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Lounie : Les Aventures de l'Elfe Verte

Alynor

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Il était une fois, dans la merveilleuse Lune-d’Argent, une jeune et douce Elfe qui ne parvenait pas à atteindre le bonheur. Bien qu’au cœur du féerique Haut-Royaume et entourée par l’illustre peuple élu, l’Enfant ne parvenait pas à trouver sa place à Quel’thalas. Alors qu’elle venait de terminer ses études arcaniques, elle ne comprenait toujours pas la culture elfique, qui lui paraissait insignifiante et hypocrite. Pire encore, elle condamnait la noble éducation que lui avaient offert ses gentils parents. Malgré son amour profond pour la Sainte Lune et les Astres qui lui avaient offert la beauté et la perfection, l’Elfe était rêveuse et aspirait à d’autres horizons.

Un beau jour, l’Enfant prit la décision folle de fuir le Haut-Royaume, en joignant la première calèche qui partait à destination du Grand Sud. La première région où elle fit escale fut Dun Morogh, et plus précisément la cité de Forgefer. Tandis qu’elle n’avait encore jamais rencontré d’autres créatures que les Elfes et les Humains, elle fut impressionnée à la vue de ces gens de petite taille, à l’allure rude et négligée. Leurs barbes démesurées et emmêlées l’intriguaient, mais plus en mal qu’en bien.

Passée la mauvaise surprise, l’Elfe se rendit au cœur de la cité, où elle fut témoin d’un éclat de rire général. Après quelques secondes, elle comprit qu’elle était elle-même la cause de cet amusement : les répugnants Nains se moquaient de ses beaux vêtements et de ses longues oreilles. La jalousie reflète toujours un manque, et eux manquaient indéniablement de beauté.

Agacée, elle partit se réfugier dans une auberge, où elle arriva au bon milieu d’une chanson à boire. Les Nains ivrognes et bruts s’esclaffaient en chantant gaiement au sujet d’un Elfe massacré par les Trolls.

Après cela, tous les Nains burent le contenu de leurs chopes d’un seul coup, et beaucoup se mirent à vomir. C’est à ce moment que l’un des Nains, nettement éméché, harangua l’Enfant pour lui « offrir une chopine ». Ecœurée par cette scène, l’Elfe quitta précipitamment l’auberge, puis la cité. Elle se remit alors sur les routes, en quête d’un horizon plus joyeux et d’une culture moins naine.

Très bientôt, l’Enfant arriva sur les terres verdoyantes des Humains : la Forêt d’Elwynn. A ce moment, son cocher lui demanda si elle voulait se rendre dans la cité bleue, que l’on dit magnifique et peuplée d’habitants cultivés, à l’instar de la somptueuse Lordaeron. Cependant, ce n’était pas l’avis de la jeune Elfe. En effet, elle avait appris que plusieurs Elfes vivaient déjà à Hurlevent pour y suivre leurs études non-magiques et pour honorer leur engagement auprès de l’Alliance. Aussi, afin d’éviter de croiser à nouveau son peuple, l’Enfant décida de partir en direction du Comté-de-l’Or, connu pour être constitué de paysans, de marchands et surtout de nombreux mercenaires sans foi ni loi.

À son arrivée, l’Elfe fut interpelée par un habitant à piètre allure qui lui proposa de porter ses bagages, et lui offrit un sourire mielleux. Cependant, l’Enfant fut écœurée par le physique du fermier et par l’abjecte odeur qu’il dégageait. Elle le congédia aussitôt et se rendit alors à l’auberge, pour tâcher d’oublier cette mauvaise rencontre autour d’un verre de jus de baie. L’Elfe fut effarée quand le tavernier lui indiqua qu’il ne servait que de l’alcool. Bien que déçue et choquée, elle le fut encore davantage en constatant que l’auberge était remplie à craquer, alors que le village ne comptait que quelques bâtisses. Les Humains avaient donc la même relation avec l’alcool que les affreux Nains. Pire encore, l’Elfe remarqua que la plupart des clients – très jeunes – étaient ivres et sur le point de déclencher une bagarre générale. Elle partit donc avant que cela ne dégénère.

Mais très vite, l’Enfant rencontra un bel aventurier qui lui raconta ses nombreux exploits. Captivée par son charisme, sa beauté et son héroïsme, elle but chacune de ses paroles. Très bientôt, le « prince charmant » lui demanda sa main. Hélas, une fois encore, vint la désillusion quand l’Elfe observa justement les mains de son prétendant : l’une était recouverte de sang, et l’autre tenait encore une chope remplie d’un horrible alcool. Consciente que le Comté-de-l’Or n’était rempli que de paysans et d’ivrognes bagarreurs, l’Elfe décida alors de continuer sa route vers le sud.

Après de longues journées à traverser des bois lugubres et une jungle effrayante, l’Enfant arriva enfin à l’extrême sud du continent. Pour la première fois de sa vie, elle aperçut les somptueuses plages australes, hélas gâtées par les nombreux déchets accumulés sur les côtes. Près de la plage se dressait une ville côtière qui ne payait point de mine mais qui, à ses yeux, représentait peut-être le foyer qu’elle avait toujours cherché. Entrant par les portails de fortune de la ville, faits de déchets entassés, l’Elfe remarqua des dizaines de bâtisses faites en matériaux de récupération, et de nombreux navires amarrés. Ces vaisseaux étaient de piètre qualité et voyaient à leur bord toutes sortes de créatures peu recommandables.

Ces foules de voyous, de coupe-jarrets ou encore de bâtards sortaient du port pour gagner une auberge terriblement malfamée, où des serveuses humaines avaient troqué leur fierté raciale contre une petite tenue dans le but de plaire aux locaux, les Gobelins. Lorsque l’Enfant rencontra la première de ces créatures verdâtres, elle fut d’abord sous le choc. Pas plus hauts que trois pommes, ces créatures mesquines arboraient fièrement leur nez crochouillu, leurs larges oreilles et leur peau pestiférée. Comment un être si petit pouvait contenir une telle laideur ? Telle fut sa première question.

Mais par un étrange trouble psychologique ou peut-être quelque malédiction de sorcière, la pauvre Enfant tomba amoureuse de cette culture objectivement immonde. Emerveillée par le soleil du sud et par les bidonvilles gobelins, elle décida de rester plusieurs mois dans ce décor, et de tisser des liens avec les créatures verdâtres qui y vivaient. Avec le temps, la peau de l’Enfant se mit à prendre une teinte verte, aussi répugnante que celle des Gobelins. Alors qu’un tel malheur aurait rebuté n’importe quel Thalassien, ce ne fut pas le cas de l’Elfe Verte, fière de se métamorphoser progressivement en ces créatures qu’elle admirait tant.

L’Elfe vécut alors dans la grande auberge de la ville, se parant et se comportant de la même manière que les Humaines débauchées de ces lieux et essuyant les remarques désobligeantes des Verdâtres, sans que cela ne lui déplaise particulièrement. Mais un beau jour, alors qu’elle buvait l’une des horribles boissons locales, un Gobelin couvert d’un haut-de-forme se joint à elle, et lui offrit à boire. Lui et l’Enfant sympathisèrent mais bien vite, le Gobelin dévoila ses véritables intentions. Il lui adressa un sourire hideux, gâté par des dents en or qui semblaient être la mode chez les riches voyous de cette ville. Son énorme nez crochouillu, quant à lui, atteignait quasiment ses lèvres, formant un ensemble des plus grotesques.

Mais outre son atroce laideur et ses dents dignes d’une bête de foire, ce sont surtout les mots du Gobelin qui effrayèrent l’Elfe Verte. En la dévorant de son regard libidineux, il lui annonça ces mots, entrecoupés de son rire malsain : « Je veux te faire mienne, mon bel alizé de l’été ; sois ma chose et mon bien ! Ensemble, nous dominerons le monde, arnaquerons tous les honnêtes gens de cette terre et nous empoisonnerons tous ces pauvres enfants. Le venin est déjà prêt et nous n’avons plus qu’à le verser dans les puits. Le plus grand projet de notre peuple est sur le point d’être réalisé. D’ici là, je t’offrirai tout ce que tu veux. Tout l’or que tu désires, tous les cadeaux. J’arracherai une peluche à n’importe quel orphelin pour te la donner. J’y prendrai même le plus grand des plaisirs ! ».

Effrayée par ces horribles paroles qui la firent presque oublier son étrange amour pour cette terre atroce, l’Enfant se précipita hors de l’auberge. Pour se changer les idées, elle décida de se rendre au marché afin d’y faire ses courses. Mais c’est là qu’elle fit une effrayante découverte : en ce dimanche matin, il y avait bien peu de fruits et de légumes sur les étals, mais surtout des Elfes et des Humains. Présentés comme de simples marchandises affublées d’un numéro de série, les malheureux étaient vendus aux plus offrants, sans le moindre égard pour leur volonté. Les expressions « ne cherchez pas le Mal, cherchez le Gobelin » et « le Malheur est toujours Vert » prenaient alors tout leur sens.

Après avoir versé bien des larmes, l’Elfe compris enfin que ses parents avaient raison : il n’existe en ce monde aucune culture égale à celle de son peuple, et la Rose ne devrait pas se mélanger avec le fumier. En plus de cela, l’Enfant était de plus en plus inquiète par sa peau, qui devenait chaque jour un peu plus verdâtre et repoussante. L’idée de ressembler à ces créatures immondes lui donnait la nausée. Aussi, suite à ces événements troublants, l’Elfe Verte revint enfin à la raison… et à la maison. Courant sans s’arrêter à travers les paysages fades du Bas-Monde, pressée de retrouver son vrai peuple, l’Enfant dit définitivement adieu à ces terres ingrates et à leurs horribles habitants. Un vaste sourire vint orner son visage quand elle fut enfin aux portes de Quel’thalas.

À son arrivée dans la cité, les citoyens et les gardes semblaient éberlués et soulagés : tous pensaient alors que l’Enfant avait été enlevée par des bandits. Quel autre sort aurait pu éloigner un Elfe de sa terre natale, où la perfection et la beauté règnent en maître ?

Accueillie avec une joie infinie par ses parents qui lui avaient préparé le meilleur des repas, l’Elfe Verte fut heureuse de retrouver enfin sa merveilleuse cité et sa parfaite culture. Elle prit alors la décision de ne plus jamais quitter son peuple. Au fil des années passées avec ses vrais compatriotes elfiques, l’Enfant retrouva enfin une peau normale. Jamais elle n’avait été aussi heureuse de toute sa vie.

Très bientôt, l’Enfant rencontra un noble, preux et charmant chevalier qui lui demanda sa main. Bien que traumatisée par les tristes événements qu’elle avait vécus durant son périple, l’Enfant changea immédiatement d’avis en entendant les vœux du beau sire : « douce demoiselle, nulle rose ou mageroyale du Haut-Royaume ne possède la moitié de votre beauté. Accordez-moi votre main : je vous aimerai ; je vous emmènerai dans mon château près de la mer, sur mon noble cheval blanc, et vous garderai près de moi pour l’Eternité. Jamais plus une immonde créature verdâtre ne mettra la main sur vous, je vous en fais le serment sur la Sainte Lune. »

Infiniment rassurée par les douces paroles du Beau, l’Elfe n’hésita plus une seconde à lui accorder sa main. Sûre de connaître enfin le Grand Amour, elle fit ses bagages et suivit le chevalier jusqu’à son somptueux château côtier. Sans plus attendre, ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.



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