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Lounie : La Reine des Poupées


Alynor

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Il était une fois, à Lune-d’Argent, trois petites poupées-princesses qui vivaient dans la chambre d’une enfant, leur chère Reine. Tous les soirs, Valliamour, Eradorée et Alychoute jouaient à la dînette avec leur Reine, avant de lui souhaiter une merveilleuse nuit de sommeil. Elles se retiraient ensuite dans le Royaume des Jouets, jusqu’à leur petit château, où elles dormaient ensemble.

Parfois, elles profitaient du chemin pour s’occuper de leurs poneys en peluche, pour se promener dans la forêt en carton ou pour discuter avec les princes charmants qui vivaient dans le deuxième château en jouet. Sous la main bienveillante de leur Reine, les trois poupées ne s’ennuyaient pas, et ne cessaient jamais de passer de bons moments.

Malgré cela, la vie au Royaume des Jouets n’était pas si belle que l’on aurait pu l’imaginer. En effet, voilà quelques temps qu’un grand malheur s’était produit. Un beau matin, les trois princesses découvrirent avec stupeur que l’ensemble des gentilles poupées et des peluches qui vivaient au château avaient disparu sans laisser de trace. La Reine des Jouets en fut inconsolable.

Qui plus est, depuis quelques semaines, la petite reine faisait de terribles cauchemars et se réveillait pour pleurer, réclamant sans cesse ses poupées pour se consoler. Pour cause, il ne se passait pas une nuit sans que des grattements et des cris se fassent entendre depuis le grenier, juste au-dessus de sa chambre. Très attristées et inquiètes, les trois poupées comprirent qu’un véritable danger menaçait le Royaume des Jouets, et décidèrent d’aller mener ensemble leur petite enquête.

Néanmoins, une expédition jusqu’au grenier ne pouvait se faire sans une longue préparation ! Les parents de la jeune enfant étaient de riches commerçants, et leur demeure était particulièrement grande. Aussi, pour atteindre le grenier, trois jours de marche étaient nécessaires… et les affreux périls séparant la chambre de la mansarde étaient célèbres dans tout le Royaume des Jouets.

Lorsque les trois amies parlèrent de leur projet au Conseil des Princes des Jouets, toutes les poupées furent terrifiées, et aucune n’accepta de les aider… pas même les deux beaux princes. Il faut dire que la disparition des serviteurs des trois princesses avait terrorisé tout le petit royaume, et nul n’osait se frotter à un mal si dangereux.

Mais il était hors de question pour les trois princesses d’abandonner leur reine bienaimée. C’est ainsi qu’elles décidèrent de consulter l’une de leurs amies de confiance, la plus sage de la chambre : Briana, la boîte à musique de l’enfant. Âgée de plus de cinq cent ans, et avait connu bien des enfants avant de servir la reine des Jouets.

Briana expliqua alors aux poupées que pour espérer atteindre le grenier, elles devraient d’abord échapper aux terribles lanternes enchantées du palais, monter les « marches du désespoir », puis amadouer les deux balais enchantés pour avoir accès au cajibi et utiliser l’échelle magique pour monter jusqu’à la mansarde. Elle leur conseilla également de se déplacer uniquement de nuit pour ne pas croiser d'elfes, et de se reposer la journée.

Les poupées suivirent ses conseils, et se mirent alors en route. Elles allèrent d’abord prévenir leur reine de leur mission pour la protéger. Toute émue, la gentille enfant leur donna alors de nombreuses provisions pour la route : de la guimauve, des caramels, et même du nougat. Unies par le pouvoir de l’amitié, les poupées se prirent la main, et commencèrent à marcher en direction du couloir, et ce pendant toute la nuit.

Au petit matin, alors qu’elles s’apprêtaient installer leur petite tente pour se reposer, elles entendirent du bruit, puis sentirent le sol trembler. Paniquées, elles se cachèrent et se firent un câlin pour se rassurer. Cachées derrière une étagère à couvertures, elles virent alors une servante qui s’en revenait de la chambre, chargée d’une valise. Les poupées la reconnurent facilement : c’était la valise de leur Reine !

Surprises et intriguées, les poupées décidèrent tout de même de monter le camp ici, en restant bien à l’abri.

Après un agréable repos et de délicieuses confiseries, les princesses poursuivirent leur périple, arrivant alors devant les « marches du désespoir », réputées dans tout le Royaume des Jouets comme infranchissables. En effet, ces immenses escaliers s’étendaient à perte de vue, et chaque marche était plus grande que les poupées. Désespérées, les poupées pensèrent alors, avec tristesse, qu’elles n’y parviendraient jamais. Mais bientôt, les trois princesses s’exclamèrent en même temps « J’ai une idééééée ! ».

Pour franchir chacune des marches du désespoir, Valliamour, la plus forte des trois poupées, devait se faire porter par ses deux amies pour atteindre le sommet. Ensuite, Eradorée devait aider Alychoute à grimper, avec l’aide de Valliamour. Enfin, les deux princesses devaient tendre leurs foulards en soie à Eradorée, la plus habile des trois, pour qu’elle puisse monter en toute simplicité. Après une demi-journée de périple, et par le pouvoir de l’Amitié, les princesses arrivèrent finalement au bout de cette épreuve.

Elles se mirent de nouveau à l’abri afin de se reposer et de manger quelques bonbons. Et après plusieurs heures, tandis que la nuit était revenue dans la demeure, elles continuèrent en direction du cajibi. Mais soudain, les poupées aperçurent une lueur au loin… puis deux, puis trois… puis dix ! Une véritable armée de lanternes arpentait les couloirs, probablement averties de la présence d’intrus. De mystérieuses voix raisonnaient alors, provenant de la plus grosse lanterne : « Rattrapez-le, éclaireurs ! Il a dû utiliser un parachute pour éviter les escaliers. Il a un cheval blanc ! Hâtez-vous ! »

Ne comprenant pas ce qu’il se passait, les princesses se mirent alors à courir à travers les couloirs, se cachant dès que possible. Tandis qu’Alychoute était terrorisée, Eradorée et Valliamour restaient calmes, et envisageaient même un éventuel combat. Heureusement, après plusieurs minutes de course effrénée, les lanternes furent finalement perdues.

Rapidement, les poupées arrivèrent devant une petite porte de service, sur laquelle était écrit le mot « cajibi ». La porte semblait condamnée, comme si personne n’avait le droit d’entrer. Eradorée, très courageuse, vint frapper à plusieurs reprises sur la porte. C’est alors qu’un balai enchanté ouvrit la porte, l’air menaçant, tandis que son comparse était installé un peu plus loin. Voyant les trois arrivantes, il demanda d’un ton las et aigri : « Mh… Mes princesses. Que puis-je faire pour vous ? ».

Valliamour, excellente diplomate, lui répondit alors d’une voix calme : « Messires, voilà plusieurs jours que notre reine fait d’affreux cauchemars à cause des bruits provenant du grenier. Nous souhaitons que vous nous laissiez accéder à l’échelle, afin de pouvoir y grimper. »

Le balai annonça alors : « Bien. Je vais donc vous soumettre une énigme, et si vous parvenez à y répondre, je vous aiderai à monter. Vous aurez une chance chacune. »

Alychoute répondit aussitôt, toute enjouée « Ouiiii ! Oohw, j’adore les éniiigmes, hihi ! ».

Le balai poursuivit donc « Je sonne le glas de l’insouciance, et j’annonce la fin des jeux. Les parents me font toute confiance, mais j’emmène leurs enfants loin de chez eux. De la vie d’adulte je suis le heaume, et de la maturité je suis le professeur. Mais si l’enfance était un royaume, j’en serais le destructeur. »

Les trois poupées, interloquées, se regardèrent entre elles.

Alychoute, toute frétillante, fut la première à répondre.

« C’est l’académiiiiie ! Ohw, quelle horreur ! Ou… le mariage arrangouillé ? »

Eradorée, face au silence du balai, répondit à son tour :

« C’est le fait de grandir, tout simplement. N'est-ce pas ? »

Finalement, voyant que le balai ne répondait pas, Valliamour tenta finalement sa chance :

« C’est le devoir, mon cher. L’académie, le fait de grandir, la guerre, le mariage d’intérêt… tout. »

Sans même daigner donner la réponse, le balai conclut aussitôt « Cela ira. » Lui et son comparse saisirent alors l’échelle arcanique, entreposée dans un coin, mais l’un d’eux ajouta tout de même : « Vous risquez d’être très surprises en montant là-haut, mes princesses… ».

Etonnées, les trois poupées montèrent alors ensemble sur l’échelle. Elle était si large qu’elles pouvaient grimper côte à côte, et se soutenir mutuellement. Finalement, quand elles arrivèrent enfin dans le grenier, elles furent surprises de voir une immense pile de jouets divers, qu’elles croyaient disparus depuis fort longtemps : des châteaux, des carrosses, des dizaines de peluches...

Au milieu de la pièce, une grande boîte en bois semblait remplie d’objets. Alors que les poupées s’approchaient pour y voir de plus près, une petite tête dépassa alors. Eradorée fut la première à s’exclamer :

« Resylounette ?! Tu es ici ? Nous te croyions disparue ! »

« Oooh, mes princesses ! », répondit la poupée-servante. « J’espère que vous n’avez pas été emmenée là, vous aussi ! ».

« Comment cela, ma chère ? », demanda Valliamour, « Les monstres t’ont amenée ici ? Ils te retiennent ici ? »

Mais à peine Valliamour avait terminé sa phrase qu’une dizaine de poupées sortirent de la boîte ! Tous leurs amis, qui avaient disparu quelques semaines auparavant, étaient réunis ici. Certaines poupées avaient un petit râteau à la main… un outil idéal pour gratter le bois et faire du bruit.

Alychoute, surprise, les regarda avec les larmes aux yeux. « Theinouneeeette, tu es ici, toi aussiii ? Oohw ! Gilverouneeet ! Mais… alors, vous… c’est vous qui faisiez du bruit ? Pour faire cauchemardouiller notre reine ? »

« Mais non », répondit la servante Theinounette. « Jamais nous n’aurions fait de mal à notre reine bien aimée, au contraire ! ».

« Ce sont ses méchants parents », continua Gilverounet, la poupée-valet. « Ses méchants parents veulent l’emmener dans un horrible internat d’ici la rentrée. Plusieurs d’entre nous les avons surpris en train d’en parler quand la Reine n’était pas là, alors… pour ne pas que nous lui en parlions, les parents nous ont amenés ici. Nous avons passé des nuits entières à gratter le sol, en espérant que vous veniez nous chercher avant qu’il ne soit trop tard, mes princesses Peut-être qu’il est encore possible de sauver notre reine. »

« Vous tombez vraiment bien, mes princesses », poursuivit Theinounette « car il y a quelques jours, le beau Didinian a réussi à se faufiler dans une brèche et il est parti en éclaireur. D’ailleurs, vous l’avez peut-être croisé. Il devait revenir ce soir avec plein de nouvelles ! »

Et en effet, seulement quelques minutes plus tard, le cocher Didinian revint avec son petit cheval blanc, complètement épuisé. Il avait certainement galopé toute la nuit. Les larmes aux yeux, il annonça alors : « C’est trop tard. Ils l’ont déjà emmenée, et ils sont en train de monter tous nos amis au grenier. Le Royaume des Jouets n’est plus, et ce pour l’éternité. Que deviendra notre Reine sans nous ? Et… nous, que deviendrons-nous ? ».

Alychoute fut la première à fondre en larmes, serrant précieusement ses amies contre elle. Valliamour, elle, songea d’abord à la vengeance, mais Eradorée, plus sage que ses deux amies, réussit à les calmer toutes deux.

Hélas, le destin des jouets abandonnés est toujours le même. Et ne pouvant se résoudre à vivre avec un tel chagrin, les trois princesses se réunirent en cercle, se tenant la main, avant de briser ensemble leur enchantement. Un jour, dans un autre monde, elles retrouveront leur Reine.

« Les jouets ne représentent qu’une partie de la vie de leurs enfants, mais les enfants représentent toute la vie de leurs jouets. »

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