la Butte-du-faucon, largement capable d’exporter les produits peu encombrants (Armures, armes, outils). Pour ce qui est des commandes plus volumineuses, c’est par voie terrestre et par convoi que les Dreux acheminent leurs ressources, nécessitant alors la présence de leur force armée et de patrouilles pour surveiller les environs et être assuré de la sécurité des civils engagés dans les courses. Il est donc assuré que ce point sera l’une des priorités de l’actuelles régente, après avoir assuré un toit sûr à ses gens. Par ailleurs, la famille grandement affaiblie par la perte de leurs domaines a su se racheter une réputation après la reprise de celui-ci : Il est à présent de notoriété publique que la jeune Dreux a fait acheminer des ressources minières conséquentes à deux familles l’ayant grandement soutenu d’un point de vue technique et logistique et par le biais de présents ouvragés tels que des armes à celles et ceux ayant soutenu la jeune fille lors de son affirmation récente à la place de Seigneur et Régente Dreux. Au-delà de ça, la menue fortune non touchée par la guerre et accumulée par la génération précédente ne sera pas de trop pour permettre à Élisa Dreux se redorer le blason de sa famille. Assez récemment, la régente à signée un accord commercial avec une famille voisine, les Tertrebois : Un échange de minerais contre des produits de la nature. (Cuir, fourrure, potions, herbes) La réputation militaire : La jeunette n’est évidemment pas capable de tenir une telle charge, et peut compter sur de fidèles officiers de ses parents pour remplir cette lourde charge. C’est par l’intermédiaire de Lilya de Veillepin -Chargée de la sécurité du domaine- et de messire Hildebrand Vergy -Chargé des opérations extérieures- que la famille se tourne à présent lorsque ses troupes doivent être levées. Bien entendu, le jeune Dreux a le pouvoir décisionnaire, mais écoutera sans aucun doute les directives que lui souffleront ses deux officiers militaires. Les effectifs post-reprise sont d’une grosse trentaine d’hommes d'armes majoritairement équipées d’armes lourdes nécessitant l’utilisation de deux mains. Fort heureusement, les vétérans ont été en mesure de presque tous s’en sortir et de permettre la formation de nouveaux combattants. En outre, le groupuscule de mercenaire anciennement dirigée par Hildebrand Vergy -Actuellement par son unique fils Robrand Vergy- semble lentement se refermer, l’on raconte que la troupe a plus d’une fois fait ses preuves par le passé que ce soit à Drustvar ou ailleurs. Elle est constituée d’un groupe de six combattants, montés ou non en fonction de la situation et dont l’expertise au combat peut très largement mettre à mal les menaces dont ils sont en charge. Le groupe devrait être opérationnel d’ici peu être capable d’agir en fonction des demandes. Zoom sur quelques protagonistes : Elisa Dreux ; est le seul et unique membre de sa famille encore en vie, après avoir fui son domaine assiégé par le sabbat et avoir rejoint la capitale, la demoiselle a rapidement surpris en se présentant comme régente et seigneur de sa famille. De quoi inquiéter ses gens, soucieux de leur avenir et de quoi faire jaser quelques nobles des hauts quartiers. Pour autant, l’on raconte qu’elle n’a pas hésité un seul instant à aller elle-même sur le champ de bataille pour accomplir le devoir premier d’un seigneur : Protéger ses gens. Au fil du temps, les sourires moqueurs se sont transformés en preuve de respect, et presque d’admiration face à cette enfant inconsciente qui n’a pas hésité à se jeter corps et âmes pour laver son honneur. Lilya de Veillepin ; Drustvari au service de ses seigneurs, elle est la préceptrice et protectrice d’Élisa lorsqu'elle se trouve sur ses terres. C’est elle qui a sauvé la vie de l’enfant lors de l’assaut contre le domaine de sa famille et qui l’a protégée du mieux qu’elle le pouvait lors des jouxtes contre les forces du sabbat. Maintenant que les terres sont reconquises, elle s’occupe de la régence du domaine en l’absence d’Élisa, de quoi démontrer à toutes et tous la confiance que porte l’enfant en cette dernière. Hildebrand Vergy ; Chevalier au service de la famille Dreux depuis des générations, il a connu trois seigneurs de son vivant, Dekard Dreux, Edmund Dreux et à présent la jeune Elisa Dreux. Vétéran et combattant réputé, il semble être à présent adonné à un rôle plus effacé des combats, bien qu’il y ait trace de sa réputation lors d’anciennes jouxtes estivales. Hors du domaine, il ne quitte plus des yeux celle qu’il a juré de protéger. Accablé par son absence lors de l’assaut des Drust et la mort de son ancien Seigneur le chevalier cherche à réparer ce qu’il estime être sa faute, du mieux qu’il le peut. Maître Redfield Dubois ; actuel forgeron et maître des forges au service de la famille Dreux, le jeune homme est l’apprenti du célèbre Rodrick Belran dont il espère être capable d’égaler le niveau d’ici quelques années. De retour après la reprise du domaine par sa Dame, il a décidé de reprendre la forge qu’il connaît si bien pour mettre ses talents au service d’Élisa. Capable de diriger ses artisans pour effectuer des armes et armures de foudrargent, ou travailler de manière plus solitaire sur des pièces d’exceptions. Maître Robbins ; ingénieur et maître de l’atelier est capables de créer toutes sortes d’armes et d’inventions toutes plus meurtrières les unes que les autres. L’on pourrait citer l’arbalète à trois niveaux qu’a porté Élisa lors de la campagne en Drustvar, ou encore la baliste remise à neuf ayant servi sur le front de Chantorage. L’humain, bien qu’un peu espiègle est tout à fait capable de prendre commande, ou d’aider à la confection d’armes autant défensives qu’offensives. Rumeurs : -On raconte que Dame Dreux aurait été présente sur le champ de bataille lors de la reprise de Drustvar, et a démontré à toutes et à tous sa capacité à tenir la charge de chef de famille. -Le domaine éponyme de la famille à été repris il y a peu. La nouvelle s'étend dans Drustvar, et atteindra bientôt la capitale. -On raconte que l'apprenti de l'ancien maître forgeron de la famille jusqu'alors présumé mort a refait surface et à rallier Dame Dreux pour mettre son expertise au service de son seigneur. -Les gens de Dame Dreux, après avoir remerciés les seigneurs ayant acceptés de leur offrir du travail s'en vont rejoindre leur région natale, pour mettre leurs savoir-faire au service d'Elisa. -Le doute qui rongeait jusque-là les gens et l'entourage de la jeune Dreux semble s'être mué en un certain respect pour cette jeune demoiselle, courageuse ou totalement inconsciente qui s'est rendue elle-même à de nombreuse bataille pour défendre l'honneur de sa famille. Trivia : -Le personnage d’Élisa est très clairement inspiré de Lyanna Mormont sans en être un copier coller. -Le nom de famille est lui inspiré d'une ancienne lignée capétienne. -La devise est en référence à notre belle Anne de Bretagne. -Le blason est fait par la douce main d'Adu, merci à lui. -Le nom de famille d'Hildebrand est inspiré d'une très influente famille Bourguignonne.
  9. Rodguez

    Ordre de mission

    « Nous y voilà enfin… » Réprimera alors l’agent, en observant peut-être pour la dernière fois du regard la masure qu’elle a pu obtenir à Hurlevent. Elle n’est pas très retour larmoyant, voilà pourquoi elle n’aura pas pris le temps de saluer son conjoint et ses enfants. Ils comprendront son geste quoi qu’il arrive. Assez lascivement, elle traînera des pieds dans la cité Hurleventoise, prenant un peu plus de temps pour se rendre dans la caserne, n’hésitant pas cette fois-ci à se montrer au grand jour, en armurée de l’équipement si caractéristique des membres de son escouade. Après tout, la mobilisation générale a été proclamée et les hommes sont mobilisés pour la guerre, laissant alors les rues être le témoin d’adieu larmoyant entre un père et sa femme, ou même avec ses enfants qui ne veulent pas le voir partir. Entre le bruit des armures, des beuglements des crieurs public ou des sergents en train de coordonner le mouvement des sections pour qu’elle se rende vers le port, le passage de l’espionne serait presque anecdotique. De toute manière, même dans une situation aussi ouverte, il n’est pas rare qu’elle passe totalement inaperçue. Pour autant, c’est bien sa venue au travers du quartier commerçant qui lui vaudra quelques œillades appuyées. Après tout, il n’est pas commun de croiser un espion de la couronne, encore moins une espionne dont les oreilles elfiques sont teintes d’une si singulière manière : Un pourpre maudit, significatif d’une affiliation au vide qui n’est pas encore tout à fait accepté par la population. Pourtant, les soldats ne feront que s’écarter en la voyant, hochant sobrement le faciès vers l’agente qui leur rendra de bon cœur, tout de même compatissante : Ce n’est pas elle la plus en danger, son travail, s’il est bien fait, ne lui apportera sans doute pas une mort aussi imprévue que celle d’un soldat plongé dans le chaos d’une bataille. Enfin, la vieille ville sera atteinte, totalement verrouiller pour l’enregistrement des soldats et des volontaires qui souhaitent s’enrôler. Naturellement, elle ne sera pas arrêtée lorsqu’elle passera au travers des files contrôlée dans les embouchures permettant de rentrer dans le quartier, remontant bien rapidement en direction de la caserne en effervescence totale. Étrangement, le bâtiment du SI :7 est d’un calme absolu, presque paradoxal compte tenu de l’agitation environnante, mais à la fois logique si l’on prend en compte la nature de leurs occupants. Elle en passera alors le seuil, cette vieille bâtisse en bois voit passer l’élite des forces de renseignement et ce quotidiennement, un lieu empli de mysticisme dont les archives doivent être emplies de dossier varié sur la plupart des protagonistes ou antagoniste ciblé par l’organisation. Une fois dans la pièce centrale, elle sera parcourue d’un frisson, un regard froid se sera posé sur elle, si glacial qu’elle laissera sa main maître se déposer sur la garde de sa lame, nerveuse au possible. D’un mouvement de la tête, elle louchera en direction du Maître-espion, sa moustache si connue se renfrognera lorsqu’il apercevra l’Elfe du Vide, mimant une expression bien complexe à analyser, sans doute trop concentré sur la discussion qu’il peut avoir à son bureau avec l’un des officiers. Mais elle, n’aura pas ses ordres de lui cette fois-ci, elle ira à la rencontre d’une certaine « Calypso », atypique certes, mais pas pour celle qui se prénomme « Mauve ». Elle montera lentement les marches menant à l’étage puis, se rendra au bureau de l’intéressée, une Kaldorei droite et fière, dont la destruction de son arbre n’a pas dû ravir étant donné l’air qu’elle extériorise à l’arrivée de l’Elfe. Sans ôter son masque, Mauve la détaillera, main dans le dos, et totalement attentive à ce qu’elle va entendre. « Cette fois-ci, c’est une mission sans couverture de la part de l’un des nôtres. Vous êtes mobilisée au front pour une mission toute particulière. Tachez de ne pas échouer Agent, vous devez encore faire vos preuves, malgré ce que vous avez pu faire en Silithus. » Après quoi, une missive scellée lui sera tendue, portant le sceau du lion gage de l’authenticité de cette dernière. Les briefings sont toujours brefs, l’écrit est privilégié, pas d’oreille indiscrète, uniquement les yeux des agents qui détruisent les ordres par la suite. D’un geste leste, elle attrapera alors le tout, inclinant brièvement de la tête, sans dire un mot avant de se diriger vers l’escalier qui lui permettra de partir. Elle qui espérait s’en sortir s’en encombre, voilà « Qu’il » se retrouvera sur son chemin comme par un malheureux hasard. Muette, elle se dirigera vers la sortie avant que la poigne forte du Maître-Espion se pose sur son épaule, et qu’il ne lui murmure que ces quelques mots, anodin pour certains, mais qui feront échos au paria. « N’échouez pas Mauve, n’oubliez pas ce qui nous lie, ce n’est pas moi que vous tromperez Agent. » La voix caverneuse de son supérieur lui hérissera les poils, sans qu’elle ne démontre rien. Elle tournera la tête vers l’humain, ses pupilles abyssales se croisant alors avec les siennes, dans un échange qui semble durer une éternité pour Mauve. Puis, sa voix torturée par ce qu’elle contrôle s’exprimera. « J’y compte bien Maître-Espion, comme convenu, après cette mission nous serons quittes pour le conflit que nous avons pu avoir. » La main quittera son épaule comme pour acquiescer alors que les deux protagonistes reprendront leur route, nul besoin d’épiloguer, Mauve est en dette auprès de Shaw et doit la payer autant que ce peu. C’est sur la route qu’elle ouvrira la missive, pour y détailler la mission. Voilà donc ce qu’elle doit faire ? « De la garderie… » grommellera-t-elle, visiblement agacée par cette mission qui semble bien plus complexe qu’a l’accoutumé. Il n’est pas rare que les nobles rejoignent l’effort de guerre, bien au contraire leur rang leur permet d’avoir un entrainement et un équipement supérieur, et la perte de trop de ces nobles lors de l’assaut pourrait être désastreux pour l’équilibre politique de la cité. Au-delà d’une mission militaire la voilà embarquée dans la politique protectrice de ses élites. Bien rapidement, ses réflexions seront brisées par le brouhaha du port. Elle surplombera alors quelques instants les troupes, qui s’engouffrent petit à petit dans les navires de guerre. La Dame Noire a voulu la guerre, l’Alliance répond à son appel avec une hargne à toute épreuve, la contre-attaque se portera sur les anciennes terres de Lordaeron.
  10. Rodguez

    Numéro 1 - La Marée Haute

    L'arrivée d'un journal concurrent est à prévoir...
  11. Rodguez

    Opération ---------

    C'est la première fois que j'écris depuis quelque temps, et je m'essaye à un style un peu différent de d'habitude. En espérant que bousculer mes habitudes ne rende pas le récit affreux à lire.
  12. Rodguez

    Opération ---------

    À l'horizon, le soleil commençait à lentement disparaître, laissant ses derniers rayons briller d’une teinte orangée aveuglante sur le campement de fortune, improvisé à la hâte par l’Elfe ténébreuse. Seule, comme à son habitude, tenant dans sa main l’ordre de mission qui lui a été assigné par ses supérieurs. Ce n’était pas la première fois qu’elle devait se rendre dans le désert, maudit depuis que l’épée du titan Noir l’a presque transpercée de part en part et fait remonter des entrailles d’Azeroth la personnification de sa souffrance. « La paix est une idylle que je ne connaîtrais sans doute jamais » Grommellera-t-elle alors que son soleret droit viendra soulever le sable de son feu pour l’étouffer, il est presque l’heure pour elle de se mettre en route, et c’est en profitant des quelques secondes qui lui reste qu’elle relira le parchemin. Mauve, notre agent de terrain Nimbea Courbe-étoile s’est faite capturer par un contingent du crépuscule en place dans la Région. Vous devez les traquer et les neutraliser. Votre priorité est de mettre la main sur les documents subtilisés à l’agent et tout objets nous permettant d’avancer dans nos recherches sur la nouvelle ressource. La vie de l’agente est secondaire, ne vous mettez pas en danger inutilement. Bref, et rude. Pourtant, les ordres sont les ordres et témoignent d’une logique implacable, les informations ont plus de valeur que les hommes, encore plus lorsque l’on fait parti d’une unité de renseignement du très célèbre Shaw. La mort est la suite logique d’une capture d’un agent du SI :7, s’il n’arrive pas à s’en sortir, il préfèrera logiquement se donner la mort que de succomber aux abominables tortures qui le guette. Pourtant, Nimbea n’est pas n’importe qui pour l’Elfe, il s’agit de sa camarade de terrain, depuis le début des hostilités, c’est avec elle qu’elle effectue des escarmouches contre la Horde ou plus occasionnellement contre les membres de la tristement célèbre secte crépusculaire. C’est après un soufflement nasal assez explicite qu’elle se redressera, lâchant son ordre de mission dans les braises encore incandescente avant de s’équiper. Pour une mission d’infiltration, elle n’aura pas pris la peine de prendre du matériel trop encombrant. C’est avec ses deux dagues fétiches et ses gadgets gnome qu’elle se mettra en route. Plaçant bien évidemment son masque métallique au-dessus de son faciès, l’objet est un peu sa marque de fabrique, et lui permet de se déshumaniser, de créer un sentiment de malaise profond lorsque ses adversaires posent le regard sur sa personne. Au-delà de l'aspect singulier de son faciès dont la teinte mauvâtre est à moitié obstruée par l’objet ; c’est bel et bien la déformation de sa voix qui trouble le plus. Un dernier regard sera adressé à l’ordre de mission, vérifiant que le papier est bel et bien détruit avant que l’ombre ne gagne le désert. L’assassin surplombait la région depuis son point de repérage et savait exactement où elle devait se rendre. C’est dans un silence morbide qu’elle se laissera glisser à même le sol, usant de ses sombres aptitudes pour se mouvoir dans les ombres et se retrouver quelques dizaines de mètres plus bas. Ses pupilles presque incandescentes transpirent la corruption, le vide est une source de pouvoir dangereux et l’utilisatrice en est le parfait exemple, pour autant, c’est bel et bien la source principale de ses tours de passe-passe. Debout dans la pénombre, invisible aux yeux des mortels incapable de percer son voile elle se mettra alors en chasse, laissant sa vue la guider. Le groupe responsable de la capture de sa camarade a pris la direction du nord, et c’est dans cette direction qu’elle suivra les traces laissé dans le sable. Le vent a été clément avec la traqueuse, qui aurait été de toute manière capable de suivre une direction approximative. Pour autant, elle mettra un certain temps avant d’apercevoir une lueur qui percera les ténèbres de cette nuit. Cette lueur se dégagera d’un lieu bien singulier, les fanatiques des dieux très anciens semblent avoir décidé de nettoyer une ancienne cavité remplie de rampant pour y passer la nuit. Pas sûr que les créatures locales apprécient, pour la tueuse, c’est une aubaine. Les couloirs sinueux et les endroits étroits pourraient lui faciliter la tâche. Avec un peu de chance, sa camarade est encore en vie et elle sera en mesure d’accomplir sa mission sans encombre. Après quelques minutes d’approche minutieuse, la demoiselle se retrouvera alors en haut de la pente menant au gouffre, l’endroit au-delà du calme du désert, était effroyablement silencieux, assez pour faire naître chez la mauve un sentiment de malaise fort, provoquant chez elle une chair de poule incontrôlée. Pourtant, elle n’aura guère le choix et commencera son approche, alerte son regard jugeant le moindre détail lui permettant de deviner une présence adverse. Une fois l’entrée passée, la lumière ne parviendra pas à passer outre son camouflage, qui pourrait n’être visible que de particulièrement proche, et c’est avec cette certitude qu’elle n’est pas repérée qu’elle commencera à s’avancer dans les couloirs. Semblables à des racines ils ondulent et ne suivent pas de cheminement logique. « Personne ? » pensera alors l’assassin qui finira par trouver la source de lumière à l’origine du repérage de la grotte, une pièce assez exiguë et large se cache relativement proche de l’entrée, et ne semble pas être gardée. Sans doute que les antagonistes pris en chasse se reposent proche d’un feu. C’est l’occasion rêvée pour elle de frapper fort. Elle glissera alors sinueusement jusqu’à être capable de jeter un œil dans la pièce et de se retrouver face à un spectacle d’une brutalité presque indescriptible. Sa camarade était bien là, attachée bras et jambes contre le mur, ou du moins, les mains clouées à même le mur, nue, s’il est possible d’appeler la manière dont elle est de la sorte. Les bras écorchés ont sans doute été la première chose dont la pauvrette à été victime, la peau lentement retirée pour lui soutirer des informations. Pourtant, les marques sur le reste de son corps permettent aisément de comprendre qu’elle n’a pas lâché le morceau aussi facilement. L’agente a dû subir des humiliations terribles, sans compter la pression psychologique et psychique exercée par les adorateurs des très anciens qui sont maîtres dans l’art de soumettre, ça, Mauve le sait pertinemment. Comme elle l’a prévu, un feu crépite au centre de la pièce, pour autant, personne n’est présent. Peut-être que le groupe s’est séparé il y a peu de temps ? Quoi qu’il en soit, elle mettra un terme à son camouflage pour s’approcher de celle qui l’a accompagnée pendant un temps. Elle ne ressent pas de peine, disons quelque chose qui pourrait ressembler à de la tristesse, le sort de l’agente n’est pas enviable et elle ne pourra guère obtenir de funérailles digned de ce nom. Pour autant, le moment de repos de l’assassin sera de courte durée. Ses sens entreront en alerte, et elle n’aura que quelques instants pour réagir. En effet, grâce à ses aptitudes de traqueuse des ombres elle sera en mesure de sentir une présence se matérialiser derrière elle, le fin bruissement qui met fin à un camouflage sans doute est-ce là un traqueur crépusculaire ? Il semblerait que le chasseur n’ait été que le gibier, et ce depuis qu’elle s’est lancée à la recherche de Nimbea voilà donc cette sensation étrange lors de son arrivée non loin de la grotte. C’est en usant de l’un de ses petits tours qu’elle survivra à l’attaque foudroyante de l’humanoïde lancé à sa traque, le coup passera au travers de l’assassin qui sera parvenue à se déphaser pendant un temps, laissant la lame du crépusculaire traverser l’air pour un temps. Le combat est lancé. Son coude droit se dirigera alors en direction de l’antagoniste qui se trouve derrière elle, incapable pour le moment de la distinguer, son coup n’atteindra pas la cible, ou du moins, sera arrêté par le bras tendu de l’intéressée qui prendra une distance raisonnable avec sa proie. L’attaque surprise n’a pas fonctionné il faut donc qu’elle analyse l’Intrus. Les deux assassins se toiseront un moment, le temps pour notre `Héroïne' de sortir ses deux instruments de mort. Les objets naturellement enchantés seront bien rapidement couverts de l’infâme magie de la tueuse. Il est certain que son adversaire est en mesure de faire de même : Le premier à toucher sera vraisemblablement le vainqueur. La crépusculaire sera la première à lancer l’assaut, bondissant en direction de Mauve, laissant ses armes glisser contre les siennes, après quoi, c’est un duel au sommet qui se lancera, les armes frappant dans le vide ou s’entrechoquant quand des crissements métalliques assourdissants, le tout, agrémenté des grognements bestiaux des demoiselles. Vraisemblablement, il serait difficile de dégager un vainqueur dans un premier temps. Pour autant, il semblerait que ce soit l'agent qui commettra la première erreur, désarmée de manière assez brutale par celle qui a torturé et ravagé le corps de l’agente. Cette dernière enchaînera la pauvre demoiselle d’un coup de soleret dans le poitrail propulsant la mauve sur le sol, à la merci totale de la crépusculaire. Cette dernière n’attendra pas plus longtemps pour bondir vers l’intéressée, dague vers le sol pour en finir avec elle, pourtant, c’est en redressant son bras droit que l'espionne parviendra à arrêter le coup, à la grande surprise de son adversaire qui déchirera un peu de sa tenue, assez pour parvenir à entrevoir la structure métallique : C’est bel et bien un ouvrage Draeneï qui remplace son bras. L’effet de surprise permettra alors à l’intéressée de répliquer d’un coup de sa main libre, directement dans les cottes, laissant celle qui allait la tuer de choir sur son côté droit, relâchant ses armes par la même occasion. L’agente n’aura que peu de temps pour réagir, elle roulera alors sur elle-même, laissant son regard se tourner vers son adversaire, se jetant vers elle pour en terminer à mains nues. Celle-ci tentera de récupérer l’une de ses armes mais verra son bras se faire écraser par le pied de la tueuse, qui élancera son bras métallique pour le fracasser sur son visage, brisant sans doute son nez, masqué sous la capuche qui couvre entièrement son visage. Enhardie par le combat, et le regard presque aliéné par l’adrénaline, la mauve ne s’arrêtera pas à un coup, et continuera de machinalement frapper ce visage qui commencera à se déformer, s’aplatissant quelque peu au fur et à mesure que la brutalité de la tueuse s’exprimera. Déchirant même le fin tissu qui obstruait ce qui pouvait s’apparenter à un visage il y a quelques secondes. Épuisée, elle prendra un temps pour reprendre ses esprits, passant sa main droite au niveau de son front pour replacer quelques mèches humidifiées par l’effort derrière ses oreilles. Il y a encore une heure, elle était relativement propre, a présent, son corps est couvert d’éclaboussure morbide, mélangé avec le sable meuble du désert. Sans parler de l’odeur qui se dégage à présent d’elle, celle du cloître s’est presque imprimée sur sa tenue. Ses esprits retrouvés, elle n’a sans doute que peu de temps avant que les accompagnateurs de l’assassin ne reviennent fêter sa victoire, c’est pourquoi la mauve fouillera le cadavre de son ancien adversaire, récupérant la fameuse missive qu’elle est venue rechercher, pour autant, ce qui accaparera son attention c’est bien la sacoche de cuir accroché à la ceinture de l’intéressée, qui semble être celle de son ancienne camarade, elle l’extirpera pour vérifier son contenu. L’ordre de mission sera bien plus logique dès lors que la lumière du minerai lui éclatera au visage. « Tout ça pour récupérer cette cargaison pas vraie ? » Grommellera alors la mauve. Elle jettera un dernier regard vers sa camarade, ne pouvant guère lui offrir plus, elle se contentera de déposer son cadavre dans le feu de camp encore incandescent, ceci fait, elle prendra rapidement la direction de la sortie de peur de se faire mettre en chasse, compte tenu la rareté et le précieux de ce qu’elle possède sur elle. Revenant d’où elle vient, l’agent retrouvera son petit campement improvisé, laissant son fessier choir sur le sol dans un long soufflement d’aise, ôtant son casque, elle louchera vers l’horizon, dont les premiers rayons du soleil pouvaient déjà être visible. Une nouvelle nuit de passée, et une nouvelle mission accomplie.
  13. Rodguez

    Les cendres de l'espoir

    Pas mal apprenti, je t'ai fais des petits commentaires en mp pour que tu améliores certaines tournures ! Je suis impatient de voir les prochains pour voir si tu as pris en comptes mes remarques.
  14. Rodguez

    « Memento Mori »

    Très cool, je veux d'autres histoires dans le même genre ! Ça change de ce que moi je peux faire. Tu t'en sors bien dans le récits de choses calme et posées.
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