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"Ne t'en fais pas, je reviendrai."


Harold

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"Ne t'en fais pas, je reviendrai."

Ermun avait prononcé ces mots la gorge serrée, tandis que sa silhouette fut remplacée par le son de planches que l'on cloue sans faiblir. Il dut supporter, depuis l'aube de sa promesse jusqu'au crépuscule de sa tâche, des lamentations geignardes qui lui parvenaient au travers de la barricade dont il acheva de clore l'édifice. 

Les jours et les nuits se succédèrent, froide éternité aux terribles échos. Car Ermun ne reparut pas avant longtemps aux abords de cette masure abandonnée des rois, vestige d'un peuple anéanti comme d'une foi ébranlée jusque dans ses racines les plus profondes, dont cet homme au bliaut de gueules s'était fait le parangon. 
Il se souvenait du visage de ses proches, lorsqu'il fut admis au sein de la Main d'Argent, spectres blafards où la crainte et l'émoi se confondaient comme le paradoxe des saisons. Car on ne rejoignait pas ses rangs pour l'éclat ni pour la gloire ; tout cela était le lot des fantassins, des marins et des vantards qui chantent leurs exploits sous le toit des auberges. Grand était le respect du peuple envers ces défenseurs de l'Absolue, ces guerriers de la Radiance qui chassent et renvoient dans leur abysse les plus infâmes rejetons de la Porte Noire. Sans leurs épées au feu d'or, les étendards de la Horde sanguinaire seraient à l'honneur parmi les décombres du monde qu'ils ont juré de défendre au péril de leur vie. 
Pouvait-il savoir que la confiance et l'orgueil conférés par autant de victoires ne sauraient faire obstacle à l'hécatombe de Lordaeron ? Jamais il n'aurait cru devoir affronter pareille épreuve.

Et pourtant, plus atroce encore que les sang-de-fel, le Fléau détruisit tout ce qu'il avait de plus cher. Ses frères d'armes, tout d'abord ; mais ses parents, dont la vieillesse avait assagi les inquiétudes, ne purent eux non plus échapper au malheur, victimes consternées. Comme tant d'autres, Ermun cherchait à rallier les siens lorsque la débâcle fut telle que les armées d'Argent étaient complètement désorganisées. Il avait compris que les ultimes charges ordonnées par quelque capitaine parvenant à rassembler poignée de cavaliers, courant à l'anéantissement dans le seul espoir d'offrir un répit de fortune aux fuyards, ne changeraient rien à l'Apocalypse. Piétinant son serment, c'est pourtant à l'écoute de son coeur qu'il regagna la demeure des siens, qui s'adonnaient déjà au crime parmi les crimes. 
Ermun poussa la porte presque effondrée le séparant du temple de la damnation. Face au chevalier, deux vieillards aux spasmes moribonds convulsaient au-dessus d'une frêle silhouette. Gladys, la jeune soeur qui comblait de tendresse son esprit ascète dans les heures les plus difficiles, n'était plus qu'un festin d'organes et de sang, si déchiquetée par les lèvres ruisselantes des nocés demeurés unis dans la mort. Elle était reconnaissable aux pans clairs d'une robe souillée parmi ses restes.
L'épée du guerrier s'auréola d'incandescence. L'impuissance, la colère, le chagrin qui dévastaient son être ne laissaient pas d'autre choix qu'un jugement expéditif. Son cri se perdit dans le crépitement des braises cuivrées qui se répandirent autour de sa présence lorsqu'il tailla en pièce ceux qui donnèrent naissance à sa fratrie.
Dès lors, le serment qu'il avait déshonoré le rendit éligible au repentir ; c'est auprès des Ecarlates controversés que ses pas le conduisirent.

Il n'eut de cesse que de noyer sa haine de la Malepeste au travers d'incessants combats, retrouvant la discipline et l'assurance traîtresse d'un destin fraternel sur une terre maudite. Car nul réconfort ne l'attendait après les veillées de prière ; aucune joie ne créchait dans son coeur témoin de générations blasphématrices. Il devint un roc sur lequel la Lumière avait planté son étendard, en la personne d'Alexandros Mograine qui ne comptait libérer ses protégés de ce devoir furieux avant l'éradication de tout ce qui hantait encore la patrie sacrifiée. 

Il suivit un jour la piste d'une goule qu'il avait prise en chasse, et dont il soupçonnait l'antre parmi quelque cavité montagneuse dont on devinait la formation d'après les arêtes creusées du paysage élevé qui trônait tristement au-dessus d'une forêt rabougrie d'où s'échappaient encore des vapeurs bilieuses et maladives. Son coeur se figa dans sa poitrine ; la chaumière qu'il découvrit lui rappela celle qui berça son enfance. Le chant du coq semblait retentir au plus loin de sa mémoire, ainsi que les voix enthousiastes des paysans qui se rassemblaient à l'entrée du champ dès l'aube pour convenir du labour journalier. 
Ermun fronça les sourcils, incapable de résister à ces visions d'un passé révolu, et serra la mâchoire en empoignant sa lame, cette même épée qui fut baignée dans le sang de sa lignée. Devant l'habitation, étonnament conservée et cernée d'épis récemment fauchés, se trouvaient deux corps dont les colorations opposées révélaient que la goule avait été tuée par un fermier bien vivant, qui n'avait su s'en tirer à si bon compte ; son succès lui coûta la vie, comme en témoignait sa gorge arrachée alors que sa main était encore fermée sur le manche d'un couteau de chasse enfoncé profondément dans la nuque de la créature morbide. 

Mais plus que la présence de ce refuge au pied des montagnes, ce sont des tâches d'un rouge clair qui allaient jusqu'à l'intérieur de la maisonnée qui étonnèrent le croisé. Un autre occupant des lieux avait été blessé lors de la confrontation, et se terrait probablement au coin d'une pièce en attendant son heure. Ermun demeura sur ses gardes et décida de se risquer à l'intérieur, dont la candeur du mobilier et ses décorations achevèrent d'assommer l'espoir de résister à la tristesse qui fourmillait dans ses tripes. Une fois encore, s'il avait été plus vif dans sa quête, aurait-il sûrement pu épargner à cette famille le sort funeste qui lui fut jeté. Contenant sa colère, il gravit les marches et tomba nez à nez avec une jeune femme, de dix ans sa cadette, avachie contre le sol en se tenant l'épaule sanguinolente. 

"Gladys..."

Le nom fut arraché à sa gorge sans l'ombre d'un doute. Il laissa choir son épée et s'avança jusqu'à tomber à genoux devant celle qui s'évanouissait après l'effort de son retrait, condamnée à un sommeil sans repos. Il ne pouvait se permettre d'échouer. 
Ses yeux virent trouble, et il appela la Lumière avec empressement, le souvenir se mêlant à la réalité, la colère obscurcissant la moindre tentative de paix intérieure pourtant réclamée par l'Eternelle.
Celle-ci ne prodigua la purification escomptée, et la souffrante fut prise de soubresauts. Un filet jaunâtre sortait de sa bouche, et elle prononça des mots inquiets. Bien que le sens de son phrasé fut insaisissable, il témoignait des vestiges d'une conscience luttant farouchement pour préserver le domaine de ses chairs. 
Ermun avait beau réitérer ses efforts, tous se soldèrent par des échecs. Tout au plus permit-il à la maladie de reculer, ralentissant le flegme dévastateur et impie qui se distillait dans le sang de la pauvresse. 
Il ne sut se résoudre à expier sa propre faute, ni à renoncer à l'espoir fou qui habitait désormais son âme ; il serait le premier entre tous à inverser la Peste, il deviendrait rebelle parmi les Croisés, et apporterait l'espérance dans une tempête miraculeuse. Non, il ne tuerait pas la promise du Fléau.
Investi de cette conviction, il trouva sans mal suffisamment de cordes pour fixer la malheureuse au lit familial, et entreprit de barricader la bâtisse pour que son odeur ni ses pas n'attirent les morts parmi ce sanctuaire après ces derniers mots soufflés à Gladys :

"Ne t'en fais pas, je reviendrai."

Car Ermun ne pouvait se permettre de demeurer ici sans entraîner des questions dans la bouche des siens, et des éclaireurs auraient finalement découvert l'habitation. Parmi les Ecarlates, pas de pitié pour ceux dont la contamination est trop avancée. Certains ont coutume de prier dans l'attente du dernier souffle, et du premier grognement avant de décapiter le non-mort. La fille du fermier n'avait aucune chance d'en réchapper s'ils apprennaient ce qu'il avait vu. Il acheva de découper l'affreuse tête appartenant à la goule responsable du malheur des lieux, s'en servant comme preuve de sa réussite lors de son retour ; ainsi, ses frères d'armes ne posèrent pas de question. Eux-mêmes étaient rendus si durs par l'exercice de leur devoir qu'ils ne s'attardèrent pas sur le trouble qui habitait pourtant la face d'Ermun. 
Il décida d'attendre, déterminé. Sa mémoire, ravivée par les couleurs et les signes de vie qui illuminèrent sa journée, se souvint des mots d'un moine de Lordaeron, logé auprès des siens au cours d'une nuit, sur la route de son pélerinage. 
"Le jeûne... On ne s'imagine jamais assez ô combien l'abstinence du manger, comme du boire, possède des effets salvateurs. La Lumière nous a crée si parfaits, avec tant de bonté que sans même que les Hommes eurent besoin de recevoir la venue de notre Sauveuse Mera-Crucia, ils pouvaient déjà jouir de la guérison des maladies en se livrant à un jeûne long. Savez-vous que dans mon monastère, certains frères sont parvenus à survivre pas moins de quatre semaines sans la moindre bouchée de nourriture ? Nous les admirons. Rien ne résiste à pareille purge, et tout homme qui désire visiter en personne le Royaume de la Lumière de son vivant, peut y livrer son corps sans crainte de périr, mais bien pour renaître."

Quatre semaines... Il poursuivit la répétition des travaux quotidiens auprès des derniers défenseurs de Lordaeron, jusqu'à ce qu'une lune se soit écoulée, sans jamais témoigner des certitudes qui l'habitaient. Enfin, il avertit un compagnon de son départ ;
"J'ai besoin de me retirer, Sigmeus. 
- Toi ? Tu es infatiguable, que me dis-tu !
- Je suis au bout de mes forces. Te souviens-tu du Prieuré de Sainte Marthe ? Il est dit qu'il s'y trouve une fontaine qui permet aux infirmes de recouvrer leurs forces. C'est là-bas que je dois aller ! J'ai trop guerroyé, mon ami, j'ai besoin de repos, loin des autres, loin de la Croisade. 
- Et il fallait que tu me le dises à moi ! Te rends-tu compte que je devrais bien le dire à notre Général, lorsqu'on enquêtera sur ta disparition ? Ils m'accuseront de ne pas être parvenu à te faire renoncer, Ermun ! 
- Me faire renoncer ! As-tu perdu la tête au point d'empêcher ton semblable de faire ses propres choix, tant les paroles du Général sont d'or à tes oreilles ? Ta sagacité saurait pourtant amoindrir le manquement dont tu crains d'être accusé.
- Alors va, et ne reviens jamais, si pour toi, notre mission s'achève ici ! Ta place n'est plus parmi nous. Je ne saurais mentir au général, et je ne tiens pas à me battre contre toi pour une cause perdue ; celle de la Croisade l'est bien assez ! A la Lumière, Ermun."

Sur ces mots ils se séparèrent, et le soldat parjure se défila au nez et à la barbe des autres croisés qui avaient en lui une absolue confiance, non sans avoir chargé sa gibecière de fromage et de pain empruntés à la cave du monastère. Bien sûr, ce qu'il restait du Prieuré de Sainte Marthe se trouvait du côté le plus opposé de sa véritable destination, et suffisamment loin pour lui épargner toute rencontre avec ceux qui seraient bientôt lancés à ses trousses.
Après trois jours de course, il retrouva le sentier, et ce qu'il redoutait se présentait à lui ; une foule cadavérique se lamentait en griffant de leurs ongles ébréchés et pourrissants les moindres briques de la bâtisse, attirés par les gémiardises de la captive et l'odeur des mortels qui vivaient là. Mais l'heure de vérité avait sonné ; Ermun passa la sangle de l'écu blasonné de rouge à son bras, abaissa la ventaille de son heaume vermeil et tira l'épée bénie du fourreau. Il implora la Lumière de lui accorder la victoire, et son espoir était si grand qu'Elle rejoignit son fidèle, ocre flamboyant qui parcourut son fer autant que son échine.

Ermun livra là l'un des plus féroces combats de toute sa vie. Les membres sectionnés des morts chutaient l'un après l'autre, laissant dans l'air une odeur putride de chair cautérisée par le Feu Sacré qui frappa sans relâche ; le chevalier crut même subir la vengeance d'une abomination qui, d'un mouvement du crochet qu'elle fracassait contre son plastron, sut en déloger un pan entier. Mais animé par les plus hautes aspirations, Ermun parvint à redresser sa lame qui s'enfonça dans la monstrueuse poitrine pour y tracer la falaise d'une coupe, laissant s'écraser contre la terre profanée des tripes tuméfiées qui s'accumulaient en tas grossier. Il avait vaincu.

Mais un son persistait, malgré les ultimes relents exhalés par ses proies défaites. Celui de sifflements frénétiques et insensés qui portaient dans leur écho la marque du déchirement entre la vie et la mort. Au rythme de cette effroyable complainte, Ermun délogea grâce à son épée plusieurs des planches clouées qui scellaient l'accès à la diabolique demeure. A l'intérieur, seules les fleurs d'un vase avaient fané. Tout le reste était demeuré identique depuis sa dernière visite, et le coeur du combattant accéléra pendant qu'il s'élançait dans l'escalier pour retrouver sa protégée. Le jeûne devait avoir guéri Gladys !

Il trouva un corps décharné, dont la peau par endroits percée laissait entrevoir les ossements, épiderme grisé et décrépit qui n'habillait plus qu'un sac d'os léthargique. A l'approche d'Ermun, les cris s'étaient tus, et la prisonnière attachée avait exsudé des liquides infâmes qui imprégnaient le matelas, laissant planer un parfum de nécrose avancée. 

Les yeux vitreux et desséchés de la créature fixaient le responsable de son horrible cauchemar, et l'étendue de la souffrance qui habitait le fond de son regard inhumain fut comme un poignard qu'Ermun reçut en plein coeur. 
"Ma soeur, dit-il en risquant une main près de sa chevelure où s'agglutinaient sueur et débris de peau pour dégager son visage croulant sous le supplice de la famine, je vais te libérer de cette tourmente. La Lumière est avec toi, tout comme elle est avec moi, pour les siècles des siècles..."

Ces mots appartenaient aux derniers arpents de la muraille constituée autour de la certitude qui était sienne, et il se résout à poursuivre la lugubre expérience. "Le moine avait raison, pensa-t-il ; elle a survécu jusque là, ce n'est que question de temps avant que la malédiction ne s'inverse..." 
Ermun occupa donc la demeure, confronté à ses doutes, à ses paradoxes ; le soir venu, il approchait de la carcasse aux dents cliquetantes pour lui murmurer les contes qu'il récitait autrefois a sa petite soeur ; le jour durant, il défendait son bastion contre les créatures qui se hasardaient jusqu'aux bordures des champs. Les jours passèrent, et les gémissements, devenus suppliques infernales qui émanaient de Gladys hantèrent son esprit qui devint un tourbillon de contradictions. Parfois, il se levait pour écraser ses poings contre la porte de la chambre et hurlait.
"FERME-LA ! JE NE VEUX PLUS T'ENTENDRE, C'EST COMPRIS !?"
Et quelques minutes plus tard, de s'effondrer contre la même porte en réclamant.
"Je suis désolé, je perds la tête, je ne le pensais pas vraiment... "

Terrorisé par l'absence de résultats, il s'abstint de nourriture lui-même alors que celle-ci commençait à manquer ; et poursuivait de lutter contre les cadavres affamés qui rôdaient au-dehors. Le feu du remord brûlait ses veines ; ses prières ne recevaient aucune réponse. Alors, dans sa folle persévérance, il ouvrit la porte de la chambre mourante. 
Plus de cinq semaines étaient passées depuis qu'il avait placé le corps frêle sur la couche, et noué les liens qui la retenaient captive.

Ainsi, après avoir mesuré toute l'inutilité de la tentative qu'il avait poussé jusque dans ses retranchements les plus amers, la scène lui apparut clairement ; le chagrin, comme le déni qui avaient poussé l'homme à rejoindre la résistance acharnée de la Croisade Ecarlate, lui avaient fait commettre l'impensable. 
Le visage baigné de larmes, il approcha des ossements encore à peine mus de minuscules sursauts, et contempla l'incarcérée. Ermun posa ses genoux contre le plancher, tenant son épée horizontalement, la déposant avec lenteur sur la poitrine convulsive. 
Il enserra la poignée de l'arme en croix, abaissa le menton et sentit sa vitalité basculer vers un vide inquiétant. Il était temps d'en finir. Ermun poussa l'épée contre le cou de la jeune femme. Il appuya sur le plat de la lame, ressentant le remou d'une vertèbre délogée et la tendresse du fin tissu de chair asséchée qui retenait sa moelle épinière. 
Le corps d'Ermun était aussi ardent que peut l'être un volcan, sa face étirée dans une grimace à l'apothéose du deuil tandis que l'acier séparait la petite tête du corps faible et sans vie. 


 

"Pour... la... Lumière."
 

Modifié par Harold

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4 Commentaires


Commentaires recommandés

C'est rare que je le dise mais alors c'était excellent ! Le sujet tant que la forme. La peinture dressée du Croisé écarlate qui refuse de croire que la Lumière puisse laisser l'apocalypse survenir; son délire macabre de voir sa soeur dans le sort d'une inconnue qu'il tente de sauver, et le fanatisme qui fait qu'il ne renonce pas même quand il devrait être évident que plus rien ne pouvait déjà plus être fait. 

Ca amène surtout à rappeler pourquoi est-ce qu'il y a un si grand traumatisme des morts-vivants, et de la haine pour le Fléau comme des chevaliers de la mort : tout le monde a laissé de la famille ou des proches dans la guerre, a assisté à la mort et la ruine de l'humanité... Enfin, on est en droit de comprendre la vision des fanatiques de la Croisade qui ont vécu ces choses.

En somme même le vocabulaire plonge dans le récit à ambiance médiévale, et je rejoins Cygnet sur le fait que c'est la fin qui fait toute l'âme du personnage & du texte ! 

que jeanne nous préserve d'un pareil épisode de peste en france..

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C'est rare que je le dise mais alors c'était excellent ! Le sujet tant que la forme. La peinture dressée du Croisé écarlate qui refuse de croire que la Lumière puisse laisser l'apocalypse survenir; son délire macabre de voir sa soeur dans le sort d'une inconnue qu'il tente de sauver, et le fanatisme qui fait qu'il ne renonce pas même quand il devrait être évident que plus rien ne pouvait déjà plus être fait. 

Ca amène surtout à rappeler pourquoi est-ce qu'il y a un si grand traumatisme des morts-vivants, et de la haine pour le Fléau comme des chevaliers de la mort : tout le monde a laissé de la famille ou des proches dans la guerre, a assisté à la mort et la ruine de l'humanité... Enfin, on est en droit de comprendre la vision des fanatiques de la Croisade qui ont vécu ces choses.

En somme même le vocabulaire plonge dans le récit à ambiance médiévale, et je rejoins Cygnet sur le fait que c'est la fin qui fait toute l'âme du personnage & du texte ! 

que jeanne nous préserve d'un pareil épisode de peste en france..

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