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Lounie : Mrglglbl le magnifique


Alynor

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Il était une fois, dans la forêt d’Elwynn, un enfant murloc qui vivait auprès d’une famille de fermiers humains. Il n’avait jamais connu sa maman ni son papa qui vivaient au milieu du lac de cristal. En effet, quelques années plus tôt, alors qu’il était encore dans son œuf, une violente tempête avait éclaté dans la région. C’est alors que l’œuf avait été emporté à l’eau et s’était échoué de l’autre côté du lac.

Par miracle, l’œuf resta intact et parvint à éclore : un magnifique têtard multicolore en sortit. Aussi, le bébé innocent eut la chance immense de croiser le chemin d’un couple de paysans qui, voulant lui éviter un sort funeste, le cachèrent des chasseurs et le prirent sous leur aile. Ils décidèrent de le nommer Clément, en espérant que cela lui porterait chance. Et c’est ainsi que l’enfant fit bientôt partie de la famille, tout comme les trois enfants du couple, avec qui il s’entendait à merveille.

Les gentils fermiers lui apprirent à s’exprimer avec des signes, puisqu’il était incapable d’articuler comme le faisaient la plupart des elfoïdes, y compris les humains. Ils lui enseignèrent également de nombreuses compétences telles que la cuisine, le secourisme ou la couture. Ceci dit, l’enfant ignorait encore que d’innombrables personnes, même celles qui se disent généreuses, étaient prêtes à l’occire sans aucune raison autre que sa race.

Ne voulant pas prendre le moindre risque et souhaitant préserver son innocence, les paysans limitaient alors ses déplacements. Il ne travaillait donc jamais à la ferme, et n’accompagnait jamais les parents pour aller chasser. Cela d’empêchait pas le couple de le gâter, que ce soit en bisous ou en sucreries.

Ainsi, l’adorable murloc ne manquait jamais d’attention, ni de tendresse. Malgré sa peine de ne pas être comme les autres et de ne pas savoir d’où il venait, il était très heureux. Bien sûr, il ne savait même pas qu’il existait d’autres personnes telles que lui. Il était persuadé d’être simplement malade, et s’imaginait que c’était pour cette raison qu’il ne pouvait pas sortir.

Mais alors que l’enfant murloc allait vers sa dixième année, soit l’âge adulte pour sa race, le monde paysan connut une grande difficulté. En effet, une importante sécheresse se produit pendant de nombreux mois, et les récoltes furent mauvaises. Et car le malheur ne vient jamais seul, l’hiver fut, à son tour, particulièrement rude. Ainsi, les denrées vinrent rapidement à manquer chez la plupart des paysans.

Cependant, la famille de fermiers étaient des gens très prévoyants, qui avaient anticipé une telle catastrophe, et disposaient de nombreuses réserves accumulées par un dur labeur : fruits secs, confitures, salaisons, et autres victuailles leur permettant de survivre jusqu’à l’année prochaine.

Mais le caractère économe et la générosité de sa famille d’adoption était connue dans toute la région, et les voisins ne manquèrent pas d’en profiter. Ainsi, de nombreux paysans moins prévoyants vinrent leur demander une part de leurs réserves, certains n’hésitant pas à les supplier car ils les savaient gentils. Le cœur tendre, le couple ne put se résoudre à les abandonner à leur sort, et partagèrent avec eux la nourriture. Après tout, le Voile d’Hiver, temps des partages, arrivait à grands pas.

Les profiteurs étaient si nombreux qu’ils envahissaient la maison et, sans même que les parents ne s’en soient rendus compte, beaucoup des voisins aperçurent le délicat murloc. Vêtu et habillé à la mode des humains, son statut dans la famille ne faisait aucun doute.

Donnant leur nourriture sans compter, les paysans ne se rendirent compte qu’après coup qu’il ne leur restait presque plus rien pour survivre eux-mêmes. Le murloc, attristé par leur détresse, se mit à pleurer. Dans un élan d’espoir, les parents se mirent à prier la Lumière, qui ne leur répondit jamais. Et dans un soupir de désespoir, ils s’essayèrent à prier la Lune qui Elle, leur fit réponse. Mais c’est au doux murloc qu’Elle s’adressa.

- Délicate créature, ton nom n’est pas Clément, mais Mrglglbl. « Le magnifique arc en ciel ». C’est ainsi que tes parents désiraient te nommer, en voyant la beauté multicolore de ton œuf. Tu n’es pas différent, ni malade : tu appartiens simplement à une autre race. Cours en direction du lac de cristal, là où tu es né, et fais ce que tu as à faire pour sauver ta famille. Cela viendra seul, mon enfant.

Toute la famille fut stupéfaite par ce qu’elle venait d’entendre. Troublé mais infiniment enhardi, Mrglglbl se mit alors à courir sans s’arrêter, apercevant alors le lac dont la Déesse lui avait parlé. Et c’est là qu’il découvrit une infinité de poissons, si nombreux qu’ils ne pouvaient qu’à peine nager. Emerveillé par ce miracle du Voile d’Hiver, le murloc découvrit également ses instincts raciaux : lui qui n’avait jamais pêché ni même aperçu un poisson vivant, n’eut pourtant pas le moindre mal à en saisir une immense poignée.

Il revint alors triomphalement à la maison, ramenant son butin à ses parents adoptifs ainsi qu’à ses adorables frères et sa sœur, qui en avaient tous les larmes aux yeux. Guillerette, toute la famille se pressa de mettre les poissons dans le sel pour en faire leurs 30 prochains repas. Mais malgré sa joie d’avoir rendu la famille fière et les avoir remerciés à sa manière, Mrglglbl était profondément troublé par les paroles de la Lune. Il souhaitait désormais comprendre qui il était, et qui étaient ses vrais parents.

Ainsi, pendant la nuit, le jeune murloc s’éclipsa en direction du lac. Il se jura de revenir le plus vite possible auprès de sa famille. Tremblant d’appréhension, il se mit alors à nager vers le centre, espérant alors retrouver les siens et comprendre qui il est.

Au réveil, les parents se rendirent dans la chambre du murloc, tous sourires. En effet, le Voile d’Hiver était arrivé et le couple avait préparé un très joli cadeau pour leur bébé. Hélas, ils découvrirent avec stupeur que leur adorable protégé n’était plus là. Ils imaginèrent que le jeune murloc avait décidé de partir à nouveau à la pêche, et leur reviendrait le plus vite possible. Malgré leur inquiétude, ils décidèrent de lui faire confiance. Hélas, les heures passèrent, sans qu’ils n’aient aucune nouvelle.

À la fin de la journée, ils décidèrent de partir à sa recherche près du lac, mais ils ne trouvèrent hélas aucune trace de lui. Par ailleurs, le miracle étant terminé, le lac gelé se trouvait désormais vide de poissons, ce qui excluait la possibilité que leur enfant adoptif soit en train de pêcher.

Ils vinrent alors à pleurer de désespoir et de peur, jusqu’à ce qu’ils entendent une petite voix les appeler. Il s’agissait d’un orphelin, vêtu en haillons, à qui ils avaient offert de la nourriture une semaine plus tôt. Le jeune garçon expliqua avoir suivi le murloc afin de le protéger, puisqu’il le savait ami de la famille bienfaitrice. Il dit ensuite l’avoir vu nager jusqu’au milieu du lac. Cependant, il aurait ensuite aperçu la pauvre créature se faire encercler par les autres membres de la tribu, et ne jamais revenir. Inquiet, le garçon a donc prévenu tous les paysans alentours de la situation.

Et avant même que la conversation ne soit terminée, une trentaine de fermiers arrivèrent, armés et chargés de plusieurs barques. Ils semblaient déterminés à traverser le lac pour en découdre avec les murlocs. La famille reconnut alors leurs voisins à qui ils avaient offert de la nourriture. Ceux-ci expliquèrent alors que le garçon leur avait tout raconté, et qu’ils s’apprêtaient à rembourser leur dette. Pauvres de sous mais riches d’honneur, les paysans étaient parés à risquer leur vie pour sauver un « simple murloc ». Car humain ou non, il restait le fils de leurs amis qui les avaient sauvés de la famine.

Poussant alors de grands cris pour se donner courage, les paysans mirent leurs barques à l’eau, et se dirigèrent vers le centre du lac. Les murlocs commencèrent à rugir, se préparant probablement au combat. La famille suivit dans le dernier bateau, afin de pouvoir reconnaître leur enfant et le tirer des griffes des méchants. Et bientôt, alors que les premières barques venaient d’accoster, le silence remplaça les hurlements.

Les fermiers, tantôt déterminés et enragés, semblaient troublés et hésitants. Ils restaient figés sur les côtes, sans daigner attaquer. Et lorsque les parents approchèrent, ils virent les deux troupes se faire face, prêtes au combat, alors que trois murlocs s’étaient avancés au milieu : Mrglglbl et ses deux parents, serrés l’un contre l’autre, pleuraient en tentant désespérément d’empêcher la bataille.

Les parents découvrirent que Mrglglbl avait retrouvé ses parents, et qu’ils étaient tous les trois très heureux. Un peu plus loin sur l’île, sur un coquillage géant, des poissons avaient été déposés, et les enfants murlocs étaient attablés tout autour : c’était l’heure du repas. Les créatures s’apprêtaient probablement à faire la fête, avant que les humains ne les attaquent.

Durant de longues minutes, les deux troupes continuèrent à s’observer, d’un regard mêlé entre la surprise, la méfiance et la gêne. Et après quelques instants, ils se mirent tous à fondre en larmes, lâchant leurs armes et faisant de grands gestes expressifs pour s’excuser. La magie du Voile d’Hiver avait opéré.

C’est ainsi que les murlocs et les humains comprirent qu’ils étaient tous pareils. Ils choisirent de célébrer ensemble la fête et décidèrent que désormais, une trêve aurait lieu tous les ans pour cette si belle occasion.

Encore aujourd’hui, la trêve du Voile d’Hiver marque l’arrêt de tous les combats entre les doux elfoïdes et les gentils murlocs. Si chez les humains et autres elfoïdes, le Grand Père Hiver reste le héros de cette belle période, chez les murlocs, ce moment de paix sera toujours celui de Mrglglbl le magnifique.

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