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[Concours d'écriture] Lueur d'espoir

Nôva

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Bonjour à tous ! 

Voici un petit texte écrit sur le coup de l'inspiration pour le concours. Je ne fais pas ça souvent, mais l'envi m'a pris ! 
Le thème est le suivant : La Magie du Voile d'Hiver
L'interprétation est sans doute un peu particulière, mais voilà le résultat 😄

Bonne lecture !
 
15 décembre
 
Le ciel est gris, comme chaque jour. La guerre fait toujours rage, je n’ai plus la foi de compter chaque crépuscule franchi. Les nouvelles ne sont pas bonnes, cela fait plusieurs jours que nous n’avons reçu aucun ravitaillement, nos vivres se tarissent, tirant avec elles notre moral. Le ciel est gris, comme les yeux de mes camarades. Le froid n’aide pas, ralentissant le temps déjà interminable, usant nos muscles courbaturés par la simple attente des cors de guerre adverses. Bientôt sept jours qu’ils n’ont pas retenti, mais nous ne sommes pas aveugles ni idiots. Ils sont là, tout autour de nous. Ils nous observent, nous fatiguent, ils cherchent à nous rendre fous pour mieux nous achever. Et cela marche. Mon ami Dungan n’est plus le même depuis hier. Son regard a changé, aussi vide que nos estomacs, aussi morne que le climat, aussi effrayant que notre futur. Nous avons reçu une lettre, la veille, par faucon-messager. Cela n’était pas arrivé depuis des semaines. Des renforts devaient nous rejoindre, nous les attendions déjà depuis une dizaine de jours, et nous craignons le pire. Le pire, c’est ce que cette lettre annonçait. Une annonce aussi froide que l’hiver qui commençait à nous enrober de ses neiges. Dungan a perdu son fils, et nous nos renforts.
Demain, nous devrions partir en reconnaissance, tous les deux. Même si le petit nouveau de la garnison se réjouit du silence, cela n’est pas bon signe. Nous devons tout faire pour garder un coup d’avance. Notre survie en dépend. Et notre victoire.
 
17 décembre
 
Le ciel est gris, comme chaque jour. Mais le sol est rouge, du sang de notre peuple. Je n’ai pu écrire hier, nous avons couru toute la journée, aussi furtivement que nous permettait notre attirail. Dungan était silencieux. Je pouvais le comprendre, nous étions sur les traces des renforts. J’étais bien incapable de décrire ce que je voyais dans son regard. Était-ce la folie de l’espoir, la résignation ou l’absence de vie… Ce qui est certain, c’est l’absence de changement quand, en fin de journée, nous sommes tombés sur nos compagnons. Morts. Massacrés. Nous nous y attendions, mais ne voir aucune expression chez Dungan m’effraya, plus que la scène en face de moi. Pourquoi en sommes-nous arrivés là. Nous sommes restés à proximité pour la nuit, en tâchant de récupérer tout ce qui était récupérable. La nuit fût rude, le froid était mordant, le sommeil fut blanc.
Nous sommes le matin du 21, quand j’écris ces quelques lignes. Dungan n’est plus là. Il aurait dû être de retour depuis trois heures. Je dois partir à sa recherche.
---
Le ciel est noir, à l’heure où j’écris ces lignes. Le sol n’a jamais été aussi rouge. Je pensais avoir retrouvé Dungan, mais je n’ai retrouvé qu’une victime de la guerre. Et des corps d’orcs à ses côtés. Trois femmes et deux enfants. Ce n’étaient pas des combattants, ils n’auraient jamais dû se trouver ici. Ils devaient fuir le front, peut-être. Nous ne le saurons jamais. Ce que je sais, c’est qu’ils étaient là, sur le chemin de mon frère d’arme. Je l’ai retrouvé à genou, aux côtés de ces corps, son tabard tâché de roses écarlates. Immobile, sans vie, tout comme son regard. Je n’ai pas réussi à prendre le temps de comprendre, sur l’instant. Je ne désirais qu’une chose, sauver mon ami. Nous avons fui, marquant la neige naissante de nos pas pressés. Mettre le plus de distance entre ce carnage et nous, tel était ma seule pensée. Le froid et la fatigue ont eu raison de ma conviction, nous avons par chance trouvé une cavité. Elle a déjà été habité, peut-être même par l’ennemi. Mais cela ne semblait plus être le cas depuis des semaines.
Nous avons réussi à fuir, mais je pense avoir oublié mon ami, quelque part. L’homme en face de moi ne ressemble plus à Dungan. J’essaye tant bien que mal de comprendre qui il est devenu. Je me question sans cesse depuis des heures, assis dans cette caverne sombre. Pourquoi en sommes-nous arrivés là. Pourquoi l’humanité réclame vengeance après vengeance ? Cette vengeance, voilà un mot que je ne pensais jamais écrire ici. Je n’ose que rarement relire mes premiers écrits, mais je me suis risqué à le faire ce soir. Le monde est hypocrite. La paix est hypocrite. Seule la vengeance persiste au fil des âges et des générations. Pourquoi ?! Notre peuple se prétend vertueux, nous éradiquons le mal, supportés par la lumière ! La vengeance, c’est un mal ! Et pourtant, quand il n’y en a plus, il y en a encore ! Tout du moins, on tente de nous faire croire qu’il n’y en a plus… Mais elle persistera, toujours, tant que nous agirons en son nom.
Je ne sais pas ce qu’il m’arrive ce soir. Je suis seul, dans cette grotte, avec un inconnu. Je ne peux pas me confier à lui, alors je le fais ici. Demain sera une journée encore plus difficile, je le sens.
 
23 décembre
 
Le ciel était gris, ce matin, comme chaque jour. Je parviens enfin à écrire. J’en étais incapable. A l’aube du 18 décembre, nous avions repris notre route vers notre camp. Nous avancions lentement, peiné par le poids de ces derniers jours, et la neige s’étoffant de plus en plus. Une marche silencieuse, qui ne le resta pas. 
Mon instinct ne m’avait pas trahi. Ce 18 décembre fût terrible. Il nous avait retrouvé. Une montagne verte s’était interposée, couvert d’une armure épaisse et d’un casque ne laissant voir que sa gueule hérissée de crocs. Je ne compris pas de suite ce qu’il se passa. Je vis Dungan s’éveiller d’une rage endormie jusqu’alors. Il avança tel un condamné à mort s’avançant vers la potence, lentement et résigné, comme s’il n’avait aucune autre solution que d’aller vers son adversaire. Dague en main, encore rouge de la veille, il finit par bondir sur le colosse rugissant qui nous faisait face. Tout se passa si vite. Le fracas, les hurlements de douleur, puis le silence. J’avais déjà perdu mon ami, mais je venais de perdre en prime un compagnon d’arme. L’orc m’observait, son souffle brulant de rage créant une épaisse vapeur autour de son vasque, disparaissant dans l’air. Une seule issu était possible pour assurer ma survie. Fuir. 
---
J’étais bien incapable de décrire le ciel les jours suivant. Je pense que je faisais face, comme mon ami disparu, à l’incompréhension de la situation, incapable de réaliser les faits. Dungan était plus qu’un compagnon, pour moi. Peut-être le réalisais-je enfin. J’étais incapable de penser à autre chose. Ma fuite ne fût que de courte durée, en réalité. Je fis rapidement demi-tour, avec un nouvel objectif, me venger. Je me questionnais sur la vengeance, mais je n’avais jamais été réellement confronté à cela. Aujourd’hui, je réalisais enfin ce que c’était.
Le retrouver ne fût pas facile, mais si l’on m’avait envoyé en reconnaissance, c’était pour mes talents de traqueur. Il était seul. La nuit du 20 décembre fût particulière. La vengeance m’avait retiré toute trace d’un quelconque honneur. Dès que le sommeil le frappa, je pris la décision d’agir. Ce qui suivit... voilà ce qui me pris tant de temps à comprendre. Une lame sous sa gorge, renforçant le danger que je représentais pour lui, il savait dès l’instant ou il ouvrit les yeux que bouger signerait sa mort. J’étais masqué, il n’avait devant lui qu’une silhouette indescriptible avec l’unique objectif de mettre fin à sa vie. Je ne sais toujours pas pourquoi je ne l’ai pas achevé immédiatement. Cette seconde, qui parût interminable, fût la clé. Son regard. Le regard de cet orc qui avait tué un être cher. C’était le même. Le même que Dungan ce soir-là, dans la grotte. Et je compris enfin. Lui aussi, il avait tout perdu. Comme Dungan. Comme moi. Je compris que son regard était aussi le reflet du miens. Il se savait déjà mort, et il l’avait accepté depuis longtemps. Tuer le responsable ne l’avait pas aidé, juste envoyé dans une croisade sans fin. Voilà le prix de la vengeance, je l’avais au bout de ma lame. 
Mon acte pris fin la seconde suivante. Je pris le chemin de mon camp, non pas en fuyant, mais en marchant avec une nouvelle conviction. Briser le cycle de la haine. Il ne me suivi pas, et c’est à l’aube de ce 23 décembre que le camp m’apparût enfin. Un camp en fête, à ma plus grande stupeur. Les vivres étaient arrivées, avec en prime quelques renforts. Un miracle, comme le disait la rumeur qui se déplaçait au sein de la garnison. Le convoi était tombé dans une embuscade, comme tous les autres. Des orcs, des trolls, des taurens… La Horde était là. Tout autour d’eux, prêt à réaliser leur objectif : un massacre. Mais l’histoire raconte qu’un orc sortit de la forêt, traversant les lignes de ses alliés, pour venir s’interposer. Il semblait important, même s’il n’avait point d’armure sur lui. Un général peut-être. Tout du moins, quelques mots suffirent pour que le cercle mortel s’ouvre, et laisse passer le convoi. Ce n’était pas un piège, mais bien un miracle.
Demain, nous pourrons fêter le voile d’hiver comme il se doit. Et peut-être qu’un jour, nous parviendrons à vaincre notre véritable ennemi, ce cercle de la vengeance, qui nous contrôle, nous tous, peuple d’Azeroth, depuis bien trop longtemps.
Demain, le ciel sera peut-être bleu.
 
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