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Lounie : La Lettrée et les Sauvages


Alynor

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Il était une fois, dans une époque et une région très lointaines, une jeune enfant elfique qui venait à peine de passer ses douze printemps. Elle était douce, brillante et lettrée, mais son éducation ne s’était hélas jamais terminée. Orpheline et destinée à l’esclavage, l’Enfant vivait désormais au milieu des assassins de ses parents : une tribu de barbares nordiques qui compensaient leur inculture par la cruauté.

Seule et malheureuse, la pauvre enfant devait travailler jour et nuit pour les sauvages, effectuant des corvées de servante sans la moindre rétribution. Souvent, à la minuit, elle quittait le campement en cachette pour s’en aller pleurer. Mais un soir, alors qu’elle réitérait ce triste forfait, elle découvrit, dans l’herbe où elle était habituée à verser ses larmes, une plume enchantée ainsi qu’un livre vierge. Sur la couverture de l’ouvrage était indiqué « À l’attention des Astres ».

Alors qu’elle n’avait plus écrit depuis ses 6 ans, l’Enfant n’eut curieusement point de mal à inscrire toute sa peine sur le papier, ne manquant point de laisser couler plusieurs larmes en évoquant la disparition de ses doux parents. Ayant fini de narrer sa malheureuse épopée, l’Enfant pris le livre et le cacha sous ses vêtements usés avant de rentrer au camp. Elle craignait que les Sauvages, eux qui exécraient les lettres et l’écriture, la surprennent avec cet ouvrage.

Hélas, c’est pourtant ce qui se produisit. Devant la minuscule tente où elle dormait habituellement avec d’autres jeunes esclaves, l’ignoble chef du clan l’attendait. Vêtu d’horribles peaux de bêtes, accompagné de trois monstres canins et visage rongé par le feu du démon, le Chien Dément portait bien son nom. À la vue de l’Enfant et du livre qu’elle tentait vainement de cacher, il poussa un long grognement digne d’une bête fauve.

Un rictus étirant son hideux visage incendié, le Chien dément se saisit du livre, et le donna à manger à ses affreux limiers. Puis, sans plus attendre, il jeta la pauvre enfant dans la tente, et passa toute la nuit à la torturer cruellement, en lui jurant que son calvaire ne se terminerait jamais. Il prit même un malin plaisir à mutiler ses oreilles avant de lui promettre qu’il les porterait en collier.

Une autre esclave elfique, qui partageait la même tente, assistait à toute la scène et semblait se moquer du sort de sa consœur. L’Enfant, croyant qu’elles étaient amies, rampa jusqu’à elle en lui tendant les bras, espérant trouver son soutien et son réconfort. Mais l’esclave, froide comme la glace et sans une once de pitié, la poussa de son pied pour la ramener vers le Chien Dément, qui poursuivit la torture sous ses yeux amusés. L’Enfant s’évanouit alors sous la douleur et le désespoir, les larmes inondant ses yeux d’azur.

Mais une fois endormie, l’Elfe sentit une douce chaleur l’envahir. Semi-consciente, elle se vit soudainement au cœur d’un magnifique palais. Devant ses yeux, ses parents étaient attablés à un somptueux banquet. Ils l'observaient avec amour, sans un mot. Au bout de la longue table, une immense Elfe éthérée au visage divinement bienveillant lui sourit alors, dans un silence cérémonial. Tous les convives avaient les yeux larmoyants, rivés sur la pendule du Palais. Quand l’aiguille se posa sur la minuit, l’Enfant vit ses parents se lever et la serrer précieusement dans leurs bras avant de lui prendre la main.

C’est alors que la jeune elfe se sentit revivre, rouvrit les yeux et, le temps d’un instant, eut l’affreuse crainte d’être retournée dans cette horrible prison. Mais en lieu et place des barreaux et de son terrible geôlier, les peluches et les poupées côtoyaient les murs bleutés de son palais natal. Elle était de retour à la maison, dans son lit d’enfant, et deux voix merveilleusement familières ne tardèrent à lui annoncer qu’il était l’heure de se réveiller.

Rien ne s’était passé. Tout avait été effacé, et la vie n’avait jamais été aussi belle. En quittant la Promenade des Anciens pour s’en aller marcher dans les jardins, l’Enfant passa devant le grand échafaud de la cité. Quelle ne fut point sa surprise quand elle remarqua la présence, au bout d’une corde, d’un horrible barbare vêtu de peaux de bêtes. Sous ses pieds se trouvait l’écriteau « ci fut condamné le Chien Dément pour son infinie cruauté ».

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