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Battle For Azeroth, c'est le 2 février !

Soyez présents au rendez-vous, nous avons hâte de vous voir découvrir les nouveautés de l'extension tentaculaire et opposant Alliance et Horde.

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Battle For Azeroth sur Kuretar est aussi l'occasion pour l'équipe et la communauté de créer quelque chose qui gravite autour du RP. N'oubliez pas de participer aux futurs débats qui détermineront le déroulé de ces zones sanctuaires et la nomination des référents.
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À propos de ce blog

Coucou ! Vous trouverez ici tous mes écrits, nouvelles, billets, récits, romans, et autres. J'espère que vous vous plairez ici !

(Pour toute question, me mp Discord : Christophe#1072)

Bonne journée à vous !

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Billets dans ce blog

Noyade en eaux troubles

(Thème : Warbringers - Azshara theme)   Le vide … c’est tout ce qu’elle voyait. Non. La mort aussi. Le vide et la mort. Le vide, la mort et la trahison. Oui. Elle avait été trahie. Quelqu’un l’avait trahie. Rien que cette pensée la faisait souffrir. Mais bientôt, elle ne ressentirait plus rien. Seulement la paix. La paix qui vient après la mort et que seuls certains ont la témérité d’évoquer. La paix qui vient quand tout disparaît, quand l’esprit choit dans les profondeurs stygiennes du royaume de la Mort. Ah ! Mortelle souffrance qu’est la morsure de l’eau salée sur son ventre fendu par la perfidie humaine. Ce n’était qu’une douleur passagère. Bientôt, son esprit rejoindrait les limbes de la quiétude post-mortem. Il lui faudrait encore quelques instants et tout serait fini. Juste le temps que son sang attire quelques bêtes aquatiques affamées, ou que la mer emplisse ses poumons chassant jusqu’au dernier souffle d’air la moindre parcelle de vie en elle. Elle sombrait. Elle put voir au dessus d’elle l’ombre d’un navire qui passait. Un navire. Son navire. Aux commandes d’un autre. Puis ce fut l’obscurité totale dans son regard. Et tandis qu’elle sombrait dans les abysses, pour la dernière fois de sa vie, Elyssra pensait. Et un nom lui vint en tête. Nathaniale…

Zulmoso

Zulmoso

 

Rigor mortis

(NB : Ce récit peut heurter la sensibilité des plus jeunes d'entre nous, les choquer, ainsi que les plus fragiles. Âmes sensibles, abstenez-vous ! Je vous aurais prévenu !)       Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, nous nous réunissons en ce jour sous l'égide de la Sainte-Lumière pour honorer la mémoire d'un être qui à tous, fut très proche, et était cher à nos yeux. Il y a une semaine de cela, le jeune Christophe de Windsor nous a quitté de façon tragique et glorieuse, en périssant au combat contre la perfidie de celle qui se fait appeler "Dame Noire"... Ce qui se déroulait à quelques mètres à mes côtés me paraissait inconnu ... éthéré ... comme si l'un de nous était mort. Evidemment, je compris que c'était moi. J'étais mort. Je ne pouvais m'y résigné, mais j'en étais réduit à la même condition que ces cadavres pourrissants que je combattais avant de moi-même périr... Lentement, je laissai tomber mes mains au fond du cercueil, qui produisirent en touchant le cadre de bois un bruit sourd et étouffé par les palabres du prêtre. Ouvrant et refermant mes mains, tandis que ce qui fut autrefois des phalanges se frottaient dans un très léger bruit de grincement, j'ouvris mes yeux et regardais. Qu'est-ce que je pouvais bien regarder, outre le battant de bois poli et huileux sous lequel mes anciens frères d'armes me croyaient reposé? Pas grand chose. J'en conçois. Je vins croiser mes mains sur ma poitrine squelettique, où elles touchèrent une peau qui autrefois accueillait une cote de maille mais qui désormais était recouverte d'une étoffe d'un tissu quelconque. Quand elles entrèrent en contact avec un cylindre de métal, mes lèvres s'étirèrent en un sourire carnassier. Le même sourire que font les prédateurs quand ils trouvent une proie. Un sourire de tueur. Lentement, mais sûrement, mes doigts osseux se refermèrent autour du pommeau, derrière la garde, comme je la tenais autrefois. Il suffirait juste que ... Tu étais un ami formidable. Jamais plus je ne retrouverais une personne telle que toi, doué d'empathie et compréhensive. Tu nous manqueras. Nouvelle voix. Celle de Jack. Un compagnon d'armes qui a eu la chance de ne pas mourir, lui. Et dire que bientôt, nos rôles seraient inversés ... seulement si j'ose agir à temps. Plus que quelques prières pour moi et je m'en irais six pieds sous terre. Il serait fâcheux que je croupisse pour l'éternité tandis que ma soif de sang serait exacerbée... Que la délégation pour l'inhumation suive Père François. C'est le moment. L'archevêque a parlé, Christophe doit agir. Saisissant à la main gauche mon épée, glissant la main sur le cadre de bois qui me fait face, les croques-morts emportant mon cercueil, j'attends... à trois, j'y allais ... Un ... Deux (plus lentement ! plus lentement !) ... Maintenant ! Poussant un hurlement féroce et sanguinaire, je soulevai la porte de cette boîte de bois, mon épée plantée dans le cœur du curé tandis que mes doigts devenus griffus enserraient la gorge d'un croque-mort, faisant suinter un sang écarlate qui déjà commençait à coaguler sur ma peau d'un ton gris-vert. « Contemplez, la véritable puissance de la mort ! Contemplez ce que la Reine Banshee m'a donné ! Et maintenant, MOURREZ !» Des cris provenant de partout se figeaient en suspens dans mes oreilles non-mortes. Contemplant la foule ébahie du regard, l'embrassant de mes yeux vitreux, tandis que j'égorgeais, tranchais, tuais, dans une série d'éclaboussures d'hémoglobine. Le sang. Le peu qui tombait dans ma bouche produisait en moi une onde de chaleur et de bien-être. Il m'en fallait. Je le savais. Mais après.     Quand le tumulte des combats se fut évanoui, les seuls bruits restants étant des râles d'agonie s'échappant des gorges vides de sang et des bouches tordues par la souffrance. Je m'approchais de Jack, le pauvre avait été égorgé mais avait souffert. Je n'avais pas été assez rapide. Quel piètre assassin que je suis ! Il est temps pour moi de le venger. Tandis que je me penchais au dessus de son torse rouge de sang, je déchirais sa tunique et de mes ongles crasseux, j'arrachais le plus gros morceau de chair que je pus. Puis je l'enfournai dans ma bouche. Quel délice ! Jamais je n'avais goûté tel festin. Et si ...? Non. Pas d'hésitation. Je continue ce festin jusqu'à satiété. Quoi qu'il m'en coûte. Puis après, je rejoindrais les rangs de Coursevent.

Zulmoso

Zulmoso

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