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Car les ténèbres aussi offrent de grands avenirs-...

Hanko Naëly

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Talarion Amondil

"Avec le temps, tout se meurt. Les choses, les émotions, les hommes-... la vie elle-même, tout est éphémère. Et qu'importe votre espoir, même les plus éclatantes des étoiles finissent par s'éteindre-..."

 

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"Il y a de ces grands hommes dont on peut prédire la réussite dès le plus jeune âge. Des talents précoces, des exploits juvéniles, de jeunes hommes dont l'avenir semble déjà empreint de gloire et de réussite. Moi, le jeune Amondil, je faisais partie de cette élite-là. Promus à un grand destin, j’étais et je resterais l'un des mages les plus illustres de mon temps. Mais un grand avenir, bien que porteur de beaucoup de rêves ne signifie pas toujours un avenir heureux. Car il y a également de ces grands hommes qui se bâtissent dans la haine, la douleur et la mort. Et car-... les ténèbres aussi offrent de grands avenirs."

   ~

- Entrée du journal de Talarion Amondil, annotée "Jours 22"  

"Cela fait bientôt trois jours que nous stationnons dans cette crypte. L'expédition se poursuit lentement depuis bientôt un mois, et toujours avec une grande minutie, les autres ne veulent rien laisser de côté. L'ennui me gagne parfois, mais la quête renouvelle sans cesse mon intérêt pour son objectif, et à vrai dire, bien que j'en viendrais presque à trouver cette situation amusante, je n'oublie pas l'enjeux, et l'importance de ce qui est en train de se jouer. Mais-...Un groupe de puissants mages contraint de passer des journées entières dans un endroit si-... crasseux, dans le seul but d'y trouver un artéfact dont nous ignorons tout. Doivent-ils vraiment s'étonner de mon humour et de ma "trop grande légèreté dans une telle situation." ? Je n'en sais rien à vrai dire, mais je dois bien avouer que le rire est un bon moyen d'évacuer la pression qui pèse sur mes épaules. Nous ne savons absolument rien de notre objectif, si ce n'est que d'après eux, je suis destiné à avoir le contrôle de cet artéfact. C'est d'ailleurs pour ça que si jeune, ils ont choisi de m'intégrer au conseil. Mais comme je m'y attendais lorsque j'ai accepté de les suivre, ils n'ont de cesse de me rabâcher le fardeau et les responsabilités que je porte. Mais ce n'est pas pour autant que je compte me laisser abattre. Si les informations disaient vraie, alors la puissance de cet objet dépasse de loin l'entendement des races pensantes de ce monde. Une source de pouvoir telle que même les plus grands hommes de leurs temps ne seraient jamais parvenus à le contrôler. Voilà un défi que je compte bien relever. Après tout, ne suis-je pas promus à devenir un grand mage d'après eux ?"   

"Certains prétendent que les ténèbres sont synonymes de douleur, de mal et de souffrance. Ce sont ceux-là même qui redoutent la mort plus que tout. Mais c'est idiot. Vie et Lumière sont parfois bien plus atroces que l'ombre elle-même. Non, la mort elle est accueillante, douce et bienveillante. Elle balaye toutes nos craintes, toutes nos peurs, toutes ses mauvaises pensées qui nous hantent. Elle nous accompagne, de notre naissance, de nos premiers pas, jusqu'à notre fin. Là, elle nous attend avec joie et sérénité, et dès lors qu'elle nous enveloppe de son noir drapé, plus rien ne compte. Alors que la vie elle, n'a de cesse de nous torturer, de nous confronter à des épreuves, à des choix, des difficultés. Elle nous touche parfois si douloureusement que dans un éclair de lucidité, les plus sages des hommes implorent alors la faucheuse de venir les prendre. Vie et Mort ont toujours été opposés, c'est vrai, mais la Mort n'a rien de mauvais. Et puis après tout, la vie n'est-elle pas la seule maladie dont nous ne pouvons nous défaire autrement que par la mort."  

   ~

- Entrée du journal de Talarion Amondil, annotée "Jours 57"  

"Depuis le début de cette longue expédition, bien des fois je me suis imaginé ce que pouvait être cet artéfact, ce à quoi il pouvait ressembler, son aura, sa véritable puissance. Je me plaisais à m'imaginer le détenant, alors même que je ne connaissais pas sa forme. Et comme en réponse à mes questionnements, je commençai à l'entrevoir parfois en rêve. Toujours floue, bien souvent sans réelle forme physique, je ne voyais qu'un halo de lumière éblouissant couvrant cette forme diffuse et changeante. Mais la puissance qui se dégageait de là était bel et bien-... démesurée. Et par démesurée, je n'entends pas simplement "immense". Non j'entends par là que les lignes telluriques d'Azeroth elle-même me parurent alors insignifiante et ridiculement faible. Cet objet-... cette chose, j'ignorais encore sa nature. Mais lorsqu'il se dévoila ainsi à moi, son appel fut si fort-... même si tout ça ne résidait qu'au sein de mon esprit et mes rêves-... Ma conviction n'en fut que renforcer. Cet objet pouvait changer le monde. Et c'est à moi qu'il se plierait.  

 

"Les rêves ont cette douce beauté d'être faux. De n'être que des illusions auxquelles on s'attache comme à nos convictions. On les préserve, on les embellit selon nos désirs. On corrige leurs erreurs, on se mets à les aimer, les chérir. Et un jour vient où nous réalisons nos rêves. Réaliser ses rêves ? Cette expression même a toujours sonnée étrange dans mon esprit. Ce qui fait leurs charmes, ce qui fait que nos songes sont si attrayants, c'est qu'ils n'existent qu'en pensée. Dans notre âme ils sont maîtres, mais tout comme un secret-... une fois murmuré, une fois partagé à cette crue lumière du jour ils s'effacent. Cet artéfact, j'en ai rêvé bien des fois. J'avais placé bien des espoirs en lui. Je m'étais mis à l'aimer et le chérir comme le plus beau de mes rêves-... Et en ce jour je maudits ma faiblesse. Lorsque je la vis pour la première fois de mes yeux. Ce jour-là mon plus beau rêve fut balayé par ce qui deviendra bientôt le plus grand de mes cauchemars. Cette maudite Orbe.  

   ~

- Entrée du journal de Talarion Amondil, aucunes dates précisées   

"C'est étrange. Cela fait quelques mois déjà-... et je me retrouve encore incapable de poser des mots sur cette peine qui me ronge. Une action aussi futile que de vouloir se saisir d'un gaz. Aussitôt que vous approchez votre main, il se dissipe, s'écarte, et ne laisse entre vos doigts qu'un vide amère et chargé de déception. Mais plus que de la déception, c'est de la colère qui grandit lentement en moi. Je peux la sentir, semblable à un venin parcourant la moindre de mes fibres. Éveillant en moi des feux brûlants qui n'aspirent qu'à s'étendre au monde qui s’étend devant mes yeux. Je sens que cette chose en moi est en train de me changer. Cette pensée qui me hante n'a de cesse de revenir, encore et toujours. Mais je l'entends-... tapis dans l'ombre elle me suit. Elle est dans mon sillage, dans mes pas, elle frôle parfois mon esprit, mais à chaque fois que je me retourne, à chaque fois que je me lance à sa poursuite-... plus rien. Dissipée comme une brume dans le vent, je n'ai d'elle que le souvenir de son ombre. Parfois dans mes rêves elle vient me rendre visite. Étincelante, brûlante, rayonnante. Je comprends alors. Elle est la source de ma colère. De mes peurs, de mes craintes, de tous mes maux. Elle s'insinue dans mon esprit, elle m'appelle, elle m'attire. Maudite sois-ta lumière que j'aimerais tant étouffer. Les abîmes même de mon esprit ne me permettent plus de m'en abriter. A quoi bon me suivre ainsi si ta lumière est telle que je ne peux te regarder. Non, ta lumière n'a rien de douce, de chaleureuse. Elle est dure, brûlante et perçante. Elle me fait mal. Terriblement mal. Et quand parfois, dans mes longues agonies je l'entrevois finalement, siégeant sur son trône de douleur. Je n'ai qu'un seul rêve. La briser, éteindre sa lumière, et ne plus jamais avoir à supporter son horrible aura. Alors aujourd'hui j'en fais le serment. Le jour viendra où je briserais cet orbe, et où jamais plus sa lumière ne brûlera personne."   

"Les ténèbres sont généreuses, bien plus qu'on ne le pense. Et c'est de cette même générosité que naît le premier des cadeaux qu’elles m’offrirent. L'espoir. L'illusion d'une ombre éphémère, la folie de penser qu'un moment vient où les ténèbres finissent par passer. Comme un voile qui serait condamné à disparaître, révélant une lumière qui aurait inéluctablement sa place dans ce monde. Comme si après chaque nuit il était logique que nous revoyions le Soleil se lever. Comme si après les ténèbres venaient de meilleurs jours. Mais c'est une vision erronée et partielle. Après la nuit vient le jour, certe, mais c'est bien lui qui est éphémère. Les ténèbres sont, et la Lumière occupe. Ainsi, là où toute lumière est condamnée à mourir, les ténèbres elles, vivront éternellement. Mais au-delà de cette fausse vérité vient un poison plus perfide encore. Car ceux qui croient en la Lumière et ses vertus ne sont plus que de faibles couards. Croire en la Lumière a toujours été un moyen de se donner des convictions bancales. Un moyen de justifier sa propre passivité en dispensant la bonne parole. "N'ayez crainte, après la pluie vient le beau temps. Des jours meilleurs viendront !". Non. Les croyances, la foi, l'espoir, rien de tout ça ne peut vous sauver des ténèbres. Car ils sont éternels. Ils attendront, patiemment. Et viendra un jour où votre frêle vie vacillera. Et ne commettez pas l'erreur de croire que la Lumière viendra à vous. Non, ce jour-là ce sont ces ténèbres que vous avez tant hais qui s'ouvriront à vous. Car les ténèbres ne sont pas éphémères, les ténèbres sont généreuses."

   ~

- Entrée du journal de Talarion Amondil, aucunes dates précisées

"Je pensais que cette sensation finirait par passer. Que toute cette douleur en moi finirait par s'épuiser. Un homme n'a que trop peu d'âme pour hair le monde. Voilà ce que je pensais. Mais plus le temps passe, et plus ma peine se renforce. La douleur croît-... et je sens son poison se répandre dans mes veines. Ils essayaient de me rassurer, ils essayaient de calmer mes fantômes. J'entends encore leurs voix-... "ça va aller". "N'ayez crainte Amondil, ce voile qui recouvre votre esprit finira par s'en aller.", "Vous finirez par y voir clair." Mais je ne l'ai crois plus-... j'aimerais. Mon coeur et mon âme n'aspire qu'à retrouver la paix qui m'emplissait avant que je ne touche cet orbe infernal. Il fut un temps où je riais, ou j'avais le coeur léger, l'esprit jeune et le sourire comme fidèle compagnon. Et maintenant-... ? Où sont passés joie et bonheur ? Je ne comprends plus-... je ne comprends pas-... cette orbe, cette maudite orbe. Pourquoi ne me laissent-ils pas la briser ? Pourquoi ne la craignent-ils pas ? Elle fait si mal-... oui si mal-..." 

"Le second cadeau que me firent les ténèbres fut l'ombre. Semblable à un épais brouillard, elle couvre vos yeux et votre esprit d'un voile pudique et protecteur. Elle cache ce que vous ne voulez pas voir. Les ténèbres vous protègent de ces hideuses vérités qui exposées à la lumière ne ferait que vous blesser et vous tourmenter. Ils viennent vous couvrir d'une douce toile de songes et de rêves. Vous ne voyez plus l'hypocrisie des gens, le mensonge gravé sur leurs visages. Vous ne voyez plus non plus les murmures qu'ils échangent dans votre dos. Vous ne voyez plus le mal de ce monde, vous ne voyez plus ce qui pourrait vous faire mal en ce monde. Les ténèbres sont protectrices, elles vous abritent de la Lumière elle-même. Elles vous offrent calme, paix et solitude."

   ~

- Entrée du journal de Talarion Amondil, aucunes dates précisées, cependant, la page est teintée de sang séché. 

"Je ne les entends plus. Je ne les vois plus. Leurs doux mensonges-... leurs misérables tendresses, tout a disparu. Happé dans les ténèbres. Eux qui me prenaient en pitié, eux qui me souriaient pour qu'ensuite j'entende leurs murmures dans mon dos. En vérité ils me haïssaient, ils me jalousaient. L'Orbe m'était destinée, et il me craignait pour ça, car bientôt je deviendrais plus puissant qu'ils n'avaient jamais rêvé de l'être.

"Le dernier cadeau des ténèbres est la Lumière elle-même. Car comme les étoiles tournoient dans les abîmes de ténèbres qui les séparent et les lient, toute Lumière ne fait que bercer dans des ténèbres encore plus grandes. Les ténèbres sont, et la lumière occupe. Et c'est pourquoi la lumière ne peut gagner. Car elle est née des ténèbres elle-même. L'ombre dans sa forme la plus pure est transcendante. Elle est. Mais la Lumière elle, ne peut exister sans ténèbres, et tout comme on définit les journées par les nuits qui les séparent, on explique la Lumière par l'absence de l'ombre. Ainsi la Lumière aura beau se débattre, à chacune de ses victoires, ce sont les ténèbres qui gagnent. C'est là la plus perfide des illusions que peuvent vous offrir les ténèbres. Celle que la Lumière en est l'exact opposé. Celle que la Lumière combat les ténèbres, et qu'elle pourra un jour gagner. A la source de tout espoir, de toute lumière, de toutes choses se trouvent les ténèbres. Elles sont, elles ont toujours été et elles seront toujours."

   ~

Après quelques instants, le regard perdu dans le vague de ces dernières lignes, il tourna la page sur le recto. Rien. C'était là la dernière entrée du Journal de Talarion. Dans un grognement de douleur, il se redressa. Boitant jusqu'au bureau. Il se laissa alors silencieusement glisser contre la chaise. Le bruit du sang s'écoulant lentement était le seul parasite qui venait briser le silence de l'endroit. Là, il se saisit de la plume, qu'il vint plonger dans l'encrier, avant de commencer à écrire. Son bras, tremblant, ne lui facilitait pas la tâche, mais il parvint tout de même à finir sa besogne. Il soufflât légèrement sur l'encre, en attendant qu'elle sèche, et une fois ceci fait, il referma délicatement l'ouvrage, pour se diriger vers le centre de la pièce où il s'agenouilla. Déposant le carnet sur le ventre du nécromant, il se saisit délicatement de ses mains, froides, rigides, et pâles,  pour les placer sur la couverture. Après quoi, d'un fluide et doux geste, il vint fermer les yeux du jeune homme. Contemplant encore quelques instants ce dernier, Hanko finit par récupérer sa dague, encore teintée de rouge et c'est sans un mot de plus qu'il se redressait, quittant la pièce.

Là, au centre de la pièce, l'ouvrage siégeait sous les mains de son propriétaire. La dernière page était désormais marquée d'une calligraphie nouvelle:

« Pardonne-moi. »

Tels furent tes dernières paroles. Toi qui, toute ta vie durant, ne fit que plonger dans les ténèbres. Tu m’as un jour demandé si tu étais devenu un monstre. Peut-être l’as-tu vécu comme tel. Mais l’homme qui est mort aujourd’hui. L’homme qui, au crépuscule de sa vie, pleura le mal qu’il avait commis. Celui-là d’homme, n’avait plus rien d’un monstre. Il n’était qu’un jeune mage pris au piège dans un destin qui le dépassait. Porteur d’un fardeau bien trop lourd pour ses épaules. Il n’était qu’un jeune mage promu à un grand avenir.

Car un grand avenir ne signifie pas toujours un avenir heureux. Car il y a de ces grands hommes qui se bâtissent dans la haine, la douleur et la mort. Et car-... les ténèbres aussi offrent de grands avenirs. 

Repose en paix, Talarion Amondil.

 

 

 

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1 Commentaire


Commentaires recommandés

Cactus

Posté(e) (modifié)

Intéressant, ça fait toujours plaisir de voir un récit introspectif, là où peut apprécier tout le relief et la finesse de la perspective d'un personnage.

J'trouve personnellement qu'il aurait été intéressant de narrer une version sensiblement diabolisée et distante du personnage du style "l'individu ceci cela sans état d'âme" et de nuancer par le dialogue à soi, dans une pareille mise en page (ping pong) : 1 paragraphe d'ambiance mettant en scène le personnage. 1 paragraphe de dialogue à soi nuançant/justifiant les faits (ou plutôt, ici, en rythmant la descente aux enfers).

Bon taf et excellente continuation dans tes écrits !

Modifié par Cactus
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