Aller au contenu
Flash Infos
  • Hello !
  • Bienvenue parmi nous !
  • Un sanctuaire RP est accessible
  • Rendez-vous dans le club Boralus !

Plume

Membre
  • Compteur de contenus

    58
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    34

Plume a gagné pour la dernière fois le 22 avril

Plume a eu le contenu le plus aimé !

Réputation sur la communauté

439 Excellent

À propos de Plume

  • Date de naissance 04/12/1996

Visiteurs récents du profil

885 visualisations du profil
  1. Concours d’écriture - La magie du Voile d’Hiver -.pdf Thème : La Magie du Voile-D'hiver - Le secret du Grand Père Hiver - Il existait une vérité que tous, sur Azeroth pouvaient partager. Le Voile d’Hiver avait quelque chose de magique, ce petit “ je ne sais quoi” qui donne tout son relief à cette fête où le partage, les retrouvailles et la chaleur de l’âtre peuvent parfois suffir à embellir le coeur. Certains s’adonnent à la course aux cadeaux toujours plus nombreux si la famille s’était agrandit, d’autres profitent du voile blanc et de son atmosphère si particulière pour déclarer leur flamme dans l’espoir de réchauffer le cœur de leurs épris(e) avec de fervents sentiments. D’autres… n’ont pas le temps pour cela, c’est le cas notamment, d’une jeune Gnome nommée Izil, ou “Izi” comme ses parents aiment à l'appeler. Cette petite boule d’énergie avait attendu ce moment toute l’année, celui de percer, enfin, le secret du Grand-Père Hiver. Car ce n’était certes pas le contenu des cadeaux qui l'intéressait, mais plutôt la manière dont celui-ci réalisait sa distribution. Bien sûr, Izil avait déjà tenté de lui demander directement lors d’une visite à Forgefer avec ses parents, mais la réponse évasive du Grand Père Hiver n’avait su la contenter. Bien qu’enfant, Izil souffrait du manque de sérieux que l’on alouait à son jeune âge et c’est justement pour prouver sa détermination qu’elle s’était préparée à percer le secret de la grande distribution du Grand-Père Hiver. Lorsque Izil avait quelque chose en tête, elle ne l’avait pas ailleurs et ses parents le savaient très bien, là où certains considéraient cela comme un caprice, eux laissaient à leur fille le moyen d’exprimer sa créativité, après tout, n’est-ce pas le propre d’un Gnome ? La gnome aux grands yeux verts avait déjà une première piste à explorer : l’Arcane ? C’était une idée, après tout, livrer des cadeaux en une nuit sur tout Azeroth : un mage expérimenté en serait capable. Peut être même que le Grand Père Hiver était un archimage ! Khadgar devait le connaître et pourquoi pas même avoir un moyen de percer le secret de sa distribution miraculeuse ! Sans tarder, Izil alla demander à son père comment rencontrer l’Archimage Khadgar. Son père enroulait le bord droit de sa moustache autour de son indexe avant de répondre : “Mais c’est impossible, Izi, l’Archimage Khadgar n’est pas une personne que l’on peut déranger à sa guise, dit-il en retenant un rire. - Mais comment je vais faire alors ? - Je vais te prêter un détecteur à émanations arcaniques, c’est un vieil appareil alors soit vigilante, il appartenait à ton grand-père ! - Oh merci Papa ! Comment ça marche ? - Comme ceci, regarde.” Son père quitta son tabouret, le bruit de ses bottes était suivi des pas énergiques de ceux de sa fille qui le harcelait de bien des questions. Il ouvrit une caisse de métal cabossée pour en sortir un petit boitier à antenne. L’appareil était très abîmé et ce n’était rien de le dire, mais il s’allumait toujours ! Positionnant un casque sur ses oreilles, son père l’avertit qu’en cas d’émanation arcanique celle-ci entendrait un son particulier. La théorie de l’Arcane allait pouvoir être vérifiée, plus confiante, Izil retourna dans le salon, toujours avec son casque sur les oreilles. Seconde hypothèse : Et si le grand Père Hiver était aidé par des machines ? Peut être que des Bling-o-tron l’assistent dans sa tournée, après tout, on ne peut pas tout faire tout seul ! Dans un demi-tour rapide, elle retrouva à nouveau son père qui venait tout juste de fermer la porte de son atelier. Ses grands yeux verts en disait long et son paternel agitait sa moustache de droite à gauche avec un sourire en coin, il déverrouilla une nouvelle fois la porte avant de laisser Izil faire son choix. Elle sortit de là avec les bras chargés d’aimants. Si machines ou Bling-o-trons il y a, ils ne pourront pas sortir de la maison sans avoir révélé tous leurs secrets, Foi de Gnome ! Alors que le salon de la petite famille se transformait en un véritable centre de contrôle, la mère d’Izil silencieuse jusqu’à présent, ne pouvait nier la franche énergie de sa fille, mais elle tenait tout de même à ce que son salon reste vivable. D’un pas lent, celle-ci détacha l’installation de sa fille pour l’ajuster, réduisant certes le champ d’action mais en optimisant la puissance, en effet, elle concentrait les aimants autour du sapin et non plus éparpillés dans tout le salon comme l’avait fait sa fille. Surprise, l’enfant aux grands yeux verts était ravie que sa mère lui donne un coup de main. Ensemble, elles terminèrent l’installation en retirant toutes les décorations susceptibles d’être attirées par les aimants. A la place, les deux gnomes se munirent de gâteaux en forme de boule du Voile d’Hiver, de sapin, de flocon ou encore de traineau, elles passèrent un ruban dans un petit trou spécialement fait et petit à petit, elles avaient entièrement refait la décoration du sapin, entouré de guirlandes colorées se trouvait des biscuits au pain d’épice, de quoi régaler les plus gourmands. Secrètement Izil souhaitait que le Grand Père Hiver le soit ! Avec cela, aucune chance que le secret lui échappe, Izil se tenait assise sur le canapé, son casque toujours sur les oreilles attendant que le temps passe. Soudainement, elle bondit à nouveau, courant vers la porte de l’atelier de son père pour assouvir une nouvelle lubie, par chance ou malchance, celle-ci demeura fermée. Son père -ayant entendu sa fille se ruer sur l’atelier- posa son épaule sur l’encadrement de la porte : - “ Eh bien Izi ? - Papa ! J’ai besoin de pièges ! - De pièges ?! Tu comptes transformer notre salon en champ de bataille ? C’est le Grand Père Hiver pas un Orc ! - Mais peut être que ses assistants ne sont pas des Bling-o-trons et qu’ils ne sont pas mages non plus, dit-elle en sautillant, les mains toujours sur la poignée. - Mmh, se frottant le dos, quand il n’y en a plus, il y en a encore… Malheureusement ma chérie, j’ai bien peur que ça soit bien trop dangereux ! Ta mère, toi ou moi pourrions nous blesser ! - Mais .. Papa ! Et le secret du Grand Père Hiver alors ? - Je suis certain que tu as déjà tout ce qu’il te faut pour le découvrir et puis si jamais tu l’attrapes tu n’auras qu’à reproduire cette petite bouille que tu me fais, il ne pourra pas résister. Allez, retournons dans le salon nous allons manger.” À ces mots, Izil retourna dans le salon, l’air plus frustrée qu’abattue. Voyant qu’elle ne pouvait pas parvenir à ses fins, elle planifiait -tout en mangeant- son plan pour la nuit. Après avoir mangé, fait sa toilette et avoir souhaité la bonne nuit à ses parents, Izil attendit une petite heure avant de descendre sur la pointe des pieds, son appareil en main. L’âtre qui brûlait encore laissait une certaine luminosité dans la pièce, c’est là qu’Izil s’installa. Cachée derrière un fauteuil, elle serait aux premières loges pour capturer le miracle de ses yeux juvénils. Le casque sur les oreilles, un plaid sur les genoux et voilà que l’enquête débutait. Le salon ne dégageait aucun autre bruit que celui du crépitement des bûches, relevant les genoux tout en les enserrant de ses bras, Izil attendait dans son coin caché. Les heures passaient et rien ni personne ne s’était déclaré. Tristement, l’enfant aux grands yeux verts se demandaient si elle ne s’était pas trompée de jour ou même de mois. Minuit venait de passer, Izil remonta un peu plus son plaid. L’attente, le silence et l’ennui commençaient à peser sur son énergie d’ordinaire inépuisable. Se frottant les yeux, elle posa sa tempe contre le canapé qui lui servait de cachette. Le sommeil avait petit à petit eu raison d’elle. La nuit était calme, tranquille, et l’odeur du feu de bois avait tout d’agréable. Un peu plus tard, les narines d’Izil furent chatouillées par une douce odeur, réconfortante et sucrée : celle d’un chocolat chaud préparé avec soin. C’est sur cette note agréable qu’elle s’éveilla, papillonnant des paupières avant de se lever, toujours dans la brume. En sortant de son petit coin, elle se heurta à une petite boîte colorée et enrubannée avant de comprendre que la nuit était passée sans que rien ni personne n’ait alerté ses dispositifs. Elle consulta rapidement les fréquences enregistrées par l’appareil de son grand-père avant de constater qu’aucune manifestation arcanique ne s’était faite sentir. Elle cavala vers les aimants, mais là aussi, aucun résultat. En relevant la tête, elle remarqua que toutes les décorations faites en pain d’épice avait été retirées et même mangées ! Il restait des miettes au sol ! C’est avec une certaine déception qu’Izil consulta le petit mont de cadeau, retournant vers ses parents la tête basse. - “ Ah, tu es réveillée Izi, alors, tu as des résultats ? Demanda sa mère avec un air affable. - Non Maman, rien, rien du tout. Désappointée au plus haut point, Izil s’apprêtait à faire volte-face vers l’étage. - Tu ne devrais pas te décourager, Izi, regarde.” dit sa mère en avisant la table. A côté d’un bol fumant de chocolat chaud se trouvait une enveloppe rouge. Ni une ni deux, Izil se rua dessus, faisant sauter la cire du sceau tout en ôtant la lettre de son écrin de papier. L’écriture était lisible, soignée et appliquée et sans attendre ou même prendre mesure de ce qu’il y était écrit, elle déchanta en voyant la signature “ Grand-Père Hiver”. C’est à partir de ce moment que sa lecture commença. “Très chère Izil Je t’adresse cette lettre afin de te féliciter pour ta persévérance et ta détermination. En effet, j’ai entendu dire que tu cherchais à découvrir mon secret. Bien peu nombreux sont ceux capables de le trouver, mais en voyant tout ce que tu as fait pour obtenir une réponse, je me vois dans l’obligation de te complimenter. J’aurai beaucoup aimé te l’expliquer lors de mon passage, seulement, j’avais encore beaucoup de cadeaux à distribuer. Ce que je te propose en revanche, c’est de me retrouver l’an prochain. Nous prendrons le temps de discuter autour d’un verre de lait et de biscuits au pain d’épice. D’ici là, soit sage et veille à entretenir ta curiosité, c’est très important. Chaleureusement, Grand Père Hiver.” Grâcement reconnue par le Grand-Père Hiver, Izil brandit sa lettre avec fierté et énergie. Cette simple attention venait de lui redonner un éclatant sourire. Merci pour votre lecture.
  2. Plume

    [ Remous ]

    En relisant ce carnet, je me suis rendu compte que je n'avais plus écrit depuis la campagne. Ce temps étant maintenant passé et ce carnet n'a plus vocation à avertir qui-que ce soit, je me suis interrogée sur le bien-fondé de sa conservation. Mais après avoir parcouru ses pages plusieurs fois dans des moments de calme, j'en viens à une constatation : il m'a gardé en mémoire ces instants de doute, de peine et de déni. Uniquement des hauteurs faramineuses desquelles j'ai fini par me soustraire. Il me sert de mémoire, moi qui aujourd'hui ne vit plus que dans mes présages passés. Mes rêves et mes espérances. Le bruit de cette balle partant en plein visage, des cris de mes Frères et Sœurs tourmentés, la vision de leurs âmes flottant dans les fontaines, prisonniers à jamais et condamnés à l’errance, sans repos. Devrais-je seulement le notifier, l'inscrire dans ce carnet ? Pourquoi je ne puis l'oublier... Les soldats, les officiers, tous l'ont vu et tous se rappelleront à jamais du spectacle nous incombant. ~ ☸ ~ Le Seigneur Chantorage représente notre pire faiblesse, notre pire échec. Je ne serai pas à la hauteur. ~ ☸ ~ Notre ordre a essuyé la pire défaite possible. Celle de la corruption des abysses emportant mon Maître, notre Maître avec elle. Purgé le Sanctuaire aura été la pire de toutes les épreuves, mais elle m'aura aidé à grandir, à m'affirmer et à m'assagir. J'avais des projets. Qu'en faire maintenant ? Pour le bien, j'ai perdu tant. Je me rappellerai toujours du froid de la cathédrale, de cette silhouette féminine, tentaculaire parlant au Seigneur Chantorage. Que représente t-elle, quelle infamie. Toute cette histoire est un entre-las de mensonges, de trahison et de secrets. Je n'aurai sans doutes jamais l'occasion d'en savoir plus, de trouver les réponses à mes questions pourtant toujours aussi nombreuses dans mon esprit. Je vais devoir avancer avec ça, c'est si douloureux pénible. Comme premier geste, j'ai gardé la mitre du hiérarque qu'il était. J'ai hésité à la nettoyer, la repriser. Mais je ne me sentais pas capable d’altérer un pareil artefact, à la place, je l'ai seulement posé dans une boite ouvragée, il ne revenait pas à Frère Pike, ni au Frère Verne et encore moins à moi.. La seule personne en étant véritablement digne était son sang, sa chair. Brannon Chantorage notre nouveau Seigneur. Je lui avais apporté en compagnie du Capitaine Courvoisier, mon Seigneur savait lui même que cette mitre ne lui irait pas pour des raisons que tous connaissaient mais voulaient taire. La tradition était perpétuée, ce semblant de passation de pouvoir me contentait au fond car les choses rentraient dans l'ordre. Je l'ai senti au fond.. cet apaisement lorsque la coup de feu s'est fait entendre, quand les souffrances venaient de se terminer. ~ ☸ ~ Frère Pike m'a offert une opportunité que je n'ai pu refuser, je suis actuellement le porte-parole du Sillage des Tempêtes à Boralus. Une distinction que je n'aurai jamais pensé avoir. On me fait confiance et la noblesse m'assiste également, seul subsiste un vestige de la folie ici : le Monastère. Je dois m'en charger et une fois que tout ceci sera éradiqué.. Nous en aurons terminé, nous pourrons chercher la flotte depuis deux points distincts. Comme l'envie de prouver ma valeur est forte, mais la pression, la crainte de ne pas être à la hauteur m'étreint tout autant. Je trouve refuge, calme et quiétude dans l'étude de la Marée. Mes introspections sont plus claires, l'horizon est incertain et mes questions sont toujours sans plus de réponses. Mais le temps m'a montré que le voile du déni était mensonger et que l'espoir, lui, était bien plus clair.
  3. ~ ☸ ~ Cela faisait longtemps que je n'avais pas prit le temps d'écrire mes mémoires. Les événements se succèdent ici, bien souvent lorsque les interventions militaires s'achèvent je suis épuisée. Je vais profiter de quelques temps calmes pour poser ces mots. Par où commencer... Je sens mon esprit en proie à un flou terrible, que je n'avais pas avant. Je sens également que mes forces sont réduites, je ne dors pas bien, les cauchemars se répètent par conséquent, je ne puis récupérer mon énergie dépensée la veille. Certains faiblissent et l'accumulation des blessures, même soignées par la marée, ne soigne certes pas les blessures psychiques que les ennemis leurs font endurer. J'enchaîne personnellement les désillusions, je ne sais plus ce que je dois croire. Mes propres convictions, les visions que nous donne la clairvoyance de la Marée ou encore les certitudes des soldats m'entourant. Je pense qu'ils ne mesurent pas l'importance que nos actions ont pour la vallée.. Ou du moins.. je doute. Je m'en veux de douter d'eux surtout ... lorsqu'ils donnent tant. J'ai peur de sombrer moi aussi dans la folie. Et plus nous nous approchons du Sanctuaire, plus j'ai la peur au ventre. Je repense aux dires du Connétable Ventis, aux initiés perdus du Monastère.. Peut être qu'ils sont effectivement perdus.. qu'une purge serait de mise et que nous devrions tous repartir de zéro ? J'ai l'impression que quoi que je dis ou quoique je pense, toutes mes décisions seraient extrêmes... voire insensées. J'ai perdu pied lorsque j'ai cru entendre la Mère à Fort Daelin, je n'ai même pas pu résister alors que son piège était devant mes yeux. Je me demande parfois... ce que je vais devenir. Un K'thir ? Un corps auquel mon âme aura été prélevée pour alimenter un élémentaire corrompu ? Toutes ces perspectives m'effraient. J'ai rêvé l'autre soir de la fin de cette campagne, Frère Pike m'assurait que nous avions réussi, mais tout était si affreux, ils avaient tous succombé, de notre main. Faites qu'il ne s'agisse pas d'un présage. Je ne pourrais pas vivre avec leur morts sur la conscience. Nous supprimons déjà assez d'innocents ayant succombé aux murmures implacables des abysses. Je veux avoir le cœur net sur toute cette histoire.
  4. Plume

    Numéro 2 - La Marée Haute

    Enfin, le retour de la Marée haute, un très bon numéro ! De quoi relancer quelques intrigues !
  5. ~ ☸ ~ "Un cauchemar des profondeurs personnifié, se mouvant sur deux jambes et vêtu comme un prêtre. Sa toge couverte d'algues ne dévoile qu'un amalgame grotesque de tentacules et de chair visqueuse par dessus crocs et griffes acérées. Fourbe et intelligent, s'il ne vous tranche pas la gorge avec sa dague affûté, il hantera vos nuits avec son langage plus noir que l'abysse." - Lazare C'était ainsi que l'envoyé de la Dame de fer m'avait conté ce qu'il avait vu. Ce qui avait eu une emprise sur moi un bref instant mais qui garde une main sur le monastère. Les K'thirs, ces créatures de cauchemar étaient des légendes autrefois. Des avertissements des abysses que l'on ne devait jamais croiser sous peine d'être la cible d'un funeste présage. J'avais enfin été libérée du Monastère, j'ai été sauvé. Je ne pensais pas pouvoir être secourue d'un endroit pareil, le monastère, le séminaire, la vallée... J'ai comme l'impression qu'il va me falloir les oublier. Mes souvenirs risquent de me tromper, plus rien n'est pareil à présent... Frère Therold, Frère Pike... nous sommes quelques uns à rester inchangés.. Je ne m'explique pas ce phénomène, nous suivions pourtant bien la Mère des Marées, et ce, scrupuleusement. Qu'est-ce qui peut induire tant de disciples à se tourner contre leur raison... ? Quel sens y a t-il dans tout cela ? Quelles sont les fins de ce plan tordu et qui en tire les ficelles ? " Il se peut que le Seigneur Chantorage ne nous ait pas trahi, mais si cela est confirmé, qu'il est bel et bien un félon, alors il devra répondre de ses actes devant l'Amirauté." - Seigneur Aodren Courvoisier Je suis hors de danger pour l'instant. J'ai la chance de bénéficier d'une protection spéciale et d'être sous l'égide de la noblesse. J'ai rencontré les haut-dignitaires de la campagne pour libérer Chantorage, tous semblent convaincu, le Seigneur Chantorage est devenu fou et devra payer pour ce qu'il a fait à Kul Tiras. Depuis la chambre que l'on m'a alloué, je ne sais plus quoi faire ni penser, je suis au pied du mur et je redoute de voir l'état du Sanctuaire des Tempêtes, je supplie encore notre Mère pour qu'elle ramène les miens à la raison, s'il fallait que notre Seigneur se montre clément, se montre aussi vrai qu'il était auparavant... J'aimerai que cela se fasse maintenant. Ce que je peine le plus à croire aujourd'hui, est qu'il cherche même a attenter à la vie de sa propre chair, voilà, actuellement le fait qui m'accable dans ma tromperie. Comme j'aimerai trouver réconfort dans la voix de notre Mère. Mais elle aussi demeure silencieuse, j'ai peur qu'elle se taise à tout jamais. Je pense au passé et à l'avenir par ces moments ou plus rien ne se passe, ou plus aucun regard ne me scrute, qu'adviendra t-il des eaugures lorsque tout cela sera fait ? Serons-nous toujours respectés et estimés des tirassiens ? Ou serons-nous réprouvés par ceux qui furent jadis les nôtres ? "J'ai peur. J'aimerais qu'ils se trompent." ~ ☸ ~
  6. Plume

    Numéro 1 - La Marée Haute

    Quoi de mieux qu'une presse pour rendre les actions de la zone encore plus impactantes. J'adore, c'est beau, c'est propre.
  7. ~ ☸ ~ J'ai toujours entendu les vagues aller et venir, je les ai toujours entendu siffler, chanter au gré des embruns et des remous. C'est aux premières remarques innocentes de mon âge enfantin que mes parents l'ont su, ce n'était pas le chant galvanisateur des marins que j'entendais, mais les paroles de la mer. Mon destin était tracé : Moi aussi, je serai prêtresse de la marée, un honneur. Peu après que ma sensibilité se soit révélée aux yeux de ma famille, nous avons eu le privilège de recevoir la visite d'une délégation de la famille Chantorage. J'allais partir pour ainsi consacrer ma vie à l'écoute de celle qui m'a toujours parlé. La Mère des marées accordait sa parole à beaucoup d'entre nous, les Eaugures. L'histoire de cet Ordre auquel j'appartiens désormais se trouve être bien plus profonde que ce que je pouvais imaginer à mes débuts, lorsque j'étais une initiée, mes précepteurs brillaient à mes yeux de part leur pédagogie, leur maîtrise et leur excellence. Ils brillaient... Cela faisait plusieurs nuits que je n'entendais rien d'autre qu'un profond silence, la mer s'était tût. J'ai d'abord eu peur d'avoir perdu mon lien si particulier avec Elle, mais il n'en était rien, plusieurs de mes connaissances au Sanctuaire en avait été bouleversées, le Conseil se taisait pour ne pas nous inquiéter, mais il fallait être réaliste, la Mère des marées restait muette malgré nos prières, nos offrandes et pratiques pourtant inchangées depuis l'instauration de l'Ordre. Jusqu'au jour où nous l'avions entendu de nouveau, tous soufflaient de soulagement, Notre Mère ne nous avait pas abandonné. Cependant, la crainte d'un nouveau mutisme était toujours palpable. J'avais peur de ne plus jamais l'entendre, d'être seule. J'étais loin de me douter de la suite. La Mère des marées avait changé, ses mots n'étaient plus aussi calme et doux qu'avant, insidieusement, elle était insistante et intimait des actes perfides et violents. Le trouble que cela me causait, retournait mon être tout entier. Le Sanctuaire était devenu un lieu ou régnait un étrange silence, pesant et hostile, le Conseil était aux côtés du Seigneur Chantorage. Malgré la présence de cette voix qui était pourtant si familière et même autour de mes Frères et Sœurs. Je me sentais seule, différente, noyée dans un océan d’incompréhension. Pourquoi tout avait si soudainement changé, pourquoi s'était-elle tût.. J'en avais le tournis. J'ai vu certains de mes confrères et consœurs tomber malade, certains étaient devenu agressifs, nerveux et suspicieux, tandis que d'autres étaient calmes, froids et avaient cette lueur veule qui inondait leurs yeux. Les mauvaises nouvelles se succédaient, certains eaugures disparaissaient, mais le pire était à venir : La flotte du Capitaine Portvaillant, venait de disparaître. Le Conseil et le Seigneur Chantorage avait apparemment pour mission de la ramener dans les plus brefs délais. La flotte entière avait-elle réellement disparue ? C'est si soudain... Peu de temps après cela, j'ai perdu du poids, je sentais que ma robe ne me seyait plus du tout, mes joues avaient commencées à se creuser et mon teint était blafard. Je dormais affreusement mal, la voix de la Mère des Marées semblait plus forte encore dans mes rêves, ou plutôt devrais-je dire, dans mes cauchemars. Maître Chantorage, quelle est cette folie.. Pourquoi ne rien nous dire ? J'ai tant de peine à ne pas comprendre les maux des miens. La frustration était mon moteur depuis quelques jours, je me forçais à rester sourde à certaines invitations. Dans quelques jours, je serai aux côtés du Frère Allen au Monastère, peut être que lui sait quelque chose. Je ne peux me résoudre à penser que tout cela est normal, Pourquoi pas avant ? Pourquoi maintenant ? Rien n'a de sens. ~ ☸ ~ A mon arrivée au Monastère, j'ai ressenti cette même sensation de lourdeur, une angoisse qui montait lentement le long de mon dos à la manière d'une main ou d'une araignée, chaque pore de ma peau se retrouvait rehaussé par l'effroi. Ici aussi, tout avait changé. Les initiés semblaient vides, comme s'ils buvaient sans réfléchir les paroles de la Sœur Celicia, le Frère Matthew était obnubilé par les archives, il n'y avait plus aucun échange, plus aucune vie, tous étaient si frénétiques, si hâtés. Puis... j'ai entendu une conversation, la Soeur Adrianna avait invité le Capitaine d'un des navires à payer une somme dispendieuse contre la bénédiction de son bâtiment. A quoi cela rimait ? Jamais nous ne nous étions abaissés à vendre nos services. Je savais Boralus en proie à la corruption, mais je ne pouvais imaginer que les nôtres puissent être au cœur de ce genre d'affaires. Le Frère Allen était silencieux et agissait comme les autres, néanmoins, subsistait encore en son regard grisâtre, une lueur de lucidité que je cherchais tant dans les prunelles de mes compères. Il sait quelque chose, j'en mettrai ma main au feu. Je passe ma semaine à imiter les autres, je déambule en ville afin de trouver une pointe de vie. L'agitation est palpable, les bas-quartiers sont désœuvrés et .. là encore, les eaugures prêchent de funestes cantiques, c'est surréaliste. J'ai récemment été interrogée par une journaliste, Mademoiselle Amaranthe de Tyr, la Flotte disparue, la perte d’ampleur des nôtres et le mutisme de la Maison Chantorage, tout cela, elle le savait. Cela me rassurait, je ne devenais pas folle, mais si seulement les miens pouvaient le voir. J'ai du jouer un discours rassurant, témoignant d'une prise en main de la part du Maître, je prie encore pour que celui-ci se présente à nous pour nous ouvrir la voie. J'ai encore tant d'espoir... ~ ☸ ~ C'est en vertu de cet espoir que j'écris aujourd'hui ces mots. Je suis désormais convaincue que quelque chose est arrivé à notre Ordre. Je ne sais quoi, ni comment cela à bien pu arriver, mais je me lance désormais dans la tâche de découvrir ce qui a tout fait basculer. Et si je venais à disparaître à mon tour dans des circonstances inconnues, j'ai bon espoir que ce feuillet soit une preuve des événements étranges qui surviennent insidieusement dans nos Ordres. Je continuerai à l'entretenir de mes observations et de mes progressions pour mettre à jour d'éventuelles dégradations de notre communauté. Pour Kul'tiras. Pour La Mère des Marées. Pour la Maison Chantorage. ~
×
×
  • Créer...