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Lounie : La Tragique Histoire de Soleïa


Alynor

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Il était une fois, dans un monde où les enfants n'étaient point autorisés à rêver, une jeune et gentille fille de bonne famille, qui se prénommait Soleïa. Elle était jolie, douce et toujours souriante, malgré le fait qu'elle avait perdu sa mère aimante peu après son entrée à l'internat et que son père, toujours absent, était des plus stricts : il la battait régulièrement lorsqu'elle ne réussissait pas quelque chose.

Internée dans un collège pour filles aux codes des plus stricts, Soleïa était une éternelle rêveuse qui passait ses journées à s'imaginer des mondes merveilleux, à créer des personnages et des histoires fantasques. Elle désirait, en réalité, avant tout échapper aux journées si tristes qu'elle vivait au quotidien, oublier la mort de sa douce mère qui la faisait pleurer toutes les nuits.

Du lundi au samedi, et de sept heures du matin jusqu'à sept heures du soir, elle devait suivre des cours de protocole, de cuisine, de couture, de langue et de danse. Qui plus est, elle avait pour particularité d'être très timide, et c'est l'une des raisons pour lesquelles les autres filles la mettaient à l'écart : elle n'avait qu'une seule véritable amie et confidente, sa chère Sophia, une demi-elfe née d'une idylle controversée entre une bourgeoise thalassienne et un chevalier stromgardien.

C'est sur les conseils de cette dernière que l'enfant décida, un beau jour, de mettre son fascinant univers sur papier, en écrivant de magnifiques contes adaptés aux tout-petits. Mais la jeune fille partageait son dortoir avec trois autres filles, qui la détestaient particulièrement et passaient leur temps à la tourmenter. Soleïa craignait fortement qu'elles soient informées de ce qu'elle faisait, car ses camarades étaient capables de tout faire, par pure méchanceté.

Quelques semaines avant cela, quelqu'un avait même fait disparaître la poupée qu'elle avait depuis tout bébé, avec laquelle elle dormait, et qui l'aidait à faire de beaux rêves. Depuis, elle n'a cessé de faire d'horribles cauchemars. 

Ainsi, Soleïa fut contrainte de toujours écrire en cachette et avec crainte, mettant au point d'ingénieuses stratégies pour être toujours tranquille. A raison de deux heures par jour, elle avançait progressivement ses récits, jusqu'à ce que près de trois cents pages de merveilles soient écrites. La jeune fille plaçait tout son cœur et toute sa tendresse dans ses textes, qu'elle entreposait précieusement dans son armoire à l'abri des regards, hormis ceux de sa meilleure amie Sophia, qui trouvait toujours les mots pour la réconforter, la rassurer et l'encourager.

Mais hélas, vint le jour où, alors que Soleïa se reposait dans son lit avant de se rendre aux cours du matin, deux de ses camarades de chambre s'exclamèrent "Oh, ma pauvrette... quelle tête crois-tu que fera la directrice, quand elle décèlera ce que tu entreprends en cachette ? Nous avons tout vu, tu sais ? Et ce depuis le début.". Tétanisée, la pauvre enfant ne sut pas quoi répondre, bien trop timide pour se défendre. Sans même que Soleïa ne puisse, ou n'ose réagir, l'une des deux filles ouvrit l'armoire, avant de s'emparer de la pile de feuilles et de courir jusqu'au couloir.

À peine quelques minutes plus tard, la directrice apparut en tenant plusieurs de ces feuilles à la main. Elle lança un regard alambiqué à la jeune fille, avant de lui sourire gentiment. "Allons, ma chère Soleïa. Vous allez être en retard, dépêchez-vous. Nous discuterons de cela plus tard, mais sachez que je suis très agréablement surprise par votre maîtrise de la langue et par votre sens de la poésie. Félicitations."

Rassurée et radieuse, la jeune fille était aux anges. La directrice avait finalement accepté ce qu'elle faisait et, visiblement, elle avait même pour intention de l'encourager. Dès cet instant et alors qu'elle se rendait dans la salle pour son cours du matin, elle sentait que la journée allait être merveilleuse. Elle avait envie de rire aux éclats, tant elle était heureuse.

Mais Soleïa fut prise d'un sursaut quand elle constata que toutes les élèves attendaient déjà debout dans la salle, et qu'aucun professeur n'était encore arrivé. Alors que l'enfant gagnait sa place habituelle, elle vit alors la directrice arriver et lui lancer un regard des plus noirs. La pauvre ne comprenait plus rien.

La directrice tenait des feuilles de couleur rose à la main, et c'est à ce moment que Soleïa comprit qu'il s'agissait de son conte personnel. Cette ode à l'amour courtois pouvait, si elle était mal interprétée, la faire passer pour une personne bien cruelle, ce qu'elle n'était en aucun cas. Qui plus est, l'histoire s'apparentait à des notes intimes où elle imageait son envie de s'évader, tout en faisant des allusions à son enfance et à sa vie privée, qu'elle n'aurait jamais osé révéler en public.

La pauvre fille eut aussitôt les larmes aux yeux et une douleur profonde au ventre quand la directrice commença à lire ce conte à haute voix, apparemment désireuse de la faire souffrir au plus haut point. Elle prit même le soin de déformer certains passages du texte, afin de l'humilier davantage, en la faisant ainsi passer pour une méchante fille superficielle et élitiste, obsédée par la perfection physique.

Des éclats de rire fusèrent bientôt dans toute la salle, et les élèves, qui d'abord se moquaient ouvertement de leur camarade, finirent même par la brutaliser, l'injurier et la menacer, devant la cruelle directrice qui fit la sourde oreille. Elles la traitèrent alors de monstre, en lui reprochant d'être sans-doute belle à l'extérieur, mais très laide à l'intérieur. Elles étaient en réalité jalouses de sa grâce.

La jeune fille, effondrée, prit alors la fuite pour aller retrouver sa meilleure amie. Mais alors qu'elle lançait un dernier regard à la salle, elle remarqua la présence de Sophia, bien cachée au fond de la salle. Accourant vers elle en lui tendant les bras, ses yeux trempés de larmes, Soleïa espérait du réconfort de la part de sa meilleure amie. Mais tout ce qu'elle reçut d'elle fut un violent croche-pied, qui la fit chuter au sol et qui provoqua l’hilarité de toute la classe.

Devant la pauvre fille, qui, laissant couler ses larmes aux sol, ne comprenait absolument rien, Sophia révéla son vrai visage.

"Je te mentouillais depuis le début, sombre idiote. Depuis que l'on se connaissait toutes deux, je te menais en bateau. Je te savais assez bornée pour escribouiller ces textes ridicules... et c'est ma personne qui t'eut rapportée à la directrice. C'est aussi ma personne qui eut jeté ta poupée par la fenêtre, et c'est ma personne qui eut brûlé toutes les lettres que ta gentille maman t'envoyait avant de mourir. Personne ne saurait vouloir de toi, Soleïa. Personne ne saura jamais vouloir de toi, et même ta maman n'a su vouloir de toi. Tes parents t'ont abandonnée ici."

Complètement détruite par ces paroles qui jamais ne sauraient s'effacer de son esprit, la jeune fille s'enfuit dans sa chambre en se tenant le coeur, proche de l'infarctus, avant de se laisser tomber sur son lit, dans une douleur affreuse. Elle croyait, depuis tant d'années, avoir une véritable amie, quelqu'un qui veillerait éternellement sur elle, et en réalité, tout n'était que menterie. Pire que menterie.

Dans une détresse infinie qui se transforma en démence, elle se prit à hurler à l'aide, appelant sa maman au secours et la suppliant de venir la chercher, pour la ramener à la maison auprès d'elle et la prendre dans ses bras. Mais elle revint hélas bien vite à la réalité, dans une descente plus douloureuse que jamais.

Désespérée et seule au monde, haïe de tous, la pauvre Soleïa se pencha ainsi à sa fenêtre en fixant le ciel, puis se laissa tomber dans le vide telle une poupée... telle la poupée que Sophia avait jetée.

Montée au ciel auprès de la Lune, accueillie parmi les Astres, Soleïa retrouva sa maman et put enfin la serrer dans ses bras. Mère et fille furent si heureuses de leurs retrouvailles que leur étreinte n'en finit jamais : encore aujourd'hui, en levant les yeux la nuit, l'on peut apercevoir Soleïa et sa maman s’enlacer.

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