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Elenwe

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  • Date de naissance 20/04/1994

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  1. Elenwe

    Carte Commerciale

    Ceci est l'établissement du travail de Namlor vis à vis de l'organisation des commerces dans Boralus. Merci de vous fier à cette carte, qui sera remplie est modifiée au fil des jours et des installations, pour vous permettre de mieux connaître la ville. Vous souhaitez ouvrir un commerce à Boralus : - Trouvez un endroit qui correspond à vos attentes et au contexte de la capitale. - Veillez à vérifier que l'endroit n'est pas déjà pris. Attention, cette carte ne reflète que les commerces recensés, mais il existe aussi des maisons utilisées qui ont été spawn. Assurez-vous de ne pas despawn quelque chose à votre profit. - Contactez le référent au spawn, Namlor#4371 (sur Discord) ou Namlor sur le forum, afin de négocier avec lui l'ouverture de votre commerce ! A priori, si vous respectez le contexte et que l'endroit n'est pas déjà prit, vous risquerez rarement de faire face à un refus. Pour faciliter votre recensement, merci de bien remplir ce formulaire : - Nom de l'entreprise - Propriétaire - Employés (nombre et noms) - Horaires d'ouverture (en RP) - Adresse (screen de la location sur la map) - Tarifs moyen de tes service Merci de bien respecter ces règles et tout se passera bien !
  2. Elenwe

    Codex des Lois

    Code Pénal Préambule: Le code ci-dessous s’applique pour le sanctuaire RP à Boralus, mais peut sur l’ensemble des régions de Kul Tiras servir de base. Ce code a été rédigé par les référents militaires Reaven, Anaxandridas et Kraz qui se sont inspirés du codé pénal de la Garde de Hurlevent, KT RP. Chapitre I : Du code préliminaire. Chapitre II : Des délits. Lors de la mention du terme geôle ; selon la gravité de votre délit, votre personnage pourrait être enfermé dans les géôles de la caserne, ou à Tol Dagor. Chapitre III : Des crimes. 1) Des crimes. 2) Du cas de la légitime défense 3) De la récidive. Chapitre IV : De la responsabilité civile des animaux 1) Dans le cas où l'animal a un propriétaire. 2) Dans le cas où l'animal n'a pas de propriétaire. Chapitre V : Réglementation de la Magie Code d’honneur (caserne) : Règlement des visites (caserne) :
  3. RP Noble, contexte Ce guide a été réalisé par le joueur Baron (Aodren) dans le cadre son titre de référent à la noblesse, et lui appartient. Référents à la noblesse : Baron (Aodren) et Shadee (Janella) Sommaire : I/ Le noble L’appartenance à l’ordre nobiliaire s’accompagne de faits établis, comme l’appartenance à une maison, mais aussi de possibilités, comme celle de recevoir un titre où une fonction. A) Le titre Ici, le lore ne nous aide pas vraiment. En dehors de l’Amiral suprême, il semblerait qu’il n’y ait que des “seigneurs” à Kul Tiras. Tout noble ayant une propriété foncière étant alors immédiatement considéré comme seigneur de ses terres, ce terme peut donc poser problème en rp, d’autant plus que ce manque de hiérarchie ne paraît pas très vraisemblable. Aussi le noble peut être doté d’un titre de noblesse. Celui-ci doit bien sûr rester raisonnable : Il ne faut pas dépasser les grandes familles kultirassiennes du lore,que nous voyons comme l’équivalent de ducs, ni même être à leur niveau. Afin de ne pas trop encombrer la hiérarchie tout en proposant un système cohérent, nous avons décidé de retenir les titres suivants dans leur ordre d’importance : Comtes, barons et chevaliers. Voici un rapide résumé de ce à quoi correspond chaque titre (dans la sélection opérée) : ● Comte : Il s’agit du plus “petit” titre de la haute noblesse. Un tel personnage serait probablement directement rattaché à l’une des grandes maisons Kultirassienne. On peut imaginer un personnage à peu près équivalent, en terme de statut, au Seigneur Norwington. Par conséquent ce titre doit être employé avec parcimonie ! La majorité des nobles de Kul Tiras doit être composé de titres plus modestes. Le comte possède forcément un domaine. ● Baron : Il s’agit d’un titre inférieur à celui de comte, mais tout de même supérieur au chevalier. Il possède probablement un petit domaine, et donc les revenus qui vont avec. ● Chevalier : Le chevalier est le plus petit échelon de la noblesse. Adoubé, il possède donc un statut de noble et les privilèges qui vont avec. Il s’agit avant tout d’un combattant, par conséquent il doit avoir de l’équipement et une monture. Le titre de banneret est également disponible, bien que plus difficile à mettre en oeuvre dans le royaume de Kul Tiras. Il faut tout de même noter qu’il s’agit d’un chevalier ayant le droit de porter sa propre bannière au combat et éventuellement de mener ses propres troupes au combat. Ce rang étant très modeste, il ne faut pas penser pouvoir mener des armées entière, bien sûr. Une vingtaine d’hommes semble déjà être un effectif plus que respectable. Bien sûr l’usage du titre n’est pas obligatoire pour ceux qui veulent vraiment coller au lore, celui de seigneur peut tout à fait convenir également, tant que l’on reste dans un niveau de noblesse assez modeste. B) Une maison Qu’il soit issu d’une ancienne lignée où fraîchement anobli, votre personnage fait forcément partie d’une maison. Celle-ci est composée de sa famille proche (les membres les plus éloignés pouvant parfois appartenir à une autre maison par le biais du mariage par exemple). Outre les parents de votre personnage, la maison comprend également les serviteurs, domestiques et autres employés officiels (et moins officiels parfois) qui lui sont rattachés. Chaque famille se dote d’armoiries afin de se différencier des autres, parfois aussi d’une devise. Si le personnage possède un domaine, il s’agit probablement de celui de sa famille… Mais bien sûr cela reste de votre ressort, comme tout ce qui touche à l’organisation de votre maison ! Cette dernière ne peut cependant pas être indépendante : Elle s’inscrit forcément dans le fonctionnement politique du royaume et est donc soumise à l’une des grandes maisons de Kul Tiras et bien sûr à l’Amiral suprême. Elle peut aussi être inféodée à une autre maison qui lui serait supérieure. Elle peut cependant avoir une autonomie plus où moins importante en fonction de ses spécificités. Son degré de loyauté dépend également de vous, bien entendu. C) Une fonction Le noble n’existe pas uniquement à travers son titre où sa maison mais également par le biais de sa fonction. Les activités jugées comme étant rabaissantes sont proscrites, ces dernières étant composées des tâches manuelles (et subordonnée) comme l’agriculture, la construction… Le métier de barde peut également être vu d’un très mauvais oeil, bien que la pratique de la musique où de la poésie en tant que passe-temps reste tout à fait convenable, et même appréciée. Un noble qui s’adonnerait à ce genre de besogne serait immédiatement moqué de ses pairs et deviendrait rapidement la risée de la cour. On retrouve principalement deux fonctions chez les nobles : ● Militaire : Les officiers Kultirassiens sont tous de noble ascendance, du moins ceux qui sortent de l’Académie Portvaillant, qui est un lieu réservé à la noblesse et à la bourgeoisie du royaume. La marine est naturellement l’un des choix de prédilection pour les nobles soucieux de s’illustrer par les armes, on trouve donc bon nombre de capitaines de vaisseaux nobles, mais les autres armes sont tout aussi respectables. La noblesse kultirassienne est très imprégnée de culture militaire : Tout noble qui se respecte connaît au moins des rudiments d’escrime et sait monter à cheval. Cela fait partie de leur éducation. ● Juridique : Les nobles peuvent avoir une fonction juridique. Le lore est très flou en ce qui concerne cette précision, mais ne semble pas pour autant la contredire, donc une carrière dans ce domaine est tout à fait envisageable. Naturellement les nobles ont un poids politique puisque c’est sur eux que le pouvoir se repose. II/ Les rapports du noble avec son entourage La posture d’un noble n’est pas la même que celle d’un simple roturier, il est donc important de poser quelques bases concernant son rapport avec le monde. A) Avec le pouvoir Cette partie se penche sur deux points bien spécifiques : L’Amiral suprême et les grandes familles de Kul Tiras. L’Amirauté est actuellement détenue par la famille Portvaillant, par le biais de Katherine, conseillée par Dame Corsandre. (CF Guide lore de la noblesse pour les infos !) Si les nobles sont forcément inféodés à l’une des familles principales et à l’Amiral Suprême, leur loyauté peut être très volatile, d’autant plus que, comme le dit Taelia dans les dialogues du jeu, les nobles de Kul Tiras sont actuellement plongés dans une lutte de pouvoir intense. Aussi, sous couvert de loyauté, la noblesse se livre aux intrigues et certains peuvent vouloir accroître leur influence. Il est également important de noter que toute allégeance envers une famille sera lourde de conséquence : Après la révélation de la trahison Corsandre, une maison qui lui serait inféodée subirait forcément les affres de cet évènement, par exemple. Une chose tout de même : On ne peut pas pour remplacer l’Amiral suprême ni l’une des grandes familles. Cela parait logique, mais une petite piqûre de rappel ne peut pas faire de mal ! En dehors de cette spécificité relative au suivi du lore de Blizzard, toute ascension est évidemment possible en fonction de vos objectifs ! La vie de cour est bien sûr au coeur de ces rapports, mais cela sera développé plus loin ! B) Avec les autres nobles Ceux-ci peuvent être très variés en fonction du développement du rp, évidemment, et dépendent intégralement de vous. Il faut toutefois se souvenir de quelques faits ! ● Le monde de la noblesse est celui des apparences. Il faut faire bonne figure et parfaitement coller à l’étiquette sous peine de susciter moqueries et médisances. ● Les luttes de pouvoir passent par toute sorte d’actions. Un conflit entre deux maisons pourra par exemple se régler par le biais d’intrigues bien ficelées, maintenues dans l’ombre, où bien par des affrontements plus directs entre hommes de main… Atteindre la réputation de son ennemi par la diffamation peut aussi être une façon de lutter. Cela dit, il faut tout de même garder une certaine mesure dans ses actions et surtout assumer les conséquences de chacune d’entre elles. C) Avec la roture Bien que leurs modes et lieux de vie diffèrent largement, nobles et roturiers ne vivent pas sans se croiser. Leurs rapports sont alors tout particuliers et, bien que chaque individu soit comme il est, reposent sur certains points capitaux : ● Il existe une différence de statut fondamentale entre un membre de la noblesse et un roturier. Par conséquent les premiers attendent du respect de la part des seconds, eu égard à leur rapport privilégié avec le pouvoir et bien sûr leur idée d’une naissance supérieure. Tous les nobles méritent le respect du point de vue des roturiers, qu’importe leurs actions,ils restent TOUJOURS supérieurs socialement et hiérarchiquement à n’importe quel roturier. Un manquement à cette attention aura forcément des répercussions, qui pourraient se traduire par une sanction envers le roturier trop téméraire. ● Si les nobles ont effectivement un statut supérieur à celui des roturiers, et le pouvoir de leurs infliger des sentences au besoin, cela ne veut pas dire qu’un aristocrate peut se permettre un comportement cruel voire sadique envers ceux-ci sans encourir le moindre risque. Tout puissants qu’ils sont, les nobles ne sont toutefois pas invulnérables aux yeux de la loi, comme nous le verrons très prochainement. ● La maison du noble possède probablement des serviteurs et des domestiques. Ces personnes, forment “l'hôtel” de la maison. Encore une fois, le noble a et aura toujours un statut supérieurs à ses valets. Les relations doivent être les mêmes qu’avec les autres roturiers, mais également se doubler d’une fidélité sans faille. Un valet corrompu paiera par exemple le prix de sa duplicité si celle-ci est découverte. Mention spéciale : Les eaugures font partie de la roture, cependant ils sont traités avec respect par tous, y compris les nobles. L’ordre forge la croyance de Kul Tiras, et leur manquer de respect et pire encore, attenter à leur vie directement où par le biais de menace est considéré comme un affront au royaume tout entier, et donc passible de sentence, peu importe l’ordre auquel appartient le coupable. D) Avec la justice Ici le lore est clair : Les nobles sont concernés par la justice du royaume, mais pas de la même façon qu’un roturier. Traîner un aristocrate en justice est une action des plus risquées, surtout si l’accusateur est un simple citoyen. Les juges sont plus favorables aux nobles, qui peuvent en plus user de leur influence pour ralentir les procédures où bien retourner les accusations à l’envoyeur. Cependant, si le crime du noble apparaît comme irréfutable, alors il est châtié comme n’importe qui d’autre. Par ailleurs, toute forme de trahison (de la maison suzeraine - qu’il s’agisse d’une grande maison où non - où envers l’Amiral Suprême et le royaume) est sanctionnée sévèrement dès qu’elle apparaît au grand jour. III/ Les lieux qu’il fréquente A) Un domaine Le noble possède bien souvent un domaine, se traduisant par une possession foncière. En fonction du titre, cette dernière peut être d’une superficie et d’une nature bien différente. Elle appartient à la maison du noble qui la possède et se transmet par héritage. Si le noble possède des terres suffisamment grande, il est possible qu’il puisse y trouver une demeure de taille plus ou moins conséquente en fonction du statut et de la richesse. À titre d’exemple, voici la demeure du Seigneur Norwington qui possède un statut assimilé ici à celui de comte (et pas des moindres puisque son influence est importante dans le royaume, comme le prouve son fameux festival) : Dans le cadre du Sanctuaire, Boralus apparaît comme étant le centre du rp, aussi le noble peut être natif de la capitale et posséder sa résidence à la campagne, dans son domaine, où bien venir de ce dernier et posséder une résidence en ville afin de se tenir proche du pouvoir, se rendant lorsqu’il se souhaite dans ses possessions. Quoi qu’il en soit c’est un lieu abritant des serviteurs et des domestiques, ainsi que des dépendances comme des écuries. C’est également souvent de là que proviennent les éventuelles forces militaires à disposition du noble (chevaliers exclus, rappelons-le). Le domaine n’est pas une obligation non plus, votre personnage peut tout à fait être intégralement basé à Boralus, cependant il vaut alors mieux lui trouver une source de revenus afin qu’il puisse maintenir des finances acceptables et procéder aux dépenses nécessaires à la réalisation de vos ambitions. B) Une résidence Au vue de la dernière information énoncée, il peut sembler capital pour l’aristocrate de posséder sa propre résidence en ville. La plupart du temps on parlera d'hôtel particulier (dans mon cas par exemple, l’Hôtel Courvoisier) qui prend la forme d’une demeure plus où moins vaste forcément située dans le Haut-quartier. Cet endroit est le point de chute du noble à la capitale et abrite bien sûr des domestiques et des serviteurs. Il s’agit toutefois de bâtiments urbains et sont donc soumis à tout ce que cela implique : Il est évident que la présence de jardins où d’écuries s’annonce compliquée par exemple, eu égard aux contraintes spatiales des rues. La possession d’une résidence citadine n’est toutefois pas une nécessité, il est clair qu’il s’agit là d’un confort non-négligeable pour la vie à la capitale, mais d’autres arrangements sont sans doutes possible en fonction de vos envies. Cela dit, une situation précaire en terme de logement où jugée infamante (résider chez un roturier par exemple) par les autres nobles aura bien sûr des répercussions au niveau de l’image renvoyée par votre personnage. La résidence n’est pas forcément un lieu intégralement privé ! Contrairement au domaine, elle peut être utilisée pour tenter de donner une bonne image à votre personnage, par le biais d’une réception par exemple. C) Le Haut-quartier Le Haut-quartier et ses alentours immédiats forment le cadre d’évolution principal de la noblesse à Boralus, se déployant aux abords du Donjon Portvaillant, où se trouve la cour, accessible à la noblesse et aux grands dignitaires de Kul Tiras principalement mais éventuellement de l’étranger, bien que l’état actuel des relations entre l’Amirauté et l’Alliance ne laisse pas cette possibilité pour le moment, l’Alliance n’étant pas la bienvenue (N’oublions pas que Jaina est, au début du Sanctuaire, exilée et que Genn Grisetête - qui est pourtant roi de Gilnéas - a bien manqué de finir en geôles à l’instar du personnage-joueur à son arrivée en ville). Cela dit, au fur et à mesure du développement du sanctuaire, l’Alliance sera bien mieux accueillie et il se peut alors que les dignitaires puissent accéder à la cour. Si la Place de l’Unité est accessible à tous, il n’en va pas de même pour le reste des lieux qui l’entourent. Le cas du donjon ayant déjà été abordé, passons au Haut-quartier en lui-même. C’est là que se trouvent les habitations et les lieux publics que côtoient les nobles. Les roturiers n’y sont pas autorisés, sauf justification officielle, falotiers, jardiniers et domestiques étant bien sûr exempts de cette interdiction puisqu’ils travaillent sur les lieux. Une autre exception touche les bourgeois, qui sont également autorisés à côtoyer les lieux, au même titre que les nobles. Il est important de garder en tête le fait que : TOUTE PERSONNE N’APPARTENANT PAS AUX CATÉGORIES AUTORISÉES DANS LE QUARTIER ET S’Y TROUVANT QUAND MÊME ET SANS JUSTIFICATIF OFFICIEL SERA DONC INVITÉE À QUITTER LES LIEUX. UN REFUS OÙ UNE OPPOSITION AURA FORCÉMENT DES CONSÉQUENCES. Il est important de souligner le fait que cette information (concernant les personnes pouvant accéder librement au Haut-quartier) vient directement du lore de Blizzard, qui le précise bien en jeu. Les jardins du Donjon et l’Académie Portvaillant bénéficient également d’un accès limité aux mêmes catégories de personne, ne s’y rend pas qui le souhaite ! Ces lieux sont considérés comme étant particulièrement raffinés et prestigieux, par opposition aux quartiers les plus populaires, qui apparaissent comme étant des zones à éviter absolument, déjà pour le danger qu’ils représentent (quoi qu’un noble puisse bénéficier d’une escorte en armes) mais aussi pour la mauvaise impression qu’une telle action peut jeter sur le noble qui s’en rendrait coupable. En dehors de ces deux risques, un noble bien sûr se déplacer comme il l’entend, bien qu’il paraisse évident qu’un aristocrate ne descendra jamais dans les bas-quartiers pour se promener où bien pour boire à la taverne du coin. En règle générale, si quelque chose requiert l’attention du noble hors des beaux quartiers, il aura plutôt recours à un intermédiaire, souvent issu des rangs de ses serviteurs (plus où moins officiels en fonction du besoin), qu’il s’agisse de rencontrer un contact où bien simplement d’aller au Marché. Il y a cependant toujours moyen d’employer les canaux en cas de déplacement personnel. D) Les lieux publicsLes nobles sont amenés à se croiser dans toute sorte de lieux publics, officiels où non, mais toujours formels quoi qu’il en soit… Cela dit je n’ai rien de plus à développer que ce qui est déjà abordé dans le guide lore, aussi : CF Guide lore sur la noblesse. IV/ Quelques généralités supplémentaires ● L’héritage : Question centrale que celle-ci ! L’héritage régule la transmission des biens de la noblesse. Le lore nous montre qu’à Kul Tiras, c’est l’aîné des enfants qui hérite (s’ils sont plusieurs), peu importe son sexe (CF le cas de Jaina, qui succède à son père et non Tandred, car elle est née avant lui, peu importe son sexe.). Si un noble n’a pas d’enfant, alors son héritage va à son frère, son oncle… Bref, la personne la plus proche de lui dans l’arbre généalogique de la famille. ● L’éducation : A priori, il n’y a pas d’écoles à Boralus. Cependant, la noblesse est manifestement éduquée, aussi l’on peut imaginer que les enfants de l’aristocratie reçoivent la formation de précepteurs. Cependant rien ne le prouve ! ● Maniement des armes : Peu d’informations à ce niveau là. Ce qui est sûr, c’est que les cadets de l’Académie apprennent à se battre évidemment. On peut toutefois imaginer qu’un noble reçoit au moins la formation minimale aux armes de tir pour chasser, puisque c’est là l’un de leurs passe-temps principaux. ● La chasse : Comme dit précédemment, c’est un passe-temps très apprécié par la noblesse. On chasse toute sorte de gibier, des animaux imposants (comme le sanglier où l’ours) pour démontrer son prestige, mais aussi des cerfs, des lapins, etc. L’hermine tient une place privilégiée au sein du tableau de chasse de la noblesse, car il s’agit d’un animal noble. Du moins le fait de porter sa fourrure est-il noble, et signe de bonne santé. ● L’étiquette : La noblesse Kultirassienne accorde une grande importance à l’étiquette et à la bienséance, ne pas respecter cela peut conduire à toute sortes de moqueries de la part du milieu mondain. Cela dit, cette question est assez vaste, aussi sera-t’elle développée dans le prochain post !
  4. Contexte de la Horde à la Vallée Chantorage Ce contexte a été approuvé par le référent de la Horde, Avakh, et par Shamalau. Situation en 8.0 : Lors de la découverte de Zandalar, la Horde concentre ses efforts sur la création de liens avec l’antique peuple des Zandalaris. Suite au sauvetage de la princesse Talanji des prisons de l’Alliance par la Horde, le Roi Rastakhan accorde aux étrangers un droit de séjour à Zuldazar. Ce vaste empire n’est pas sans connaître quelques troubles. La région recèle de sombres secrets et les rumeurs parlent d’une rébellion naissante. En tant que représentant de la Horde, vous devrez gagner la confiance du roi Rastakhan et du conseil zanchuli pour pouvoir exploiter les ressources et la redoutable flotte de Zuldazar. L’effort de guerre de la Horde en dépend. Que se passe-t-il dans la Vallée : La Vallée Chantorage abrite derrière ses paysages idylliques de nombreux et sombres secrets. Uniquement accessible par un chemin sinueux, la Vallée semble bouclée par les soldats de Chantorage, dans un barrage humain qui empêche Boralus d’être au courant des dernières nouvelles. Le royaume de Kul’Tiras a perdu sa légendaire flotte, disparue en mer sans laisser de traces. Lorsque les recherches sont lancées pour retrouver les navires kultirassien, c’est le Seigneur Chantorage, dont les terres s’étendent sur toute la Vallée, qui se charge de la tâche par le biais de son culte ; les Eaugures. Secrets, ils tirent leur force et leur pouvoir de la mer, de l’eau, et sont ceux qui commandent aux mers pour rendre cette flotte imbattable. La rumeur court toutefois, et le Seigneur Chantorage est silencieux. Désormais, s’aventurer à l’est vers le Sanctuaire des Tempêtes peut mener à la mort. L’information n’est pas encore donnée dans tout Kul’Tiras et l’enquête ne fait que commencer. Sur la côte ouest, Fort Daelin est assiégé par les nagas. Des colosses s’en prennent aux remparts de pierre tandis que des harpons percent toujours plus profondément les murs qui surplombent la forteresse. Enhardies par la négligence des soldats, des créatures vicieuses s’en prennent au noble peuple de Chantorage. Qu’il s’agisse de rats et d’araignées au hameau du Meunier ou d’un huran territorial, ces menaces continueront de croître si personne n’intervient. Enfin, Brennadam, principale ville est en proie à un conflit interne, les habitants et fermiers sont furieux de s’être vus confisquer leurs récoltes. Attaquée par la Horde, la ville repart victorieuse de la bataille, au prix d’une partie dévastée de la ville et de nombreux morts. La Horde, elle, s’est emparée de la mine de la montagne et a bâti son campement et doit lutter entre les menaces d’est et ouest tout en faisant valoir sa position avantageuse. En tant que joueur de la Horde, vous vous placez dans un contexte temporel où vous venez de gagner du terrain sur le camp Croc-de-Guerre. Votre rôle est de vous renseigner sur la situation de l’Alliance, et de profiter des veines Azéritiques pour le compte du chef de guerre, Sylvanas Coursevent, et du chef de camp, Rexxar. Opportunités d’évolution : Vallée Chantorage : 8.0 : La Horde parvient à parfaire sa prise sur la montagne, organisant des raids pour récupérer des ressources. Sa principale mission toutefois reste d’obtenir des informations sur la situation de l’Alliance, sur sa flotte, ses conflits internes. Lorsque le Siège de Boralus viendra, un contingent de la Horde est détaché vers la ville pour s’emparer des armes Azéritiques de Dame Corsandre. Il doit s’agir d’un groupe de bataille discret, qui profite de la zizanie au sein de la capitale, mais qui ne peut faire front direct sur l’Alliance. NB : tant que l’alliance ne sera pas arrivée à ce stade, il est, de manière logique, normal de ne pas précipiter les choses. Kul’Tiras : La Horde possède des campements plus petits de parts et d’autres de Kul’Tiras. Vous aurez l’opportunité d'interagir avec les environnements propres à ces zones. Entre pirates et sorcellerie, il y a du choix ! Zandalar : Au-delà de votre mission au sanctuaire de la Horde, il est fortement conseillé de créer des événements qui vous permettront de réaliser les trames dédiées à Zandalar et les Zandalaris. Entre les événements qui gravitent autour du Roi Rastakhan, le conseil zanchuli, l’influence du Loa de la Mort, la corruption ou la mort des loas, la situation dangereuse de Vol’dun et de l’empire Sethrak, la résurrection de Mythrax et enfin la menace des trolls de sang et de leur dieu, G’huun, vous avez l’embarras du choix ! La Conquête de la Horde : Il est important de savoir que malgré tout, la Horde est en sous effectif à Kul’Tiras. Malgré une attaque à Brennadam, sa défaite a entraîné la perte de son arme principale : un engin de siège azéritique. De nombreux joueurs souhaitent pouvoir faire la guerre en Chantorage. C’est possible. Ce qui ne l’est pas est d’annexer la Vallée pour le compte de la Horde. Pour trouver un juste milieu, il vous sera autorisé de conquérir des lieux de manière temporaire et qui ne s’inscrivent pas dans l’évolution officielle de la zone. Vous ne pourrez donc pas annexer des zones comme le Fort Daelin, ou encore l’est de la Vallée (pour ne citer que ces deux exemples). Pour récupérer les lieux, vous devrez vous accorder avec le Chef de Projet et votre référent. - Si vous souhaitez organiser des batailles PVE, vous êtes libres d’utiliser des PNJ de l’Alliance. - Si vous souhaitez organiser des batailles PVP, vous devrez trouver une personne volontaire pour animer la faction adverse et les joueurs qui accepteront de la suivre. Il n’est logiquement pas possible d’attaquer Boralus, vous devez rester logique envers le lore. La Horde n’attaque pas la zone, vous n’avez donc pas à le faire. Vos troupes seraient annihilées entre les canons présents un peu partout dans la Capitale et les forces militaires de la ville. Précisions sur le contexte, sur la conquête, après des questions posées par le référent Avakh & Shamalau : Warning : c'est du copier coller d'une conversation, la lecture peut être compliquée, le contexte un peu wtf mais le message y est.
  5. Elenwe

    Un monde en flammes

    Elle flottait. Là, au milieu des corps de ses frères et sœurs, des vestiges de son peuple, des débris et reliques de sa longue vie. Incapable d’émettre un bruit, incapable de fermer ses yeux devant le sinistre spectacle qui s’offrait à elle. Au milieu de tous ces corps, elle vivait mais n’en donnait pas l’impression, son corps pétrifié par la douleur, la fatigue, la tristesse... accompagnait les cadavres sans vie qui dérivaient vers le rivage le plus proche. Un mot résonnait dans sa tête ; Pourquoi ? Ils avaient eu vent du déploiement de la Horde à Orneval, là où déjà les barbares à peaux vertes avaient depuis longtemps entrepris de raser les forêts sacrées de leurs territoires. Alnyndra s’était imaginée que les Orcs, après les pertes provoquées par la Légion, étaient là pour ravitailler leur peuple, réparer leurs machines, renforcer leur économie après toutes leurs dépenses militaires. C’est ce qu’elle pensait, au début. Comment la Horde, après avoir fait front commun, pouvait encore choisir d’attaquer les elfes, d’attaquer l’Alliance ? Personne n’avait oublié la trahison de Sylvanas sur le Rivage Brisé, mais beaucoup avaient accepté de tourner la page, en honneur de la paix. Tant de choses importantes étaient encore à faire… les blessés devaient panser leurs blessures, et le monde qui agonisait de la pointe de l’épée du Titan Noir devait être guérit. En oublier la corruption qui attaquait Azeroth au profit d'une nouvelle guerre, pourquoi ? Les mortels n’avaient-ils pas déjà fait trop souffrir leur terre ? La Horde avançait encore et encore, et les rouages de la guerre se sont activés lorsqu’Astranaar a été rasée par la faction adverse. Femmes, enfants, frères… Alnyndra leur avait rendu hommage avant de s’envoler pour Austrivage pour assister Hurlorage dans la défense des terres Kaldorei. Elle enviait la force de la nature de Malfurion, il avait érigé un mur de feu-follets pour barrer la route de Sylvanas, venue en personne. Le combat s’avérerait rude mais elle se savait prête, et revigorée par la rage de vaincre. Ils avaient été pris de court, la Reine Banshee était connue pour être stratège, les Kaldorei l’ont vu à l’œuvre, et tous connaissent son passé à Quel’Thalas ; elle était redoutable, et sa non-mort la rendait implacable. Depuis combien de temps prévoyait-elle cette attaque ? Elle avait su que la Grande Prêtresse était absente de Teldrassil, elle avait saisi l'occasion. Les combats faisaient rage, la druidesse griffait, chargeait ou invoquait les forces astrales d’Elune pour annihiler ses ennemis. Alnyndra était compétente, on la reconnaissait à sa chevelure argentée qui brillait aux reflets de la lune. Sa mère l’appelait « Mon Astre », et le surnom était resté pour devenir un titre auprès de son entourage, ses amis. Ces frères et sœurs qu’elle voyait tomber sous les haches orques, instruments barbares, aussi laids que leur porteur. Elle fulminait, fournissant plus d’efforts encore sur un front qui ne tarissait jamais. La Horde connaissait les Kaldorei, elle ne les sous-estimait pas, au contraire. Les Orcs resteraient aussi nombreux pour tenter une victoire rapide, avant que les renforts du Jeune Roi n’arrivent en Kalimdor. Les elfes avaient reculé jusqu’aux plages quand le mur de Malfurion s’était effondré, regardant, désemparés, les esprits de leurs ancêtres se disperser, victimes des machinations de la Horde. Beaucoup de sentinelles et de druides avaient été appelés ailleurs, l’invasion viendrait aussi de Gangrebois et serait commandée par le Haut-Seigneur Saurcroc. Partout, Alnyndra entendait les ordres qui émanaient des commandants, mais la conclusion était inévitable ; ils étaient acculés. Beaucoup de batailles étaient livrées en même temps, dans les forêts, sur les plages, dans les villages… la puissance Kaldorei frappait où elle le pouvait… Une force rarement égalable, joyau d’une race antique, mais insuffisante face à la vague incessante des barbares sous la bannière écarlate. Alnyndra avait eu connaissance des forces de l’Alliance qui approchaient en renfort, elle cherchait à gagner du temps face aux orcs qu’elle combattait. Ses sarments, sa force astrale, la bénédiction d’Elune l’aidaient à contenir ses assaillants. Malgré sa fatigue, ses muscles endoloris, son corps sale des affres de la guerre, sa puissance ne faiblissait pas. Elle ne pensait qu’à Teldrassil, son arbre, leur arbre… sa maison. Le temps défilait, s’étirant parfois, rendant les batailles et les combats interminables. Dos à l’Arbre-Monde, elle ne pu entendre que les détonations qui venaient de s’en échapper. Nul ne pouvait réellement tordre le temps à sa guise, rares étaient ceux capables de le faire, mais elle eut l’impression que le monde s’était soudainement arrêté. Son souffle, son corps, ses sorts s’étaient figés. L’Orc qui était face à elle avait cessé de brandir sa hache dans sa direction, elle pointait désormais vers le sol et le visage déformé du peau-verte arborait une expression choquée, alors que son visage prenait une teinte ambrée, provoquée par la lueur nouvelle de Teldrassil ; celle d’un monde en flammes. Avant qu’Alnyndra ne se retourne, elle comprit. Ils avaient échoué à défendre Darnassus. Les soudaines complaintes de ses consœurs et de ses frères… des cris cassés par le chagrin, des sanglots, des gestes désespérés vers l’Arbre des Kaldorei, résonnèrent sur l’une des plages encore tenues par la bataille. Malgré le danger, elle se détourna de l’Orc pour contempler ce qu’ennemis et alliés observaient ; l’un des derniers Arbre-Monde, fierté de la nature et du peuple elfe de la nuit, brûlait et déversait sa fumée dans le ciel d’Azeroth, constamment bombardé par les trébuchets de la Reine Banshee. Alors, lorsque les cendres encore chaudes vinrent toucher les corps des elfes sur la plage, le visage de la druidesse se tordit de douleur et de chagrin. Des larmes coulaient sur ses joues, et elle savait désormais le temps compté pour les survivants de Darnassus. Elle secoua la tête pour se ressaisir, s’empêchant de sombrer dans ce qui finirait par causer sa perte. Lorsqu’elle se retourna vers le guerrier contre qui elle se battait quelques instants plus tôt, le visage de l’orc prit une autre teinte ; il blêmit. Il avait soudainement eu peur, peur en voyant le regard de la femme face à lui. Un regard de haine, de colère qui, il le savait, signifiait son arrêt de mort. La druidesse avait écarté les bras, lançant un hurlement déformé par une voix brisée par la fatigue, le désespoir et la colère. Ses mains s’étaient imprégnées d’une puissante magique astrale, qui avait suffi à siphonner toutes ses forces, mais aussi à annihiler l’orc qui rendait son dernier souffle dans une souffrance qui n’égalait pas celle de son assaillante. Il n’avait pas eu une mort honorable. Il avait eu la mort que son peuple méritait après le carnage qu’il venait de provoquer, il s’y était enrôlé, il avait suivi les ordres.. A ce moment-là, il n’était pas le seul à mourir des sorts ou des lames du peuple Kaldorei. Beaucoup s’étaient laissé envahir par une colère bestiale et de nombreux elfes de la nuit décimaient les rangs ennemis avant qu’ils ne finissent par se ressaisir à leur tour. Alnyndra se souviendra longtemps de ce druide, métamorphosé en ours, qui avait balayé ses assaillants par dizaines avant de succomber de ses blessures, et de chagrin. Malgré la rage qui animait les coups des Kaldorei, leur nombre diminuait à vue d’œil. Le désespoir gagnait peu à peu du terrain sur le moral des dernières troupes. Après tout, ils n’avaient plus rien à protéger. Certains mourraient, pour rejoindre leurs aimés, et d’autres tentaient de fuir la mortelle échéance. Alnyndra en fit de même, l’elfe prit la course sur quelques mètres avant de sauter et de s’envoler vers l’arbre dans sa forme de vol. Elle fuyait, pour mieux se préparer à la Vengeance. L’adrénaline du combat eut le temps de s’estomper durant son envol et l’épuisement gagna l’oiseau qui tirait sur ses ailes pour traverser le manteau d’eau qui le séparait de l’arbre. Elle y était presque, elle le sentait, à l’odeur de brûlé. Elle… ne parvint jamais à destination. Elle ne se souvint que de son corps tombant, lentement, soudainement rafraichit par la sensation de l’eau sur sa peau dénuée de tout plumage. La druidesse avait sombré. Elune l’avait sans doute épargnée. Lorsqu’elle se réveilla… Elle flottait. Là, au milieu des corps de ses frères et sœurs, des vestiges de son peuple, des débris et reliques de sa longue vie. Incapable d’émettre un bruit, incapable de fermer ses yeux devant le sinistre spectacle qui s’offrait à elle. Au milieu de tous ces corps, elle vivait mais n’en donnait pas l’impression, son corps pétrifié par la douleur, la peur, la tristesse accompagnait les cadavres sans vie qui dérivaient vers le rivage le plus proche. Un seul mot résonnait dans sa tête ; pourquoi ? Tout ce qu’elle avait voulu, c’était protéger sa maison. Son monde.
  6. Elenwe

    Accordez-moi un repas

    Emmitouflée dans son manteau noir, la prêtresse serrait dans ses mains tremblantes son pendentif aux reflets dorés et à la forme si familière du soleil. Elle espérait que sous ce temps perturbé par le rayon verdâtre de la tombe, il lui donnerait le courage nécessaire pour avancer, pour réchauffer son cœur face à ce qui l’attendait. Son visage lisse, tordu par la peur, observa un court instant l’escadron auquel elle appartenait. Elle ferma ses yeux scintillants. Ils étaient arrivés la veille, les conseils de guerre de Dalaran avaient envoyé des groupes militaires pour joindre en toute discrétion le rivage brisé. Son escadron était étrangement uni, et ce malgré les races qui le composaient. Humains, elfes de tout horizon, nains, trolls, et même des gnomes s’étaient joints pour former la barrière qui devait empêcher l’arrivée de démons sur les plages où se trouvait l’assaut principal de l’île. A ce moment, ils n’avaient plus vraiment de différents, ils n’étaient qu’un. A ce moment, Aserea pensa qu’ils étaient tous hypocrites, comme si ils espéraient qu’une symbiose des races allait sauver leur peau. Ils voulaient mourir en sachant que quelqu’un aurait essayé de les protéger à un moment ou un autre. La prêtresse tenta de chasser ses pensées négatives mais n’y parvint pas, son voisin de gauche l’en sorti. « Pensez à vos proches, nous le faisons pour eux. » dit-il, dans un sourire qui mettait en avant sa fossette innocente et son visage fin. Il tremblait, lui aussi, mais sa fougue adolescente était encore là, et sous ses mèches flamboyantes, l’humain fixait l’horizon du rivage avec un courage qui fit culpabiliser celle qui d’ordinaire s’évertuait toujours à réchauffer le cœur des justes. Sa main gauche quitta alors un cours instant son pendentif pour aller dans l’une de ses poches et en extirper une lanière de cuir qu’elle avait volé à son compagnon, Astrélas, comme pour se donner un but à atteindre autre qu’une victoire à l’issue de la bataille ; celui de revenir saine et sauve. Et soudain, alors qu’elle enroulait son nouveau porte-bonheur autour de sa paume, sa tête se redressa et son corps se raidit, happé par la surprise et l’effroi. Le cor de bataille venait de retentir. Tout l’escadron bougea comme un seul homme, animé par la peur et la crainte de l’ennemi dont la foi n’avait pour vocation que la destruction de leur monde. Aserea s’empara alors de son sceptre et laissa la lumière réchauffer son corps et son cœur en entamant une prière et un chant qui donnerait courage et force d’esprit à ses confrères. Elle remarqua des regards d’approbation à son encontre, comme un remerciement silencieux. L’aura qu’elle instaurait avec sa relique les aiderait, elle en était certaine. Quel que soit l’ennemi. La prêtresse se pencha ensuite vers le rouquin qui lui avait adressé les derniers mots qu’elle avait entendu avant l’appel du cor. « Pensez à eux, mais pensez à vous, rentrons fêter notre victoire quand tout ceci sera terminé. » dit-elle, dans un sourire chaleureux et un clin d’œil amical. Elle remarqua qu’il ne tremblait plus et qu’il avait à son tour un sourire aux lèvres et un regard déterminé vers l’embranchement d’où viendraient les nombreux démons en renforts sur la plage, et elle inclina la tête, satisfaite. « Accordez-moi au moins un repas, j’ai toujours rêvé de me pavaner avec une ravissante elfe. » lui répondit-il, après un bref regard vers sa sœur d’arme. A côté, un nain ricana à l’entente de la remarque audacieuse de l’humain, et certains de ses confrères s’y mirent aussi. La prêtresse n’eut pas le temps de répondre à son invitation. Un hurlement strident les ramena à la dure réalité. Le ciel venait de s’assombrir, plus qu’il ne l’était déjà, et s’agitait sous une nuée de gangroptères affamés de sang et de gloire pour leur maître. Ils fusaient sur l’escadron mortel qui leva rapidement ses boucliers vers les démons ailés. Certains n’eurent pas le temps de réagir et s’envolaient déjà dans les airs, pris dans les serres acérées des bestioles sanguinaires, voués à mourir dévorés vivants ou jetés dans les flammes infernales des étangs gangrenées qui parcouraient l’île. Profitant de la garde relevée de l’armée du Déclin, de nombreux démons au sol se joignaient à la bataille ; gangrechiens, gangregardes, succubes… Ils se ruaient vers la première ligne de mortels pour en décimer les guerriers qui avaient en vain tenté de se défendre. Tout était désordre, leur formation était presque déjà brisée et le combat ne faisait que commencer. Aserea observa les mages qui se concentraient, en rond, pour invoquer ce qui leur donnerait du temps pour reprendre le dessus sur la bataille. « Protégez les mages ! » cria-t-elle à ceux qui l’entouraient, et peu nombreux furent ceux qui accordaient du crédit à son cri, tant les autres n’étaient concentrés que sur leur propre salut. La prêtresse s’était déjà remis au travail, ses flammes sacrées annihilant chaque démon qu’elle pouvait atteindre qui s’approchait de trop près du cercle des mages. Son sceptre fusait ça et là, accompagné par les éclairs d’un soutien chamanique, des flèches d’un forestier de talent ou même des traits ombreux d’un démoniste qui lançait ses sorts dans un rire dément. Autant de démons tombaient au sol que d’humains expirant leur dernier souffle. Ils ne pourraient pas tenir deux fronts, le ciel devait être dégagé. Alors qu’ils s’épuisaient à protéger les arcanistes dont les mains et le cercle se teintaient désormais d’une énergie pourpre rassurante et dangereuse. Les mages levèrent enfin leurs bras comme un seul homme vers le ciel. Un éclair fusa de leur cercle pour toucher le ciel pour y exploser. La nova arcanique qu’il créa, balaya les gangroptères sans la moindre forme de procès. Il pleuvait, du sang noir et des restes démoniaques, mais personne ne semblait s’en dégoûter. Mêlées à cette pluie charnière, des milliers de particules scintillantes flottaient et descendaient vers le sol et sur les soldats, comme les flocons de neige d’un soir du Voile d’Hiver. La bataille s’était comme arrêtée un court instant devant ce spectacle à la fois gore, et merveilleux. Les démons, seuls au sol, eurent alors un moment d’égarement en perdant leur appui aérien et l’escadron en profita pour enfin prendre l’avantage sur la bataille. Aserea n’osait pas observer les morts autour d’elle, elle ne se concentrait que sur les vivants et les blessés, renforçant leur pouvoir ou soignant partiellement les plaies qu’ils pouvaient subir. Elle était prêtresse, elle devait leur donner la force de l’espoir et la foi en l’avenir. Le pouvoir du soleil l’aide et doit les aider, quoi qu’il en coûte. Les gangroptères en moins, elle n’eut plus à s’inquiéter de sa propre vie pendant un moment. Les soldats connaissaient l’importance des utilisateurs de la lumière dans les rangs alliés, ils la protégeraient jusqu’au bout. La bataille fit rage durant de longues heures desquelles Aserea perdit le décompte, mais elle se sentait épuisée physiquement et moralement. Le flot de démons était continu et ses sorts s’amoindrissaient en puissance, mais l’elfe persistait. A vue d’œil, l’escadron avait perdu la moitié de ses effectifs et les démons n’arrivaient plus qu’au compte-goutte. Leur combat s’éternisait et elle en vint à se demander quand ils auraient enfin l’occasion de se reposer, de crier victoire… Quand elle pourrait accorder à ce rouquin son repas mérité ? Elle contempla sa tenue d’ordinaire immaculée mais aujourd’hui couverte de sangs âcres ou humains, elle était dans un état déplorable et pendant un court instant, n’eut qu’une pensée ; celle de prendre un bain pour enfin se reposer. Ainsi était la guerre, sale, sanglante, brutale et beaucoup trop radicale pour une femme comme elle. En secouant la tête elle se redressa et continua alors d’attaquer, motivée par la simple idée de prendre un bain en rentrant, tout en sachant qu’elle était peut-être trop utopiste pour arriver jusqu’à ce confort, mais elle s’en fichait. Et alors, comme un miracle inespéré dans un récit déjà écrit, une explosion balaya le centre de l’île et fit trembler la terre sur laquelle elle se tenait. Au loin, démons et mortels purent apercevoir la chute du vaisseau vertical de la Légion qui, plus tôt, avait été désigné comme leur centre de commandement. Un nuage de poussière suivi l’abîme du destructeur démoniaque et la confusion gagna alors le groupe démoniaque assaillant. Certains décidèrent de se battre jusqu’à leur mort, d’autres tentèrent un repli stratégique qui leur coûta leurs âmes, balayées et scindées par la horde des chasseurs de démons d’Illidan. Humains, nains, elfes, orcs, mages, prêtres… tous levèrent un bras victorieux. Elle pouvait même apercevoir les bras des gnomes secoués par l’enthousiasme parmi tous les survivants. Un son victorieux traversa la côte, l’embranchement qu’ils défendaient et le centre de l’île brisée par la Legion. Le cor de la victoire venait de sonner. Ils avaient gagné une première bataille, il en resterait. Mais reconquérir une partie de cet endroit était une victoire qu’Aserea n’avait pas espéré vivre en voyant les Gangroptères piquer vers son groupe. Elle soupira doucement de soulagement et contempla les corps de ses camarades et avant de fêter sa victoire, elle serra avec force son sceptre et entreprit, avec ses confrères prêtres, de soigner les blessés et de bénir l’âme de leurs défunts, un à un, pour les accompagner dans le Royaume des Morts. Plusieurs heures durant, elle accorda une bénédiction à ceux qui donneraient leur dernier souffle dans ses bras, leur adressant un dernier sourire chaleureux et bienheureux, pour le dernier vestige de leurs souvenirs. Lorsqu’elle s’arrêta devant le corps du jeune rouquin, elle eut un sourire cassé par le chagrin et elle s’agenouilla pour prendre le jeune homme dans ses bras et le bénir à son tour, une première larme coulant sur sa joue. Elle aurait beaucoup de blessures à soigner, cette nuit. « Nous dînerons ensemble dans une autre vie, mon ami. » lui répondit-elle enfin.
  7. Elenwe

    Tempête

    Elle faisait rage, et ses vagues se brisaient sur les rochers ébènes éclairés par la clarté de la lune. La Tempête n’avait pas cessée depuis que les vagues de démons déferlaient autant dans les cieux que sur terre. Le monde saignait de la fracture qui serait à l’origine de tous les conflits à venir. Son monde. La Dame contemplait la vaste étendue d’eau sans ciller, ses yeux d’un bleu profond scintillaient dans la fraicheur de la nuit. Son visage hâlé s’évertuait à garder une expression neutre, même si ses lèvres rouges tremblaient à cause du froid et de l’humidité qui couvraient son corps. Elle contemplait l’océan, oui, mais ses yeux ne faisaient que suivre le rayon néfaste qui émanait de cette tombe d’où tout avait commencé. Le ciel en était déchiré et à chaque impulsion, le corps entier de l’elfe tressaillait comme si une fine lame entrait lentement dans ses chairs pour la brûler de l’intérieur. Perchée sur son rocher, la femme daigna enfin bouger pour croiser ses bras sous sa poitrine. Des milliers de pensées déferlaient dans sa tête, comment pouvait-elle prétendre mettre un terme à un tel conflit ? Comment son aide, aussi infime soit-elle, pouvait servir à gagner ? Elle n’avait que peu de moyens, seule contre des milliers. Tous devaient penser la même chose à cet instant. Le Lion était mort, la Horde était à nouveau ébranlée et l’ennemi n’avait jamais été aussi organisé. C’était perdu d’avance. « Capitaine ! Nous… », L’humain qui apparut s’arrêta un instant. Après tout, il avait rarement eu l’occasion de voir sa meneuse en robe. Il la trouvait divine, comme au premier jour lorsqu’il accepta de la suivre. Aussi belle et inaccessible, comme les créatures de contes. En secouant la tête il reprit vite, pour ne pas éveiller les soupçons. « Nous vous cherchions. Cela fait des heures que nous attendons, vos seconds s’inquiètent de votre décision et je crois que le temps presse. » Dit-il en ravalant sa salive. Sans se retourner, elle devina qu’il la regardait et son visage s’éclaircit d’un léger sourire en coin. Elle se savait désirée et aimait beaucoup s’en amuser. Mais son rictus disparu aussi vite, l’heure n’était pas encore à l’amusement. Il y eu un temps interminable où le silence régnait, seulement perturbé par les bruits relaxants d’un océan agité et les perturbations violentes provoquées par les éclairs qui s’abattaient par dizaines. C’était… perturbant. L’homme observait sa meneuse avec attention, attendant avec impatience la réponse qu’il espérait. « Capitai-… » Alors il s’arrêta lorsqu’il la vit enfin tourner la tête vers lui, son regard envoûtant se posant sur le sien. Ce regard pesant dont il est difficile de se détacher. Dans un soupir, le matelot ne put s’empêcher de sourire niaisement en noyant son esprit dans l’étendue bleue qui s’offrait à lui. Avait-il l’impression d’y voir autant d’agitation que ce qui l’entourait ? Il ne pourrait jamais le confirmer, mais il eut la sensation de ressentir de la détresse dans cet échange muet. « Dites-leur que j’arrive… Qu’ils préparent notre départ. » Dit-elle, laissant l’homme repartir en courant vers le campement. En resserrant sa poigne autour de son corps, elle observa les lumières qui émanaient de son campement en pensant à tous ces hommes et femmes qui avaient décidés de la suivre, pour eux mais aussi pour elle et pour Azeroth. Elle n’était pas si seule, tout compte fait, mais elle ne pouvait se résoudre à savoir que chacun d’eux pouvaient mourir au combat, en son nom, au nom de la vie qu’ils affectionnent. Elle finit par doucement descendre de son piédestal en laissant le vent frapper son dos dans un frisson désagréable mais exquis, il lui rappelait qu’elle était vivante ; qu’elle ressentait encore les choses et qu’elle voulait les ressentir encore longtemps. Alors elle se tourna une dernière fois vers l’horizon déchiré, une lueur embrasée dans le regard. Elle avait peur mais avec la peur viendrait le courage et la détermination. Et la victoire. Elle serait déterminée à gagner, peu importe ce qui pourrait lui en coûter. Personne ne serait en mesure de l’arracher à tout ce qu’elle avait bâti jusqu’ici, personne ne pourrait les empêcher de vivre. Une nouvelle tempête était née, et avec elle un torrent de flammes qui s’abattrait sur ces Démons.
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