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Lounie : Le Roi Giflé

Alynor

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Il était une fois un gentilhomme qui fut un roi. Lorsque la Deuxième Guerre battait son plein, les nobles Quel'doreis tenaient héroïquement le front, seuls au monde face à toute la sauvagerie de la Horde ainsi déployée. Le magnifique roi Anasterian, devant l'écrasante supériorité numérique des orcs, loin de céder la moindre victoire au perfide ennemi, dut toutefois se replier vers la capitale afin de réorganiser ses troupes. Hélas, ses armées étaient désormais dispersées. Alors qu'il n'était accompagné que d'une dizaine de braves chevaliers, il décida, sur la route, de faire halte dans une ferme environnante afin de se restaurer.

Etant donné l'imminence d'une lâche attaque des orcs sur les malheureux paysans, le bon roi ne souhaitait pas déclarer son identité et rester secret. Ainsi, il éviterait de mettre en danger la famille qui vivrait dans cette ferme. Lui et ses hommes se firent passer pour des fourrageurs, affectés à l'effort de guerre et venus demander, entre-temps, le gîte et le couvert. Ils furent accueillis à bras ouverts par la fermière, qui leur proposa un lit de paille et la chaleur d’un foyer.

Toutefois, le royaume en guerre traversait une période de disette, les distributions se faisaient rares et les paysans n'avaient guère les moyens d'acheter de la nourriture invoquer. En cela, les hommes du Roi ne s'attendaient guère à recevoir un vrai repas. Mais parce qu'elle avait un grand cœur et une admiration profonde pour les courageux ravitailleurs, la femme du berger décida néanmoins de leur cuisiner deux petits cerfs qu'elle avait chassés la veille.

Après avoir mis la viande sur le feu, la femme dut se retirer afin d'aller chercher de l'eau dans le puits et de servir à boire à ses braves invités, qu'elle avait attablés avec des cartes à jouer pour se divertir. Elle demanda à Anasterian, qui, par sa prestance naturelle, lui semblait être le chef du groupe, de surveiller la cuisson. Il accepta par politesse.

En réalité, le roi était bien trop préoccupé par la situation pour s'atteler à une tâche aussi secondaire. Son cerveau se figurait déjà la bataille qui l'attendait, face à la terrible horde de bêtes sauvages qui menaçait de mettre son royaume à feu et à sang. Monopolisé par une discussion stratégique avec ses hommes, il en oublia complètement la viande sur le feu, tant bien qu'elle fût bien rapidement carbonisée.

Lorsque la douce hôtesse revint dans la pièce à vivre et trouva les hommes en train de discuter, et son cadeau qu'elle avait si généreusement offert, ainsi gâché, elle foudroya le roi du regard. Alerté par l'odeur, ce dernier, gêné, lui promit que manger la viande brûlée ne poserait aucun problème, ni à lui, ni à ses hommes. N'en demeure que la fermière fut prise d'une colère noire et, avant qu'Anasterian n'ait eu le temps de s'expliquer, elle lui asséna une gifle si violente que toute la table en trembla.

L'un des chevaliers, furieux, se leva alors en dégainant son épée, prêt à pourfendre la bergère. D'une voix rauque, il lui martela "Par la Sainte Lune, haute-traîtresse, c'est Sa Majesté le Roi que vous venez de férir de votre indigne main ! Soyez damnée dès lors, car pour votre crime odieux, c'est le trépas qui vous attend !".

Mais contre toute attente, l'illustre roi se trouvait également être un homme magnanime, doué d'une humilité légendaire. Après avoir retenu le bras vengeur de son serviteur, il accorda non seulement son pardon à la bergère pour ce geste outrageux, mais il décida également de tenir sa promesse au centuple, en la dédommageant généreusement pour les venaisons gâchées : un an après le départ du grand seigneur, alors que la guerre venait d’être remportée, la paysanne vit débarquer devant sa masure un convoi de quarante têtes de bétail.

Devant les yeux émerveillés de la modeste bergère, toutes les bêtes furent sorties une à une par les caravaniers. Sur le dernier bœuf était accroché une petite note, scellée du cachet royal. Elle avait été écrite avec la plus grande attention : « Je vous présente mes plus sincères excuses pour le manque de respect que j'ai montré envers votre personne cette nuit-là. Hélas, la guerre tend à nous rendre nerveux et nous en oublions nos bonnes manières. J'espère que ce présent saura racheter la gêne que je vous ai fait subir... et que peut-être, à nouveau, vous daignerez nourrir mes fourrageurs quand ils passeront par vos terres. »

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