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Battle For Azeroth, c'est le 2 février !

Soyez présents au rendez-vous, nous avons hâte de vous voir découvrir les nouveautés de l'extension tentaculaire et opposant Alliance et Horde.

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Battle For Azeroth sur Kuretar est aussi l'occasion pour l'équipe et la communauté de créer quelque chose qui gravite autour du RP. N'oubliez pas de participer aux futurs débats qui détermineront le déroulé de ces zones sanctuaires et la nomination des référents.
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Gérer une boutique et ses économies en RP

Dans ce court texte, je vais suggérer une manière RP de gérer votre commerce si vous interprétez un personnage marchand qui a une échoppe. Il est évident que vous n'êtes pas toujours connecté ou présent pour gérer vos affaires et votre personnage existe même quand vous n'êtes pas connecté. Pour faire du RP dans un monde persistant il faut partir du constat qu'il a une activité professionnelle, un travail ou une occupation quelconque qu'il pratique en dehors des heures où vous jouez.
  Je vais ici proposer des manières simples d'acter sur ces moments où vous n'êtes pas connecté et où votre personnage a pu faire fructifier ses affaires malgré tout. Gérer sa boutique quand vous n'êtes pas connecté 1ère étape : décider d'un horaire d'ouverture pour votre commerce. Si votre personnage est un commerçant qui se respecte, il sait se rendre disponible et donner un rendez-vous fiable à sa clientèle. Ici nous prendrons l'exemple de Nimlir Brouilleflaque, un gnome qui a un étal de fruits et de légumes. Il est ouvert tout les jours de 7h à 13h. Bien évidemment, rien ne l'oblige à jouer à ces heures-là et à vendre des pommes pendant 6 heures, mais si vous considérez que son activité commerciale se pratique à ces heures-là, on considère que Nimlir va travailler à ce moment et générer des revenus. 2ème étape : décider des prix moyens de vos marchandises. Pas la peine de se lancer dans un inventaire complexe de tout les fruits et légumes disponibles, prenez le prix de deux ou trois articles phares, que vous considérez populaires auprès de la clientèle, faites une moyenne de ceux-ci. Nimlir vend la pomme de terre à 20 pièces de cuivre, la pomme à 10 pièces de cuivre et la carotte est à 15 pièces de cuivre... la moyenne sera de 15 pièces de cuivre. 3ème étape : c'est l'heure de jeter les dés Maintenant que vous savez combien de temps vous travaillez, à combien vous vendez vos marchandises il va falloir déterminer le nombre de clients que vous avez. Là il va falloir faire preuve d'un peu de fairplay, de cohérence et de raison. Pensez-vous que votre étal de fruits et légume est susceptible d'attirer des centaines de personnes ? Certainement pas. Décidez d'un chiffre maximum et minimum de clients intéressés par votre boutique par heure. 

Nimlir pense qu'il peut avoir, dû à ses magnifiques compétences de vendeur de 2 clients à 12 clients par heure. Il va donc faire un /rand 2-12. Il va effectuer ce /rand à 6 reprises car il travaille 6 heures. Il obtiendra ces résultats ; 3, 3, 6, 10, 5, 4 = 31 clients en l'espace de 6 heures ! Pas mal. Il ne reste plus qu'à appliquer cette formule : Nombre de clients de la journée x Prix moyen de vos marchandises Dans notre cas : 31 x 15 pièces de cuivre = 4,65 pièces d'argent en une bonne journée de travail ! 4ème étape (facultative mais plus réaliste) : déduisez vos coûts Les 3 étapes devraient vous suffire à établir  votre recette de la journée pour votre personnage commerçant. Mais si vous voulez pousser le vice un peu plus loin, il faut déduire de vos recettes vos dépenses professionnelles. Cela peut être ; Le salaire de vos employés éventuels Le coût de production/d'achat de votre matériel, de votre produit Des taxes, des impôts... Vous pouvez choisir à peu près ce que vous devez soustraire à votre recette en fonction de ces différents facteurs. L'idée est tout de même d'être profitable à long terme, mais si vous ne voulez pas vous prendre la tête avec ces détails les 3 premières étapes sont suffisantes. Que faire avec cet argent ? Avoir de l'argent c'est bien. Mais qu'allez-vous en faite maintenant ? Votre bourse est bien remplie et vous êtes une cible pour les brigands et les pickpockets. Ce que je vous suggère vivement est d'entreposer vos recettes dans une banque compétente telle que la Fiducia Pecunia. Est-ce une publicité explicite ? Oui. Est-que je devrais en avoir honte ? Non. Votre personnage peut, en RP, cacher ses économies dans son slip, chez lui sous le matelas, dans un coffre, chez un(e) ami(e) ou même tout dépenser le jour même. C'est à vous de voir. Cela étant dit, ce que je préconise ici c'est de garder une trace de votre argent inRP. Que vous soyez clairs et transparents sur la somme que votre personnage porte sur lui, sur la somme dont il dispose autre part, sur ses ressources en général. Personne n'aime se compliquer trop la vie, mais  si vous voulez jouer un commerçant ce sont des détails enrichissant le RP et permettant une cohérence accrue et une immersion renforcée. De plus  si vous vous faites voler, au moins, vous saurez à quoi vous en tenir.

 

Namlor

Namlor

Quatrième ancre : je signe !

« Fidèles amis lecteurs, camarades, et lecteurs moins avisés de la cause. Lors de la réunion qui a été tenue en présence d’un public représentatif du peuple il m’a été donné de constater plusieurs problèmes que je vais tenter d’aborder et d’expliquer ;   Premièrement, une réticence qui tend fortement à la désunion. Nous l’avons bien vu lors de la rencontre les avis étaient extrêmement divergents et ce pour plusieurs facteurs. Je reconnais volontiers ma part d’erreurs là-dedans : en voulant convoquer l’esprit critique du peuple sans le museler d’une quelconque façon (en cela, le respecter) il s’est déchaîné librement. Cela dit, en convoquant l’esprit critique du peuple, nous attendions en même temps une manière appropriée de faire la critique et non une arène où se déchaînaient librement les passions. Deuxièmement, j’ai tenu tout de même à participer à cette réunion publique quand bien même je venais de subir coups et blessures à la tête par des pirates, il y a de cela peu de temps alors que je faisais mon travail dans les rues de Méchumide. J’aurais peut-être dû rester en retrait pour simplement écouter vos avis et expériences à la place de tenter de faire un discours sur nos revendications et nos solutions. Je prends acte de tout cela et décide de ne plus me mettre en avant pour simplement continuer mon œuvre avec les plus démunis et orphelins tout en écoutant simplement vos histoires individuelles.   Maintenant que ma critique vient d’être faite, il nous faut aborder les autres problèmes. Il y a selon moi deux autres facteurs en cause dans le fait que cette réunion n’ait pas été à la hauteur de nos attentes ;   Troisièmement, un fort ressentiment vis-à-vis de l’uniforme. Je me suis présentée à vous en ne cachant pas mon passé dans la marine. Quarante-deux ans à servir la patrie en tant que médecin, puis, ensuite, en tant qu’officier au commandement d’une flottille. Je me suis présentée à vous le cœur ouvert et certains qui défendaient l’Amirauté quelques secondes plus tôt se sont mis à m’injurier de tous les noms sans me laisser même le temps de terminer mon propos. En cela, il y a un fort problème générationnel où les plus jeunes, furieux à juste ou injuste raison, ne respectent plus ni les aînés ni l’uniforme (qu’ils défendent pourtant à quelques moments arrangeants) mais préfèrent rester dans une forme d’anarchie où seul leur avis est juste et où il ne faut plus suivre les règles. Quatrièmement, un sévère et troublant problème d’écoute solidaire. Cela rejoint le facteur précédent mais nous avons remarqué qu’avant même qu’une personne ne finisse les trois premiers mots de son discours elle était déjà déclarée seulement digne d’être insultée et décriée. Je ne comprends pas cette propension à l’anarchie qui m’est totalement inédite. La manière la plus appropriée de faire la critique aurait été peut-être de laisser l’autre terminer pour ensuite le critiquer sur la base de ses arguments (et non en lui disant que ses écrits sont des torchons simplement parce qu’il manque une phrase de politesse à la fin de ceux-ci). Nous l’avons vu avec un homme qui ne savait pas se tenir et insultait tout le monde depuis le début. En lui demandant enfin, yeux dans les yeux, ce qu’il avait fait et ce qu’il faisait pour la patrie, il est parti tout penaud la tête vers le sol.   En définitive, ne comptez pas sur moi pour faire de la politique politicienne en vous caressant dans le sens du poil. Je compte dire avec franchise tout ce que je pense, en bien comme en mal, du peuple comme de la noblesse et ce en espérant que mes remarques y changeront quelque chose, et qu’elles ne tomberont pas sous les yeux d’un aveugle. Je passe désormais à ce qui n’a pas pu être fait lors de la réunion, c’est-à-dire exposer ma revendication et mes solutions CLAIREMENT ;   davantage de justice sociale ; les plus démunis n’ont plus les moyens de s’offrir les services d’un personnel médical compétent (et pour répondre à des remarques encore une fois injurieuses ; oui je fais normalement payer mes services mais j’ai aussi dit que j’étais obligée de ne pas le faire de plus en plus souvent, un autre exemple du problème d’écoute solidaire)   → notre réponse à ce problème est l’Ancre Commune : un fonds social inédit qui reversera l’intégralité de ses dons à la fois aux plus démunis pour qu’ils puissent payer le personnel médical grâce à une collectivité, mais, aussi, aux orphelins de la patrie qui seront bientôt logés, protégés et nourris. À l’heure de mon écrit la totalité des dons de l’Ancre Commune s’élève à 34 pièces d'or, 17 pièces argent et 52 pièces de cuivre. À l’heure actuelle, 24 personnes ont été bénéficiaires de ce fonds en quelques jours, → nous cherchons du personnel médical mais aussi un personnel de sécurité ; la dernière fois que notre équipe a été dans les rues de la ville elle a été prise à partie et tabassée presque à mort par des étrangers.   Nous vous informons que nous avons commencé à prendre contact avec les maçons et architectes de la ville. Notre cause va aussi servir à donner de l’emploi à des dizaines de travailleurs Kultirassiens. Nous voulons en effet faire construire des orphelinats et des salles pour accueillir encore davantage de blessés et de malades qui seront soignés intégralement par les dons de l’Ancre Commune. Un projet solidaire et inédit. Sachez aussi que nous allons bientôt faire participer plus sérieusement la noblesse à ce projet pour qu'elle y contribue de ses moyens.   Je vous remercie, amis lecteurs, fidèles adhérents de la cause, mais aussi lecteurs moins enclins à y adhérer, du temps que vous avez pris à me lire et j’espère le cœur ardent de faire changer les choses, que vous me lirez avec ouverture d’esprit et critique judicieuse.   Gloire à Kul’tiras, Gloire au Peuple, Gloire aux Marées !   Madame de Garfield. »   < Encore une fois les points principaux du texte seront déclamés par des orateurs de la Commune. Le style de l'écrivaine ayant fortement changé soudainement. Aussi, de par les contributeurs récents l'Ancre Commune sera encore plus mise en avant et les dons pourront continuer d'affluer. Cette tribune sera suivie d'un texte attestant de son service dans la marine de la patrie. >  

Nérine

Nérine

Troisième ancre : je persiste !

« Fidèles amis lecteurs, vous qui continuez à dévorer mes écrits, permettez-moi de vous souffler ces quelques pensées, et si jamais elles vous choqueraient, réfléchissez-y encore et encore jusqu’à y trouver ma vérité ;   À la solidarité envers la justice ! À l’union avec la garde ! Je balaye ces injonctions dogmatiques. Les dernières exactions de nos forces du désordre sont indéfinissables tant elles dépassent l’entendement. Vous, Peuple, saurez comprendre mes pensées les plus profondes ;   Et je persiste même en allant jusqu’à dire ceci ; je me réjouis de la mort du capitaine Morrigen ! Vous y trouverez peut-être, fidèles amis lecteurs, une incohérence de ma part, moi qui ai le cœur salé, un amour indéfinissable pour la nation, l’ordre, et surtout la justice ;   Vous avez cependant compris mon propos ! Je ne considère pas les boucheries d’innocents civils comme étant la justice rendue par l’Amirauté de notre éternelle nation. J’exècre absolument tout ce que représentait cet homme et s’il n’était pas mort, je le maudirais tout comme vous le feriez vous aussi ! Mon seul regret est que vous n'ayez pas eu vraie justice.   Bon nombre d’entre vos proches ont été injustement massacrés (oui, je persiste!) sous les ordres de cette énergumène à qui on devrait déchoir le droit d’être encore Kultirassien de façon posthume ! Il ne représentait pas le Peuple et ne devrait plus le représenter même sous les flots de la mort.   Je brise le silence et réclame votre union ! Je persiste et je signe ; la Commune est désormais une des seules instances pouvant remettre de l’ordre dans la justice de notre beau pays. Je vous invite solennellement, le cœur ardent d’une volonté immarcescible de préserver notre nation, à vous rendre aux réunions populaires qui seront proposées dans les jours à venir ;   Levez-vous pour votre patrie, conservez son esprit, son cœur et son âme, jetez l’ancre qui vous pèse dans un projet solide et durable ;     Gloire à Kul’tiras, Gloire au Peuple !   Madame de Garfield. »  

Nérine

Nérine

Deuxième ancre : j'accuse !

« Amis lecteurs, vous qui êtes désormais avertis, réfléchissez à ces quelques pensées volatiles, discutez-en avec vos proches, criez votre amour pour la patrie ; ne froncez pas, ne riez pas, ne haïssez pas ; révoltez-vous avec les mots, révoltez-vous avec le cœur !   À la tolérance ! Au changement ! À la mixité ! Je réfute ces injonctions dogmatiques. J’accuse, oui j’accuse ! Un peuple est peuple parce qu’il chérit une culture commune, parce qu’il est uni par la langue, par les mœurs et les coutumes. La politique cherche à défendre la cité* (autrement dit l’État, le peuple*) alors j’accuse cette politique irraisonnable et irraisonnée !   La vague* (plus qu’une vague, un raz-de-marée interminable*) d’inconnus venant poser pieds sur nos côtes dernièrement est révoltante ! Nos bons compatriotes, nos bons concitoyens souffrent péniblement depuis lors. Vous aussi !   La criminalité a atteint pour la première fois de notre Histoire une des plus hautes marches de l’échelle ; j’accuse les autorités laxistes et corrompues ! Ne connaissez-vous pas quelqu’un parmi vos proches ayant été agressé dernièrement par l’un d’eux ? Nos rues ne sont plus sûres, nos biens ne sont plus défendus ;   Plus encore ! Nous sommes relégués à une place secondaire ; nous sommes marginalisés et bientôt, si cela continue, nous serons en voie d’extinction ! Pire encore nous devrons probablement nous enfuir de nos propres terres ! Nos biens-aimées.   Il est temps pour vous de vous lever et vous faire entendre ! Voulez-vous protéger votre nation ? Votre famille ? Votre épouse, vos enfants ?  Votre culture ? Êtes-vous patriotes ou collaborateurs ? Car dans cette guerre, amis lecteurs, il n’y a pas de milieu, il y a qu’un seul bon côté et qu’un seul mauvais côté. À vous de décider lequel est le vôtre !   Nous devons, Nous, Peuple, militer pour moins de ces personnes, spécialement de l’Alliance, nous devons contrôler les arrivées et n’accepter que les profils validés par nos services ; notre survie en dépend, votre survie en dépend !     Gloire à Kul’tiras, Gloire au Peuple !   Madame de Garfield. »  

Nérine

Nérine

Première ancre : j'ose !

« Sachez, amis lecteurs, qu’il vous faut bien ouvrir vos yeux, de sorte à comprendre minutieusement, rigoureusement chaque détail de ce que je vais annoncer en avant-propos, car oui, la tempête s’annonce ;   À la prudence ! À l’ignorance ! À l’innocence ! Je refuse catégoriquement de me plier à ces injonctions dogmatiques. J’ose ! Oui, j’ose ! Je haïs l’injustice sociale, je la médis ; elle m’horripile, me dégoûte, m’écœure. Alors oui, j’ose jeter la première ancre de mon cœur, j’ose m’en apaiser l’esprit en agitant furieusement ma plume dans mon encrier, j’ose déverser mon encre dans une tempête foudroyante !   Le système social de notre bien-aimée patrie n’a jamais été aussi injuste. Combien de nos concitoyens sont dans nos rues froides et parfois malfamées ? Combien de nos concitoyens n’ont pas accès à des soins décents ? Et à l’inverse, combien de médecins doivent travailler gratuitement pour combler les manques ? Je m’indigne ! Combien d’étrangers allons-nous encore accepter entre nos murs ? N’avons-nous pas déjà nos problèmes ? N’en apportent-ils pas de supplémentaires ?   Je vous le demande, à vous, amis lecteurs, compatriotes, comptez-vous réagir et vous indigner ? Comptez-vous faire entendre votre voix ? Comment réagissez-vous ? Êtes-vous passifs ? Un vent moral et philosophique se lève et grâce à vous, amis lecteurs, compatriotes, il emportera avec lui tous les problèmes que nous rencontrons, il révolutionnera la pensée populaire, il fera de nous, Peuple, une force indescriptible, indicible et unique.   Je soutiens de mon cœur entier l’entreprise de quelques-uns de nos concitoyens initiée ces derniers jours. Votre engouement et votre dévotion envers la patrie seront récompensés. Les communards, les communistes (comme nous en parlions avec des amis du peuple!) sauront faire ce qui est juste. Cette floraison populaire nouvelle ne pourra qu’apporter un vent frais à notre bien-aimée nation ;   Alors j’ose ! J’ose proposer de fonder, ensemble, la première ancre solide et durable du cœur, celle qui soulagera nos esprits et qui réveillera celui du peuple ; l’Ancre Commune !   Créons ensemble un fonds qui révolutionnera le système social de notre merveilleux pays. Permettons à nos compatriotes de pouvoir profiter de soins décents à la place de crever (j'ose !) dans nos rues pendant que d'autres, les bienveillants, les bons, les justes, se trémoussent tout recouverts d'or. Votre voisin, votre mère, votre père, votre frère, votre sœur et même vous profiterez de cette tempête sociale que vous initierez !     Gloire à Kul’tiras, Gloire au Peuple !   Madame de Garfield. »    

Nérine

Nérine

Les pleurs de la lune

"L'histoire l'a prouvé. Il peut suffire d'une personne. Pour que le sang à nouveau se mette à couler. Et que les cors de guerre résonnent."   Première partie : Le Chaos depuis les ombres.   La nuit était tombée déjà depuis quelques heures sur Flonariel. La routine s'était installée dans ce qui était désormais presque devenu une petite ville, nichée au nord-est d'Orneval dans les hauteurs. Les tours de garde s'enchaînaient, une grande partie des habitants vaquaient à leurs occupations. C'était le calme plat, comme ces dernières semaines. Cette nuit, encore, laissait présager une tranquillité comme celles des jours précédents. Chrysta, la cryomancienne en charge des arcanistes du village s'était retirée dans sa tour, située à l'écart du village, bien plus en hauteur que celui-ci. Une vieille tour de pierre, qui servait autrefois d'avant-poste. Elle fût depuis réaménagée par ses bons soins, en plus d'être bardée de protections magiques en tous genres. La cryomancienne y étudiait cette nuit-là. Légèrement plus grande que beaucoup de ses congénères, Chrysta disposait d'un corps finement musclé, qu'elle avait bâti durant son existence. De longues marques de lames sombres ornaient son visage, celui-ci en partie dissimulé par sa très longue chevelure argentée. Elle étudiait paisiblement à son bureau, tandis que non loin d'elle, dormait Lyn, une toute petite femme sabre-de-mana, juchée sur un petit coussin pourpre. Bien qu'elle étudiait dans le calme, une certaine tension demeurait dans l'esprit de Chrysta : en effet, Aesa, sa compagne, prêtresse de la lune reconnue, lui avait fait part de ses mauvais pressentiments. Thayssa, le mentor d'Aesa, prêtresse tout autant renommée, avait, de son côté, une amie de son entourage qui eût une vision de flammes. Pour finir, son frère, qui lui, vivait très loin d'ici, lui avait fait part de ses inquiétudes quant aux mouvements récents de l'armée de la horde, vers la croisée des chemins. Durant la journée, la cryomancienne avait vérifié une nouvelle fois l'état de ses pierres de portail. En outre, elle avait fait le tour du village, pour indiquer aux villageois leurs emplacements, suite aux conseils de sa compagne. Cette dernière, était partie quelques jours, pour assister au départ de la flotte kaldorei à Darnassus. Thayssa, quant à elle, était restée à gérer le village, ayant gardé le rythme de vie qu'elle avait dû bouleverser pour s'adapter à ses occupations liées à la ligue des bâtisseurs. Enfin, Ylthael, qu'Aesa et Chrysta considéraient comme leur fille, était encore en service à Darnassus, se préparant à un éventuel affrontement comme toutes les autres sentinelles. Puis, soudainement... Elle sentit une perturbation magique, puis une autre, puis encore une autre... Ses alarmes magiques s'activaient les unes après les autres. Chrysta fonça vers sa chambre, enfiler son armure à la hâte, laissant son chaton à la tour, et se téléporta à sa propriété, située près de la sortie ouest de Flonariel. Quelle ne fût pas sa surprise, quand elle vit les sentinelles au loin, aux prises avec des réprouvés vêtus d'armures de cuir, qui riaient à gorge déployée, l'air malsain dans leurs regards. Pendant ce temps, Thayssa fût réveillée en sursaut par une sentinelle. « Prêtresse Pleurétoiles ! Les réprouvés nous attaquent ! » s'exclama la kaldorei. La prêtresse prit quelques longues secondes, le temps d'émerger de son sommeil. Vêtue d'une ample robe de chambre légère, Thayssa se redressa. La prêtresse arborait un corps fin et élancé, au teint violacé. Sa chevelure platine, issue de sa lignée, était rabattue en arrière, retenue par une petite queue de cheval. Un motif de sombres griffes décorait son visage aux traits fins, malgré un regard perçant qui en disait long sur son vécu. « Quoi !? Par la mère Lune, entamez immédiatement l'évacuation du village ! Que l'on prévienne Chrysta et les autres mages ! Je vais organiser nos défenses, tâchez de faire en sorte que les trajets jusqu'aux portails restent sûrs ! » La sentinelle fonça derechef, alors que Thayssa se vêtit à toute vitesse de sa robe de plaques qu'elle portait presque en toute occasion, et enfila son carquois avant d'attraper son arc. Alors qu'elle sortit en trombe de sa demeure, elle vit les premiers signes du chaos. Les sentinelles étaient un peu éparpillées dans le village, à résister aux réprouvés. Certaines gisaient au sol, inertes, tout comme nombre de villageois; une mare de sang avait déjà commencé à s'écouler de leurs corps. Elle grimaça à cette vision, mais elle ne pouvait se permettre de perdre la moindre seconde. En descendant de sa demeure, elle vit alors Meli'Thar, son capitaine, non loin du pont, à taillader un assaillant à coups de glaive. Combattant robuste et retors, le corps tout en muscles, le kaldorei à la chevelure sombre semblait combattre avec fougue. Thayssa hurla. « Regroupez-vous près de moi et repoussons ces aberrations ! » Thayssa encocha une flèche à son arc et visa soigneusement le crâne d'un réprouvé proche, occupé à combattre une autre sentinelle. La flèche fila sans un son, droit entre les deux yeux, étalant l'attaquant pour le compte. Elle entonna ensuite un important sort de soins alors que les sentinelles se ralliaient à elle peu à peu. Le sort vint rapidement à son terme et rendit des forces à ses alliés. Investis d'une vigueur nouvelle, ils étaient désormais d'aplomb pour repousser les réprouvés, mais la victoire n'était pas acquise pour autant : les réprouvés étaient encore nombreux, malgré la résistance héroïque des sentinelles. Pendant ce temps, Chrysta organisait la défense autour de sa propriété et du premier portail. Elle vit des habitants qui commençaient déjà à affluer vers son jardin. Elle cria alors : « Ne perdons pas une seconde, répartissez-vous autour de ma propriété, et formez un périmètre ! Je vais activer les portails ! » Vu les circonstances, les sentinelles finirent par hocher la tête et revinrent vers la propriété de Chrysta, pour se replacer. Chrysta se réfugia alors dans sa maison et incanta. Deux minutes s'écoulèrent et elle pût enfin activer toutes les pierres grâce à un sort qu'elle avait préparé auparavant. Elle jeta ensuite un coup d'œil autour d'elle, et se hâta de regrouper quelques affaires ainsi que les documents qui traînaient dans la maison pour tout regrouper dans la commode de sa chambre, puis téléporter celle-ci on ne sait où. Elle ressortit : d'autres réprouvés surgirent alors à ce moment par l'entrée ouest, depuis les ombres. Alors que ceux-ci chargèrent, une des sentinelles qui se préparaient à les accueillir tomba raide morte, tombant en arrière, une flèche plantée en plein front. Chrysta aperçût alors la coupable, retranchée derrière le groupe adverse : une forestière sombre. La cryomancienne plissa les yeux. « Celle-là est pour moi. » se mit-elle à dire aux sentinelles, avant d'incanter... Pendant ce temps, Thayssa, Meli'thar, et le groupe qu'ils avaient pu rassembler s'efforcèrent de coordonner la défense des sentinelles dans le quartier central, ainsi qu'aux alentours du temple. Les combats faisaient rage, mais les sentinelles tenaient bon pour le moment. « Meli'thar, où en sommes-nous ? - L'évacuation se déroule bien, mais les troupes ennemies affluent encore. On m'a rapporté que l'armée de la horde marche sur Astranaar, mais qu'une partie risque de venir jusqu'ici. Si nous attendons trop longtemps, nous allons nous faire massacrer ! - Il va falloir faire vite. Nous allons ratisser la zone tous ensemble, en commençant par le temple. Une fois tous ceux des environs évacuer, nous détruirons le portail, et passerons au suivant ! Fais donner le mot, nous y allons maintenant ! Puisse Elune nous donner la force ! » Meli'Thar hocha la tête et suivit le mouvement, ainsi que la quinzaine de sentinelles qu'ils avaient pu réunir. Tous filèrent vers le temple. Un bon nombre d'habitants était dans le bâtiment des portails. Un seul était encore actif, maintenu par deux mages, et menait vers Darnassus, que les dernières personnes franchissaient. Trois autres mages accueillirent le groupe. Tous les cinq étaient vêtus d'une robe ample aux couleurs de la cité. « Quelle est la situation ? » demanda Thayssa sans plus attendre. Ce fût Keleras, un arcaniste dont le visage trahissait un âge avancé, même si sa chevelure bleutée respirait encore une certaine vitalité, qui s'avança. - Pour l'heure, nous avons pu repousser les envahisseurs. Les derniers citoyens du quartier rejoignent Darnassus. Nous pensions ensuite vous rejoindre. Quels sont vos ordres ? - Maintenant que les villageois ont franchi le portail, vous allez me suivre dans les autres quartiers pour évacuer les autres et ensuite détruire les cristaux pour éviter que la horde ne les réactive ! Tous au centre de commandement ! » Tous ensemble, ils se ruèrent vers le centre du village... Quelque part, loin, très loin même... Solan s'occupait de faire les comptes, assis en tailleur au coin du feu, bien au chaud dans sa maison. Vêtu d'un simple pantalon et d'une chemise, le tout en noir, le quel'dorei possédait une longue chevelure blonde attachée, qui pendait sur son épaule droite, tombant jusqu'au milieu du dos. Il se frottait lentement le bouc, songeur. En intense réflexion, il sursauta légèrement en entendant un bruit lourd venant de l'étage. L'air méfiant, il se releva et grimpa rapidement les escaliers pour découvrir une commode elfique au centre de sa chambre ! « Mais bordel, qu'est-ce que... » Il fronça les sourcils, réfléchissant un instant, alors qu'il en explora rapidement le contenu. Même si Chrysta et lui aimaient à se faire de petites plaisanteries, il lui semblait très peu probable qu'elle aille jusqu'à envoyer ses propres affaires, encore moins celles de sa compagne. Il comprit alors : elle devait être dans l'urgence. Il se changea en quatrième vitesse, enfilant sa tenue de combat noire et bleue en cuir enchanté, avant de sortir de sa maison en courant. Il fonça à travers les arbres, activant un cristal télépathique qu'il tira d'une sacoche. Il lança alors un appel mental. « Sylphides, si certains d'entre vous sont dans les parages, à la tour du portail, MAINTENANT ! »     Seconde partie : Le festin de sang au clair de lune. Au jardin de Chrysta, les sentinelles tenaient le coup. Parmi les villageois qui se dépêchèrent de franchir le portail, deux sœurs d'Elune accoururent et vinrent soulager les sentinelles avec leurs sorts, tout en restant en retrait. Les sentinelles avaient pu reprendre une formation serrées, se couvrant mutuellement. Juchée sur une petite colline, la forestière sombre plissa les yeux en apercevant une kaldorei en armure bleutée, qui semblait manier les arcanes. Elle banda son arc, avant de voir la cryomancienne disparaître son champ de vision. Regardant alors aux alentours, elle entendit brusquement des pas lourds se rapprocher rapidement, et se retourna, avant de lever son arc à l'horizontale juste au-dessus de sa tête pour bloquer in-extremis les lames enchantées qui s'apprêtaient à s'abattre sur ses clavicules. Elle vit la lueur froide de la combattante bleutée qui la foudroyait du regard. Le visage de la forestière se fendit d'un léger rictus. « Tu ne pensais tout de même pas expédier ce combat en trois secondes, arcaniste ? - La seule chose à laquelle je pense est la vision de ta tête séparée de ton corps, pourriture... » La cryomancienne expédia alors un coup de genou rageur à l'aide de sa jambe gauche, en visant le ventre, profitant de l'ouverture. La forestière bondit alors en arrière à la dernière seconde, et banda son arc avec une rapidité surprenante. Une flèche noire fonça droit en direction du visage de Chrysta qui croisa ses lames au niveau des genoux, celles-ci laissant échapper leurs auras. Alors, la flèche se heurta à la barrière de givre qui venait tout juste d'apparaître. La réprouvée rengaina alors son arc au dos, manifestement agacée et sortit calmement deux longues dagues, avant d'ajouter, tout en se ruant vers Chrysta. « A nous deux, mage. » Juste avant d'arriver devant la cryomancienne, la réprouvée bondit alors pour tenter de la prendre de vitesse, tout en préparant un coup de pied sauté en direction du menton. Le pied s'auréola de noir, et le coup fit briser la barrière, à la grande surprise de la kaldorei. L'instant d'après, elle fit pivoter son corps dans les airs et essaya d'abattre sa dague droite dans la tempe gauche de son adversaire. Peine perdue, la lame se heurta à l'avant-bras gauche de la kaldorei, qui tenta directement de la faucher durant sa manœuvre aérienne. Hélas, dans une fine brume noire, son adversaire se téléporta deux mètres en arrière. Satisfaite de son esquive, la forestière leva le regard.... pour apercevoir une salve de pics de glace fondre sur elle. Elle exécuta alors un roulé-boulé sur sa gauche pour ensuite se redresser rapidement, en garde. Chrysta marcha lentement en direction de la forestière sombre, la toisant du regard. « Je vais te faire regretter ton arrogance. » Pendant ce temps, Thayssa et son groupe remontèrent jusqu'à la salle de commandement du village. Thayssa pût alors commencer à réellement se rendre compte du carnage. Baignant dans leur sang, elle vit un grand nombre de villageois, hommes, femmes, ainsi que quelques enfants, qui gisaient, ça et là. Quelques réprouvés avaient également rendu leur dernier soupir, leur corps inertes avec une expression figée de douleur sur le visage. Elle se maudissait déjà de ne pas avoir pu intervenir à temps. C'est alors qu'elle vit trois autre réprouvés qui cherchaient à enfoncer la porte de la salle de commandement. « Fauchez-les ! Chaque seconde compte ! » Ce fût la voix de Thayssa qui s'éleva ainsi, déclenchant l'offensive sans attendre. Étant fort heureusement en supériorité numérique, ils purent rapidement en venir à bout. La prêtresse frappe alors à la porte. « Je suis la prêtresse Pleurétoiles ! Ouvrez, s'il y a encore quelqu'un !  La porte s'ouvrit au bout de quelques instants, laissant apparaître deux sentinelles, qui semblaient épuisées. Derrière elles, trois sœurs d'Elune s'affairaient à soigner les blessés dans la partie centrale du bâtiment, tandis que derrière, un des cristaux-portail de Chrysta était encore actif. Thayssa compta cinq sentinelles, et une dizaine de villageois. Parmi les sœurs, la prêtresse reconnût Anaera, une de ses consœurs. Thayssa ne perdit pas un instant. « Le village doit être évacué. Anaera, et vous mes sœurs, aidez tout le monde à franchir le portail pendant que nous vous protégeons, vite ! » Elle se tourna ensuite vers son groupe. « Gardez la porte. Quand tout le monde aura franchi le portail, brûlez les documents et détruisez le cristal ! » Tout le monde s'activa. Trois sentinelles et un mage surveillaient la porte, trois autres sentinelles réunissaient les documents au même endroit, tandis que le reste aidait les blessés à partir... Solan se tenait au lieu du rendez-vous. Durant les quelques minutes qui suivirent son arrivée, il vit deux de ses compagnons venir à lui. Le premier, était un homme bien bâti, affichant une barbe rousse taillée en bouc, vêtu d'une armure mélangeant cuir et mailles, et d'un chapeau tigré de safari, un peu usé. A son dos, était attaché un fusil à longue distance. La seconde était une anachorète draenei dépassant les deux mètres de hauteur, et vêtue d'une lourde armure de plaques bleutée, dont l'apparence faisait penser à celles des élus de Velen. Sa tête et sa chevelure, le tout bleuté, étaient tout ce que l'on pouvait voir du corps de l'anachorète. A sa ceinture trônait une lame cristalline typique. A son dos, un bouclier et un arc long. Le quel'dorei hocha la tête à leur arrivée. « Rymon. Narya. Merci d'avoir fait vite. Je crains que ma sœur soit dans l'urgence. - T'es sûr de ton coup, j'espère ? rétorqua Rymon. Je n'aimerais pas débarquer chez ces beautés elfiques et me retrouver avec des flèches pointées vers nous. - Non, clairement, je suis presque sûr de ce que j'avance. Ne perdons pas plus de temps, j'espère que vous êtes prêts. » Narya et Rymon hochèrent la tête. Solan fit signe à deux de ses prêtres-mages qui ne tardèrent pas à ouvrir un portail. Les trois s'y engouffrèrent sans tarder. Peu à peu, les sentinelles postées au jardin de Chrysta perdaient du terrain, malgré les soins des deux sœurs d'Elune venues en renfort. En effet, davantage d'assaillants furtifs, réprouvés et sin'doreis, venaient renforcer l'assaut. De son côté, Chrysta était toujours aux prises avec la forestière sombre. Elle savait pertinemment que le temps jouait contre elle, et elle voyait bien que la forestière s'efforçait de faire durer ce combat. De plus, Thayssa ne pourrait certainement pas lui venir en aide, car elle avait certainement la horde a repousser de son côté. « Il n'est pas l'heure de rêvasser, arcaniste ! » La réprouvée elfique passait une fois de plus à l'assaut. S'efforçant de garder un minimum de distance, elle avait attrapé de nouveau son arc, et tirait à nouveau une flèche noire en direction du plastron de Chrysta, qui érigea une nouvelle barrière avant de hurler. « Sentinelles, prêtresses ! Franchissez le portail ! Vous avez fait votre possible ! Je le fermerai derrière vous ! » Les kaldoreis grimacèrent, fronçant les sourcils. L'idée d'abandonner Chrysta, quand bien même elle était considérée comme une magistère, ne leur plaisaient guère, mais elles durent se rendre à l'évidence : leur endurance allait flancher d'un moment à l'autre, et plus aucun villageois ne semblait accourir en leur direction. Elles hochèrent la tête puis reculèrent vers le portail, resserrant leur formation. « Vous ne faites que retarder l'inévitable... » C'était la voix grave de la forestière qui se faisait entendre, une nouvelle flèche pointée vers Chrysta. La kaldorei croisa ses lames devant son visage, celles-ci s'illuminant. Une imposante sphère bleutée fît alors son apparition devant celles-ci. Ricanante, la réprouvée décocha sa flèche....qui n'atteignit jamais sa cible. En effet, à ce moment, la cryomancienne décroisa ses lames en avant, projetant la sphère qui se transforma en une bourrasque gelée, dissipant le projectile. La forestière fût ensuite violemment projetée contre un arbre proche. Chrysta ne rua ensuite vers son adversaire, lames brandies, tenant à profiter de cette ouverture. A la dernière seconde, elle sauta en arrière : deux dagues de lancer fusaient vers elle, lancées par deux acolytes de la horde. Les rangs ennemis croissaient encore... « Merde... » cracha-t'elle entre ses dents. » La salle de commandement avait pu enfin être désertée : le groupe de Thayssa ne tarda pas à mettre le feu et à détruire le cristal avant de se replier à l'extérieur, fonçant droit vers le quartier des bêtes. Là encore, le désastre était présent. Des corps de sin'doreis, et de réprouvés gisaient au sol, mais également beaucoup de sabres-de-givre, et quelques-uns de leurs enfants. Cependant, elle vit également une vingtaine de sentinelles montées sur d'autres sabres, qui se battaient de toutes leurs forces face à tout un grand groupe d'assaillants, dans un combat en rang. Elle eût également tout juste le temps de voir les maîtres d'hippogriffes partir à tire-d'aile avec leurs dernières bêtes, des villageois juchés dessus. Hochant la tête, rassurée de voir que certains parviendraient à fuir ce massacre, elle se concentra sur le combat. Elle laissa Meli'Thar former une première ligne avec ses sentinelles, tandis qu'elle en formait une seconde avec le reste de son groupe. Elle encocha ensuite une flèche à son arc, tandis que les mages pointaient leurs bâtons vers les combattants de la horde. Elle haussa la voix, calmement. « Parés ! Visez... ! FEUUUU !!! »     Les projectiles volèrent, flèches, comme boules de feu, fonçant vers l'ennemi, abattant quelques adversaires. Ce fût cependant suffisant pour faire basculer le combat en faveur des sentinelles montées. Meli'thar et sa ligne chargèrent ensuite pour leur prêter main-forte. Alors que les rangs ennemis s'éclaircissaient, Thayssa vit à ce moment loin derrière une imposante sabre-de-givre femelle, qui était étalée sur le sol, sans vie, entourée des cadavres de quatre membres de la horde, qui l'avaient très probablement encerclée. Une bête que Thayssa ne connaissait que trop bien, : Sindea, la fidèle amie et monture d'Aesa. Elle laissa son groupe achever ce combat alors qu'elle approcha en vitesse du corps de la bête pour l'inspecter. Sindea avait été éventrée de plusieurs côtés. Thayssa comprit rapidement qu'elle a malgré tout fait payer le prix fort à ses agresseurs avant de succomber à son tour. La prêtresse resta quelques longues secondes en chuchotant une prière avant de finalement prélever un de ses crocs. Cela lui peinait de prendre aussi peu de temps pour honorer Sindea une dernière fois, mais elle ne pouvait se permettre de s'attarder. Elle retourna rapidement auprès de la petite troupe, les enjoignant de se diriger vers le troisième point d'extraction : l'auberge. Solan et ses deux compères posèrent pied après leur téléportation et regardèrent autour d'eux. Ils avaient atterri près d'un cristal dissimulé près d'un buisson et virent nombre de corps elfiques au sol. Ils parlèrent alors à voix basse. « La situation me semble critique, il faut trouver Chrysta au plus vite. - As-tu une idée de la direction à prendre ? » marmonnait Rymon. « En plus, les réprouvés ont l'air d'être nombreux par ici... » - Je sens sa magie un peu plus loin. » Il pointa du doigt en direction de l'ouest. « Tâchons de nous faire discrets. » A ces mots, les deux se tournèrent d'instinct vers Narya et son armure lourde. La draenei se rembrunit légèrement. « Vous ferez avec. » marmonna-t'elle. Les deux hommes soupirèrent, avant que le quel'dorei pose sa main sur le cristal, y projetant une impulsion arcanique, le détruisant ainsi en morceaux. Intrigués mais ne posant pas de question, ses deux compagnons le suivirent quand il reprit la marche. Ils firent à peine une vingtaine de mètres qu'ils tombèrent sur un groupe de sin'doreis et de réprouvés, qui sillonnaient les maisons voisines, probablement à la recherche d'éventuels survivants. Sous la direction de Solan, le groupe se posta dans une maison proche, dans laquelle ils découvrirent une petite famille de trois personnes au sol, toutes égorgées. Alors que les deux hommes guettaient les allée et venues, Narya adressa une prière à voix basse pour les malheureuses victimes. « J'étais loin de me douter que la horde pouvait être capable de tout cela. souffla l'anachorète. Avec une reine banshee, il faut s'attendre à tout. rétorqua Solan mi-voix. Quoiqu'il en soit... » Il s'interrompit. Les agents de la horde semblaient brusquement se diriger vers l'est. « Quelque chose ou quelqu'un semble avoir attiré leur attention. C'est le moment. Attends. rétorqua Narya. S'il s'agissait d'un survivant ? Ma sœur d'abord, désolé Narya. Le temps presse. Et puis.... » Il tend l'oreille. « Non, j'entends des bruits de combat. Ils sont probablement tombés sur un groupe de résistance. Sans tarder, ils se ruèrent en direction de la maison de Chrysta. Solan espérait qu'il n'était pas encore trop tard...     Troisième partie : Des conséquences amères. Thayssa et son groupe ne tardèrent heureusement pas à atteindre la dite auberge. Une fois sur place, ils virent une vingtaine d'agents de la horde se ruer sur la dizaine de sentinelles qui gardaient courageusement l'entrée. Nombre de cadavres jonchaient déjà le sol tout autour... « A nous d'abattre le jugement de la déesse sur ces misérables ! Anéantissez-les! » hurla la prêtresse. Comme un seul homme, le groupe fonça sur les assaillants, Meli'thar le premier, contraignant ainsi leurs adversaires de la horde à se défendre sur deux flancs. Thayssa en profita alors pour se ruer vers le groupe de défenseurs, commençant déjà à psalmodier. Faisant appel à Elune, elle parvint rapidement à lancer un sort de robustesse sur ses alliés. Même si les agents ennemis leur opposèrent une défense solide, ils finirent néanmoins par tomber après de longues minutes. Les défenseurs acclamèrent leurs sauveurs, soulagés d'avoir un peu de répit... Avant d'entendre la minute suivante des tambours de guerre. L'armée de la horde était vraisemblablement toute proche et pouvait arriver d'une minute à l'autre ! « Par la déesse... » Thayssa se mit à réfléchir à toute vitesse tout en observant les alentours. Elle ne voyait plus âme qui vive : les villageois restants devaient soit avoir été évacués, soit....avoir rejoint la déesse. Elle observa l'auberge, avant de hurler : « Tous à l'intérieur ! Nous allons nous barricader, et évacuer le village par portail ! » Elle regarda vers l'ouest avec regret, songeant à Chrysta. Elle aurait voulu se rendre à son domicile, mais la horde était désormais trop proche, et elle n'avait aucunement l'intention de sacrifier d'autres vies. Elle espéra simplement qu'elle ait eu le temps de mener sa propre évacuation. Tout le groupe entra dans l'auberge, et s'attela à bloquer la porte avec tout ce qui pouvait tomber sous la main ou presque. A l'intérieur, Thayssa vit un autres des cristaux portails actifs. A côté, elle vit cinq sentinelles blessées en file indienne derrière un villageois, blessé lui aussi, qui s'apprêtait à franchir l'issue pour Darnassus. Un druide à la peau violacée et aux cheveux vers foncés semblait aider les blessés à se déplacer. « Eralian » se mit à dire la prêtresse en s'approchant du druide. « Il est bon de voir que vous avez survécu. - Prêtresse Pleurétoiles » répondit le druide tout en continuant d'aider les blessés à marcher. « Je suis également heureux de vous savoir vivante. Comme vous pouvez le voir, nous avons presque fait partir tout le monde. De plus, nous avons fait passer toutes les fournitures possibles. - J'ai également des blessés avec moi. Aidez-les puis empruntez le portail à votre tour. Vos talents seront certainement requis à Darnassus dans les jours à venir. J'ai encore une dernière chose à faire, avant de partir. - Alors, je vous en prie, faites vite. J'attendrai votre retour parmi nous. » Thayssa hocha la tête, laissant Eralian à sa tâche, avant de se retourner vers son propre groupe et de prendre à nouveau la parole : « Ecoutez bien. Tous les blessés vont suivre Eralian et retourner à Darnassus. J'aimerais ensuite dix volontaires dont un mage pour rester avec moi. Il y a quelque chose que je dois faire avant de retourner à notre cité. » Le groupe de défenseurs observa Thayssa, non sans une certaine surprise dans leur regard. Tous se concertèrent, excepté Meli'Thar qui vint se poster près de la prêtresse, sous le regard approbateur de celle-ci. Après de longues minutes, ce fût quinze sentinelles et deux mages qui se groupèrent devant Thayssa. Les autres passèrent le portail chacun leur tour, en inclinant la tête, bientôt suivis du druide de la branche. « Tout d'abord, brisons ce cristal. » fit-elle d'une voix douce, mais stricte. D'un signe du menton, elle désigna celui-ci tout en regardant un des mages restants. Celui-ci hocha la tête et s'exécuta, réduisant celui-ci en miettes au moyen d'un projectile des arcanes. Elle se tourna ensuite vers l'autre mage, en chuchotant quelques mots. Ce dernier opina et incanta un nouveau portail peu après. Elle se tourna ensuite vers le reste du groupe. « Ecoutez bien. » reprit-elle d'une voix calme. « Je ne compte pas laisser la horde agir impunément dans nos chères forêts. Nous allons nous rendre ailleurs, je vous expliquerai mon plan ensuite. Je remercie chacun d'entre vous de me prêter main-forte. Puisse la déesse nous donner la force. » Tous firent un signe de salut avant que la prêtresse se mit à désigner le portail. Pendant que le groupe commençait à s'y engouffrer, Thayssa fixa la porte barricadée, songeant à Chrysta. « Puisse Elune veiller sur ta sécurité. » se mit-elle à dire en son for intérieur avant de franchir le portail à son tour, suivie des mages, en laissant Flonariel derrière elle, et se jura de faire payer la horde pour ce massacre... A l'ouest, la situation devenait de plus en plus épineuse. Alors que la dernière sentinelle du jardin se tourna pour sauter dans le portail, celle-ci se fit poignarder dans le dos par un des réprouvés qu'elle combattait. Chrysta grimaça en regardant l'infortunée et d'un geste du poignet, fit disparaître le portail qu'elle avait activé auparavant, alors qu'elle reculait avec prudence en direction de son jardin, veillant à maintenir sa barrière de givre active. A présent, elle faisait face à une forestière sombre, ainsi que deux réprouvés qui l'avaient rejointe. De plus, une bonne dizaine de leurs camarades qui combattaient près du portail se tournèrent à leur tour vers la cryomancienne. Chrysta jaugea la situation. Même si sa barrière protectrice était encore là, tiendrait-elle suffisamment le temps que Chrysta emploie une téléportation à plus longue distance ? Là était toute la question... Mais avec une forestière sombre à leur tête, le risque était très grand. Une seule erreur sonnerait probablement le glas de son existence. La forestière sombre la toisa d'un air hautain, un sourire mesquin sur le visage. « Je vais prendre un malin plaisir à te faire souffrir longuement.... A tel point que tu me supplieras de mettre fin à tes jours. - C'est vrai que tu n'as plus que ceci pour te sentir un tant soit peu vivante, ma pauvre. Je compatis. » La kaldorei laissa un léger sourire apparaître sur son visage, alors que la réprouvée la fixa d'un air mauvais, avant de hurler. « Encerclez-la ! » Les réprouvés approchèrent, menaçants. Chrysta souffla alors, et leva ses lames en l'air.... « Je n'ai pas encore dit mon dernier mot... » La forestière sombre fronça les sourcils en sentant une vibration magique dans l'air... De très nombreux petits pieux de givre firent leur apparition devant la cryomancienne, dont les yeux s'étaient auréolés d'une lueur bleu ciel. Celle-ci rabaissa brusquement ses armes, déclenchant son sort. Les pieux se mirent à virevolter de partout à une grande vitesse, tel un véritable blizzard, se mettant à transpercer et lacérer les réprouvés de toutes parts. Seule la forestière eût le temps de se téléporter plus loin derrière un arbre pour éviter le déluge. Quand le sort fût achevé, elle sortit de sa cachette, voyant tous ses alliés au sol, éventrés, inertes. C'est alors que les tambours de guerre de la horde se firent entendre.... « On dirait bien que la victoire va être mienne malgré tous tes efforts.... Quel dommage. » souffla la forestière, souriante. Chrysta ne pût s'empêcher de grimacer. Elle avait raison, et de plus, ses réserves magiques n'étaient pas infinies. Elle vit alors avec horreur six des réprouvés qui commençaient à se relever. L'elfe morte approcha lentement. « A présent, tu es à moi, kaldorei. - Pas si j'ai mon mot à dire. » C'était précisément une voix masculine qui venait de se faire entendre. A peine la forestière regarda sur sa droite qu'un coup de feu se mit à retentir. L'elfe morte eût tout juste le temps de se téléporter alors que la balle particulièrement bien ajustée de Rymon fonçait vers son visage. Narya avança à son tour et leva les bras vers le ciel, imitée par Solan. Les deux firent abattre sur les réprouvés une pluie mélangée de comètes de feu et de lumière, rôtissant les malheureux rescapés. Désormais seule, la forestière n'attendit pas, et disparût derrière les arbres, en hurlant. « Savourez votre pitoyable victoire tant que vous le pouvez ! » Le groupe de Lancevent courut rapidement vers Chrysta. « Hé bah, on s'amuse sans nous maintenant ? » s'exclama Rymon, le sourire aux lèvres. « Content que nous soyions arrivés à temps. Ces barbares ne respectent décidément rien. » se mit à renchérir Narya. « Contente de te revoir également. Vous ne pouviez pas mieux tomber... » souffla Chrysta, tout en reprenant sa respiration, soulagée. Solan prit alors la cryomancienne dans ses bras, avant de faire une rapide accolade, avant d'ajouter. « Ne traînons pas, la horde va arriver d'une minute à l'autre. D'accord, il n'y a plus personne à sauver, de toutes manières, ici. J'espère juste que Thayssa aura pu faire partir tout le monde...» répondit Chrysta tout en hochant la tête. « Faisons un crochet par ma tour et filons, si vous n'y voyez pas d'inconvénient. » Solan hocha la tête à son tour et incanta, enjoignant ses trois compagnons de se tenir la main. Chrysta posa les yeux sur sa demeure une dernière fois, avant que la téléportation ne prenne effet...     Épilogue « Très souvent, je repense à cette fameuse période et ces jours paisibles qui coulaient à Flonariel... J'espérais que tout cela dure indéfiniment, et que je puisse vivre une vie de famille en compagnie d'Aesa et d'Ylthael. Je me fourvoyais, hélas. La horde m'a arraché mon nouveau foyer, avant de brûler le symbole même du peuple kaldorei : Teldrassil. Je me souviens encore de ces batailles acharnées en Sombrivage, contre une horde en surnombre, et employant cette fameuse azérite à des fins militaires. Ce minerai qui est censé être le sang d'Azeroth. Je me rappelle tous ces défenseurs tombés au combat, ces anciens coupés en morceaux. Mais plus que tout cela, je me souviens de tous ces cris autour de moi alors que je voyais tout brûler. Je me souviens avoir cherché sans succès ma compagne, et celle que je considérais désormais comme ma fille, en priant pour qu'elles aient eu le temps d'avoir été évacuées ailleurs. Le futur m'aura d'ailleurs heureusement donné raison. Cependant, en revoyant Aesa, Ylthael, et Thayssa, j'ai vu à quel point tout cela les avait profondément marquées, bien plus que moi, qui m'étais éloignée de mon peuple durant une longue période. Thayssa a vu sa fille se sacrifier pour elle, Ylthael a perdu son père, et Aesa a regardé sa sœur mourir au creux de ses bras. De ce point de vue, j'ai été plus que chanceuse... Mon frère s'était lui-même rendu à Darnassus, accompagné d'autres personnes de Lancevent pour aider à soigner les blessés. Je suis presque sûre qu'il a probablement pris la liberté de ramener des réfugiés avec lui, là-bas... Moi-même, j'ai téléporté à Hurlevent autant de personnes que j'ai pu. Mais malgré l'aide de beaucoup d'aventuriers, tout cela n'était jamais assez. Si seulement j'avais compris tout cela plus tôt, j'aurais ordonné aux mages de Flonariel de faire évacuer tout le monde vers Hurlevent dès le début... Teldrassil avait péri, entraînant des centaines voire des milliers de kaldoreis avec lui, et tout cela pour quoi... ? A ce jour, je me demande encore ce que la reine banshee, damnée soit-elle, pouvait avoir en tête. Quel intérêt à relancer une guerre dont personne avait besoin... ? L'alliance comme la horde avait énormément souffert de cette âpre bataille avec la légion ardente, sans parler de cette lame géante plantée en Silithus qui menace l'existence même de notre planète. Je doute de comprendre un jour, mais je sais ce qui doit être fait : Sylvanas Coursevent doit être renvoyée dans le royaume des morts, qu'elle n'aurait jamais dû quitter. Le roi Anduin a décidé d'envahir Lordaeron, dans le but de lui faire payer ses actions. Prions pour que cette entreprise soit couronnée de succès. Un long combat est sur le point de débuter. »   Chrysta Glacelune
 

Les possibilités infinies de la vie ~

[Ambiance]        Qu'il est étrange de rêver ainsi de la mort en cette si belle journée de printemps. Partout, la vie était mouvementée, depuis les plages côtières, les rires des enfants tintaient gaiement dans la brise, tandis que les jours s'allongeaient. Les collines se paraient d'un vert scintillant et les fleurs déployaient leurs pétales tout neufs dans la lumière. Mais tandis que j'observais tout cela depuis ma tour, je savais que pour moi la mort ne se trouvait qu'à un trait de plume.       Une dernière arabesque sur un mur, puis je disparaîtrai. La promesse que l'on m'avait faite ne m'avait jamais semblé aussi réelle qu'aujourd'hui, j'en savourais alors chaque instant. Sur un des bureaux, j'avais rassemblé des outils, je n'avais reculé devant aucune dépense pour me les procurer, me débarrassant de mes richesses passées acquis lors de plusieurs expéditions avec des compagnons formidables. Finalement, tout mon matériel était prêt, il attendait de raconter ma dernière histoire. Tel un alchimiste, j'allais conjurer la mort avec du papier, une plume et de l'encre.        Pourtant, je me surprenais à temporiser. La poussière s'accumulait sur les rouleaux de parchemin et les minuscules flasques d'encre. Pourquoi ? Non pas que j'eus douté d'une prophétie ou que je craignais de mourir en cette belle journée de printemps. Mais je me trompais, la raison était beaucoup plus simple ! Elle m'était apparu un matin alors que j'observais une branche du chêne en face de la fenêtre de ma chambre, là où un petit oiseau avait construit son nid. Son plumage d'un noir brillant s'ornait au niveau de la poitrine, d'une tache écarlate, comme ci quelqu'un lui avait tranché la gorge.       Ainsi, la plupart du temps, son nid était vide, et ses trois œufs exposés à mon regard vacant. Depuis, j'étudie les possibilités infinies de la vie, quel chemin s'étend devant ces oisillons ? Il se peut qu'ils meurent tous avant d'éclore, étouffés dans leur propre coquille, ou que l'un d'eux se fasse capturer par un chat en maraude alors qu'il apprend à voler : qu'un autre succombe de la maladie ou de la faim – ou qu'il revienne ici au printemps prochain pour fonder une famille et poursuivre le cycle. Tant de potentiel, tant de voies nichées dans des œufs à peine plus gros qu'un pouce…       Les possibilités infinies de la vie ; voilà ce que j'ai découvert ce matin. Qu'est-ce que cela signifie pour moi ? Dois-je mettre de côté ma mort et embrasser la vie ? Non certainement pas. Tandis que je détaillais ces œufs, j'ai compris que ce n'est pas le potentiel qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue, mais la découverte par chacun du chemin unique qui, depuis le ventre maternel jusqu'à la tombe donnera une signification à son existence.        Ce que j'ai supplié aux anciens de me donner, ce qu'ils m'ont accordé à titre de faveur autant que de malédiction – L'immoralité -  n'était qu'une farce. Quand les temps s'étirent à perte de vue devant vous, les possibilités deviennent infinies. Quand tous les chemins s'offrent à vos pieds, vous devenez ce potentiel, et rien qu'un potentiel jamais réalisé. Avec tant de voies grandes ouvertes, il devient facile de se perdre. Par un commencement, un milieu et une fin.  Je ne veux plus de ça. Ce matin, j'ai compris que je m'étais lassé du potentiel et des possibilités, que je voulais voir ma vie de nouveau définie. M'enfin, Nous verrons ?

Rose Howard

Rose Howard

 

Une Voix dans L'Océan ~

[Ambiance] Le vaste écho de la mer se fait entendre encore une fois,       Le fracas impétueux des vagues sur les récifs ardus et tortueux, le vent ravageur qui siffle entre les roches de la côte et les tuiles des maisons ; et enfin, la pluie qui s'annonce et avec elle, quelque chose de plus puissant, de plus grand. L'homme n'est pas prêt pour cela, il est bien trop faible pour le moment : il ne cesse de faire la guerre à son prochain, tout en ayant oublié pourquoi ils se battaient autrefois. L'homme, celui qui a peur de la mort, repousse le plus longtemps possible son trépas pour ne pas finir six pieds sous terre. Cependant, le pire dans tout cela, c'est que sa plus grande frayeur, c'est la vie elle-même. Celui-ci est tellement préoccupé par le fait de rendre l'âme, qu'il en oublie de vivre, puis finalement, il se perd dans ses illusions.       À quand remonte la dernière fois où le monde n'était pas en guerre avec lui-même ? Peut-on réellement dire que la paix, cette paix n'est qu'une simpliste image que l'homme ne peut atteindre... Pourquoi avoir écrit un tel mot alors que celui-ci n'existe peut-être pas dans le commun merdique que nous connaissons ! L'homme est idiot, il ferait la guerre, car l'un lui aurait volé l'amour de sa vie, un autre pour survivre et un dernier car le feu et le sang sont ses désirs les plus prompts. La question que je me pose, c'est est-ce qu'ils ont un minimum de lucidité pour comprendre que la guerre, cette guerre ne fait que détruire les terres sur lesquelles ils vivent ? Que celui-ci risque la mort sur le champ d'honneur tandis que d'autres savourent dans leurs palais, tels des vaniteux sans songes, leurs raisins sanglants ?      Je m'exclame alors devant ce peuple idiot, "N'avez vous donc pas le courage de prendre les armes contre ceux qui se moque de vous ? Qui se moque de vos vies ? Vous n'êtes que des pions sur un grand échiquier, ils se jouent de vous ! Bien trop occupés à cela tandis que le mal plante doucement ses griffes dans la terre qui vous entoure et déroule son tapis rouge pour faire une entrée inattendue ? Et nous, qu'avons-nous fait contre cela ? Avons-nous tirés les épées contre les horreurs qui rongent un peu plus nos terres chaque jour ou avons-nous laisser d'autre le faire à notre place ? Ces prétendus "héros" étrangers qui affluent en masse chez nous, tandis qu'ils gambadent sur nos terres alors qu'ils ne savent rien de nous ! Qu'ont-ils fait pour nous, nous ont-ils offert l'image, ne serait-ce qu'une bribe de paix dans notre nation ? Où profitent-ils du fait de n'être que des personnes importantes aux yeux de notre ô bon Amirale-Suprême n'agissant que devant sa personne ? La Corruption est là, frères et sœurs de Kul'Tiras, elle pénètre doucement dans nos cœurs alors que vous tournez le regard vers des revendicateurs qui n'ont que l'Espoir d'être couverts d'Or et de draperies ! Bien que la vie du peuple est une grande importance pour Katherine Portvaillant, est-ce le cas pour ces voyageurs qui sont là pour résoudre un conflit d'antan ? Répondez donc à cela pitres d'autres Royaumes ! "       La haine, celle qui conduit aux actes de rétributions, de trahisons, aux mensonges et aux gestes idiots tout autant que barbares. Est-elle là pour faire jouir d'un plaisir qu'il est impossible de connaître en temps de paix ? La Haine, celle qui attrape vos poumons et qui fait bouillir votre conscience, qui ravage vos pensées... Je connais une jeune fille, qui est née de la haine, mais qui a grandit de la paix. Elle sourit toujours, elle est heureuse ! Cependant, l'on peut lire en elle comme dans un livre ouvert, et ce qu'on pouvait lire, c'était la Guerre. Elle surmontait en une esquisse torture la Haine par sa Sagesse et sa douceur, c'était et cela l'est toujours, un combat permanent. Bien que je sais que la guerre fait des ravages, je sais aussi que peu importe l'endroit ou le moment, c'est soit deux armées adverses ou soit deux êtres en notre sein.       Sérieusement, que savons-nous de l'être humain alors que celui-ci se décrit de telles ou telles manières, tout en sachant éperdument qu'il n'est jamais subjectif avec lui-même, comment peuvent-ils émettre un jugement sur autrui alors qu'ils ne savent rien de celui-ci, alors qu'ils ne sont pas mieux que lui ?       La Guerre n'est qu'une immense machine qui façonne des monstres ; rien ne change, cela n'est pas une raison pour en devenir nous aussi et c'est avec peine que j'observe les miens, mon peuple, ma famille et mes amis. Parce que je sais tant bien que mal qu'après le passage de cette tempête, la moitié d'entre eux périrons, et que les survivants, si tant est qu'il en reste, auront du mal à reconstruire les choses pour lesquelles, ils avaient offerts corps et âme.

Rose Howard

Rose Howard

Mythologie - la Prophétie

Cette légende est née d'une tablette retrouvé il y'a de cela trois siècles dans un temple en ruine et qui est écrite en Ancien Orieca. Cette tablette a été traduite par le Grand Prêtre de la Citadelle Blanche et retranscrite dans un manuscrit. La tablette est considéré comme sacré et a été utilisé pour forger le trône du roi. On retrouve encore les inscription lorsqu'on regarde le dossier du trône.
  "Les ailes noires recouvriront le ciel jusqu'à voiler le soleil.
Les nouveaux-née mourront paisiblement dans leur sommeil.
L'eau sera sang, le ciel sera blanc.
L'air sera froid, les hommes trembleront d'effroi.

Dans le soixante-dix septième cycle, l'épée sera retiré.
Dans le soixante-dix septième cycle, les ténèbres seront relâchés.
Dans le soixante-dix septième cycle, l'élu devra vous sauvé."
       Cette prophétie était accompagné de trois sigles représentant la Trinité mais également d'un rond noir qui semble avoir été dessiner avec du sang séché. Beaucoup de gens y voit l'annonce de la fin des temps et d'une période de malheur qui s'abattra lorsque les hommes commettront l'irréparable, comme une punition divine. Rien n'est avéré mais la Citadelle Blanche reste en alerte du moindre signe en rapport avec cette prophétie. Il semblerait bien que l'épée en question soit celle forgé par Djagon jadis cependant elle reste encore introuvable malgré des années de recherches. Cette prophétie ne peut être totalement prise au sérieux pour le moment mais si l'épée s’avère réel, alors cette prophétie pourrait l'être tout autant.

Edaryl

Edaryl

Noyade en eaux troubles

(Thème : Warbringers - Azshara theme)   Le vide … c’est tout ce qu’elle voyait. Non. La mort aussi. Le vide et la mort. Le vide, la mort et la trahison. Oui. Elle avait été trahie. Quelqu’un l’avait trahie. Rien que cette pensée la faisait souffrir. Mais bientôt, elle ne ressentirait plus rien. Seulement la paix. La paix qui vient après la mort et que seuls certains ont la témérité d’évoquer. La paix qui vient quand tout disparaît, quand l’esprit choit dans les profondeurs stygiennes du royaume de la Mort. Ah ! Mortelle souffrance qu’est la morsure de l’eau salée sur son ventre fendu par la perfidie humaine. Ce n’était qu’une douleur passagère. Bientôt, son esprit rejoindrait les limbes de la quiétude post-mortem. Il lui faudrait encore quelques instants et tout serait fini. Juste le temps que son sang attire quelques bêtes aquatiques affamées, ou que la mer emplisse ses poumons chassant jusqu’au dernier souffle d’air la moindre parcelle de vie en elle. Elle sombrait. Elle put voir au dessus d’elle l’ombre d’un navire qui passait. Un navire. Son navire. Aux commandes d’un autre. Puis ce fut l’obscurité totale dans son regard. Et tandis qu’elle sombrait dans les abysses, pour la dernière fois de sa vie, Elyssra pensait. Et un nom lui vint en tête. Nathaniale…

Zulmoso

Zulmoso

Prologue : Pègre, ou l'art d'être une ordure.

Pègre, ou l'art d'être une ordure.

"L'argent parle. Le plus y'en a, le plus ça devient bruyant."   Il n'y a pas moins de la pègre, que celui qui te dit qu'il en est. C'est la première leçon que j'ai apprise dans cette activité. Le fait est que le grand banditisme il n'a pas de vrai structure, il ne se fait pas dans une cave sombre, et il ne répond pas de véritables codes. Alors forcément, à chaque loubard ses méthodes, certains s'inventent des hiérarchies et se construisent des armées. Moi j'appelle ça des amateurs. Si t'as besoin d'être armé jusqu'aux dents et d'avoir beaucoup d'hommes pour mener à bien tes opérations, c'est que tu sais pas y faire, ou que t'as les yeux plus gros que le ventre. Et j'y connais quelque chose en gros ventres.  Si je devais donner aux générations de voyous qui me précéderont un seul conseil, c'est de s'offrir du charisme. Avec une bonne dose de charisme, t'accompliras plus tout seul qu'une nation entière. J'ai jamais eu besoin d'une bande, ni de dire à mes associés qu'ils étaient mes associés. J'ai toujours eu besoin que d'avoir de la prestance et du bagou, la clef c'est les mots que t'emploies, avec qui et quand. T'as pas besoin de te créer une réputation de dangereux, t'as pas non plus besoin d'avoir les plus belles fringues, ou de faire les entrées les plus magistrales. Si t'en fais trop, tu passes pour un m'as-tu-vu, un clown, un pitre. Tu perdras toute crédibilité, et les gens passeront leurs temps à te marcher sur les pieds. Il faut être quelqu'un de simple dans ce corps de métier, le but c'est de se fondre dans la masse et pour ça t'as pas besoin de sorts d'invisibilité, de flèches empoisonnées, ou de porter un masque. T'as besoin de ressembler à n'importe quel autre pégu du coin. Tout le monde suspecte le type louche avec une capuche  sur la tête, mais personne se méfie jamais du boulanger, demande toi pourquoi. J'ai été une mauvaise personne pour le plus long de ma vie, qui à l'heure où vous lisez ces lignes, n'est soit plus d'actualité, soit bien différente. Je vois deux cas de figures possible, soit j'ai été pendue haut et court pour mes crimes envers l'Amirauté, soit je suis en train de couler mes derniers jours quelque part loin de Kul Tiras, dans une ferme avec des vaches, et si la mère des marée m'est clémente, avec mes deux filles. Au risque d'en surprendre certains, je déteste la violence. D'abord parce qu'elle m'ennuie à mourir, c'est une perte considérable de temps et d'argent que de faire la guerre, et en second parce qu'il y a bien assez d'affaires à faire pour ne pas avoir besoin de s’entre-tuer. Il suffit de miser sur un secteur dont ton voisin ne s'acquitte pas déjà, comme ça au moins vous vous marchez pas dessus, y'a pas de concurrence, et ton rival peut même devenir ton client. En ayant un créneau différent de tes concurrents, tu permets à tout le marché de fleurir, tu crées des échanges de bons procédés. T'as des armures, et lui il a des armes ? Ça tombe bien, vous pourriez vous fournir l'un l'autre. C'est qu'un exemple, mais si t'organises des jeux d'argents, t'as plus d'intérêts à ce que les autres voyous dépensent dans ton commerce, que dans de l'armement pour taxer ton commerce. Provoquer la garde n'a jamais mené nul part non plus. Au mieux tu seras recherché et ta tête sera placardée sur tout les murs, dans tout les villages du pays. Au pire, tu finiras pendu. Il faut savoir ravaler sa fierté, et baisser la tête devant celui qui est plus puissant que toi, les bandits ne sont pas des rois et aucune organisation n'a jamais pu se prétendre assez puissante pour renverser un gouvernement entier. Tu peux bien tuer quelques gardes, mais t'auras jamais la tête de l'Amiral Suprême, ton combat est donc voué à l'échec avant même que tu n'ai commencé à le mettre en place. Ce serait comme se diriger volontairement sur une île aux sirènes. Elles sont peut-être belles, mais elles te boufferont quand même, que tu sois venu de ton plein gré, ou qu'elles t'aient attirés n'y changera rien. A la fin de la journée, tout ce qui compte, c'est le profit. Je parle pas nécessairement d'argent, même si c'est préférable. Mais si une journée ne t'a apporté ni fric, ni nouvelles relations, ni nouveaux réseaux, alors c'est une journée gâchée. Si tu gaspilles ton temps à t'occuper de futilités sans importance, tu perds en rythme. Il suffit d'une nuit de relâchement pour que la situation échappe à ton contrôle, comprend bien que pendant que toi tu dors, quelqu'un parle avec un de tes amis et cherche à le rallier à sa cause. La présence, c'est important.

Au fil de ce carnet, je vais te raconter comment je suis passée de petite voleuse à Méchumide, à pirate, pour finir dans la Garde de Boralus sous Morrigen. Je t'expliquerais ma vie, et te laisserait en tirer des leçons. Puisses-tu faire bon usage de ce savoir, afin de ne pas commettre les erreurs de tes aînés.

Hyeven

Hyeven

 

Les petits jours à Dornathiel

Thème : https://youtu.be/RwEA_yumcQk   Rien n'est plus beau à Dornathiel que la naissance du petit bourgeon de figuiers, que la perle de pluie se réjouissant de glisser sur le feuillage des arbres et de la fraîcheur matinale domptée par l'assiduité des travailleurs fiers de leur citée. Et lorsque le divin Soleil montre le bout de ses rayons chauds, le son des bardes et conteurs héroïques résonnent sur la grande place réputée pour son âme festive, enchantant d'une diabolique sorcellerie les pas féeriques des dornathiens. Chants et danses triomphent alors sous le gazouillement du rossignol et dans le croassement fougueux du faucon-dragon. C''est dans ce mariage de poésie que Dornathiel, l'Arc des sons, s'éveille chaque jour. : une cadence idéale pour tout artiste, un ciel étoilé d'inspiration pour peintre et musicien, comédien ou simple troubadour à la recherche de quelques pièces. Et si ce paradis eut le mérite de perdurer durant de longues et trompeuses années, la fin vint et brisa brutalement le jardin.
Mais ce n'est pas le propos de mes dires. Non. Moi, simple barde venue sans but à la conquête de quelques merveilles, je me délecte de chaque seconde passée à taper des pieds au rythme effréné des instruments. 
Quelle joie de voir tant de sourires loin des beaux malheurs du monde. Quel bonheur de pouvoir croiser les bras derrière mon crâne en poussant un long soupire annonçant la sieste sans craindre un seul instant que cet endroit pourrait prendre à nouveau feu. Même après la mort, Dornathiel tenu ses promesses en renaissant de ses cendres ; à l'image du Phénix éternel, la ville déploie ses ailes. 
Je pourrais écrire un poème ou une ballade à l'écho des forêts ou bien m'attarder sur les succulents mets présentés sur un plateau d'argent à tout bon citoyen. Il y a tant de choses à faire que je ne puis me décider sur le moment, mais rien ne presse : tout s'écoule à son rythme. 
Je remarque, en flânant quelques heures, le contraste entre les ruines de l'ancienne Dornathiel et les nouvelles bâtisses récemment achevées. C'est si émouvant de voir comment la ville peut, malgré les pires actes, continuer son chemin sous la protection de la Lumière de notre bien-aimé Soleil. Ah ! Oui ! Ce si doux appel de la vie qui nous ouvre tant de portes ! Je souhaite au plus profond de mon cœur m'imaginer les si agréables moments que l'on pouvait se donner jadis, avant toute destruction, sans penser une seconde à ce que notre Royaume finit par devenir sous l'influence du mal. Et même si Quel'thalas reprend de son plumage, je ne puis oublier les moments tragiques et effroyables que ma mémoire ne cesse de garder.
Arrêtons de brouiller du noir, le passé est ce qu'il est : passé. 
Sans doute que tout ce spectacle n'est qu'une illusion, à la venue d'autres dangers ; sans doute qu'un jour, quelque chose frappera si fort notre Royaume que plus rien ne pourra le repousser. Non, impossible. Dornathiel a maintes et maintes fois prouvé que ce qui se disait «  impossible » de la vue de tous, finissait étrangement par se concrétiser. Serait-ce le fruit de la magie ? La magie des légendes courant et se reposant sur chaque pierre faisant la grandeur de la citée. En effet, innombrables sont les légendes contant les mérites et péripéties de personnages liés à Dornathiel.
Je suis allée visiter une bibliothèque et c'est amusant de voir qu'une simple question à l'intention du bibliothécaire peut se transformer en une soirée de rêves et d'aventures ! 
Je pense me rendre aux grands jardins encerclant le Palace Phénix-de-l'Aube, ils sont tout bonnement s-o-m-p-t-u-e-u-x ! Que dire des fontaines ? Des arbres venant des quatre coin du monde ou même des créatures que l'on peut y trouver ? Je reste ébahie par tant de mélanges culturels.
Tellement de louanges pour une ville, c'est à peine croyable pourtant .. Je ne sais. Cette ville procure une telle sensation de liberté, de bonne humeur et d'apaisement qu'elle mérite toute cette adoration. 
Je n'aime pas m'éterniser, c'est du temps manqué à s'amuser donc je souhaiterai conclure par : venez à Dornathiel. Quelques jours, quelques semaines ou toute une vie, qu'importe ! Cela vaut le coût ! (hrp : oeuvre réalisée par Robin Hang) (hrp : texte écrit le 25/09/2016)

 

Phyllida

Phyllida

 

Rigor mortis

(NB : Ce récit peut heurter la sensibilité des plus jeunes d'entre nous, les choquer, ainsi que les plus fragiles. Âmes sensibles, abstenez-vous ! Je vous aurais prévenu !)       Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, nous nous réunissons en ce jour sous l'égide de la Sainte-Lumière pour honorer la mémoire d'un être qui à tous, fut très proche, et était cher à nos yeux. Il y a une semaine de cela, le jeune Christophe de Windsor nous a quitté de façon tragique et glorieuse, en périssant au combat contre la perfidie de celle qui se fait appeler "Dame Noire"... Ce qui se déroulait à quelques mètres à mes côtés me paraissait inconnu ... éthéré ... comme si l'un de nous était mort. Evidemment, je compris que c'était moi. J'étais mort. Je ne pouvais m'y résigné, mais j'en étais réduit à la même condition que ces cadavres pourrissants que je combattais avant de moi-même périr... Lentement, je laissai tomber mes mains au fond du cercueil, qui produisirent en touchant le cadre de bois un bruit sourd et étouffé par les palabres du prêtre. Ouvrant et refermant mes mains, tandis que ce qui fut autrefois des phalanges se frottaient dans un très léger bruit de grincement, j'ouvris mes yeux et regardais. Qu'est-ce que je pouvais bien regarder, outre le battant de bois poli et huileux sous lequel mes anciens frères d'armes me croyaient reposé? Pas grand chose. J'en conçois. Je vins croiser mes mains sur ma poitrine squelettique, où elles touchèrent une peau qui autrefois accueillait une cote de maille mais qui désormais était recouverte d'une étoffe d'un tissu quelconque. Quand elles entrèrent en contact avec un cylindre de métal, mes lèvres s'étirèrent en un sourire carnassier. Le même sourire que font les prédateurs quand ils trouvent une proie. Un sourire de tueur. Lentement, mais sûrement, mes doigts osseux se refermèrent autour du pommeau, derrière la garde, comme je la tenais autrefois. Il suffirait juste que ... Tu étais un ami formidable. Jamais plus je ne retrouverais une personne telle que toi, doué d'empathie et compréhensive. Tu nous manqueras. Nouvelle voix. Celle de Jack. Un compagnon d'armes qui a eu la chance de ne pas mourir, lui. Et dire que bientôt, nos rôles seraient inversés ... seulement si j'ose agir à temps. Plus que quelques prières pour moi et je m'en irais six pieds sous terre. Il serait fâcheux que je croupisse pour l'éternité tandis que ma soif de sang serait exacerbée... Que la délégation pour l'inhumation suive Père François. C'est le moment. L'archevêque a parlé, Christophe doit agir. Saisissant à la main gauche mon épée, glissant la main sur le cadre de bois qui me fait face, les croques-morts emportant mon cercueil, j'attends... à trois, j'y allais ... Un ... Deux (plus lentement ! plus lentement !) ... Maintenant ! Poussant un hurlement féroce et sanguinaire, je soulevai la porte de cette boîte de bois, mon épée plantée dans le cœur du curé tandis que mes doigts devenus griffus enserraient la gorge d'un croque-mort, faisant suinter un sang écarlate qui déjà commençait à coaguler sur ma peau d'un ton gris-vert. « Contemplez, la véritable puissance de la mort ! Contemplez ce que la Reine Banshee m'a donné ! Et maintenant, MOURREZ !» Des cris provenant de partout se figeaient en suspens dans mes oreilles non-mortes. Contemplant la foule ébahie du regard, l'embrassant de mes yeux vitreux, tandis que j'égorgeais, tranchais, tuais, dans une série d'éclaboussures d'hémoglobine. Le sang. Le peu qui tombait dans ma bouche produisait en moi une onde de chaleur et de bien-être. Il m'en fallait. Je le savais. Mais après.     Quand le tumulte des combats se fut évanoui, les seuls bruits restants étant des râles d'agonie s'échappant des gorges vides de sang et des bouches tordues par la souffrance. Je m'approchais de Jack, le pauvre avait été égorgé mais avait souffert. Je n'avais pas été assez rapide. Quel piètre assassin que je suis ! Il est temps pour moi de le venger. Tandis que je me penchais au dessus de son torse rouge de sang, je déchirais sa tunique et de mes ongles crasseux, j'arrachais le plus gros morceau de chair que je pus. Puis je l'enfournai dans ma bouche. Quel délice ! Jamais je n'avais goûté tel festin. Et si ...? Non. Pas d'hésitation. Je continue ce festin jusqu'à satiété. Quoi qu'il m'en coûte. Puis après, je rejoindrais les rangs de Coursevent.

Zulmoso

Zulmoso

 

[ Naufrage des réalités ]

~ ☸ ~   J'ai toujours entendu les vagues aller et venir, je les ai toujours entendu siffler, chanter au gré des embruns et des remous. C'est aux premières remarques innocentes de mon âge enfantin que mes parents l'ont su, ce n'était pas le chant galvanisateur des marins que j'entendais, mais les paroles de la mer. Mon destin était tracé : Moi aussi, je serai prêtresse de la marée, un honneur. Peu après que ma sensibilité se soit révélée aux yeux de ma famille, nous avons eu le privilège de recevoir la visite d'une délégation de la famille Chantorage. J'allais partir pour ainsi consacrer ma vie à l'écoute de celle qui m'a toujours parlé. La Mère des marées accordait sa parole à beaucoup d'entre nous, les Eaugures. L'histoire de cet Ordre auquel j'appartiens désormais se trouve être bien plus profonde que ce que je pouvais imaginer à mes débuts, lorsque j'étais une initiée, mes précepteurs brillaient à mes yeux de part leur pédagogie, leur maîtrise et leur excellence.    Ils brillaient...   Cela faisait plusieurs nuits que je n'entendais rien d'autre qu'un profond silence, la mer s'était tût. J'ai d'abord eu peur d'avoir perdu mon lien si particulier avec Elle, mais il n'en était rien, plusieurs de mes connaissances au Sanctuaire en avait été bouleversées, le Conseil se taisait pour ne pas nous inquiéter, mais il fallait être réaliste, la Mère des marées restait muette malgré nos prières, nos offrandes et pratiques pourtant inchangées depuis l'instauration de l'Ordre. Jusqu'au jour où nous l'avions entendu de nouveau, tous soufflaient de soulagement, Notre Mère ne nous avait pas abandonné. Cependant, la crainte d'un nouveau mutisme était toujours palpable. J'avais peur de ne plus jamais l'entendre, d'être seule. J'étais loin de me douter de la suite. La Mère des marées avait changé, ses mots n'étaient plus aussi calme et doux qu'avant, insidieusement, elle était insistante et intimait des actes perfides et violents. Le trouble que cela me causait, retournait mon être tout entier. Le Sanctuaire était devenu un lieu ou régnait un étrange silence, pesant et hostile, le Conseil était aux côtés du Seigneur Chantorage. Malgré la présence de cette voix qui était pourtant si familière et même autour de mes Frères et Sœurs. Je me sentais seule, différente, noyée dans un océan d’incompréhension. Pourquoi tout avait si soudainement changé, pourquoi s'était-elle tût.. J'en avais le tournis. J'ai vu certains de mes confrères et consœurs tomber malade, certains étaient devenu agressifs, nerveux et suspicieux, tandis que d'autres étaient calmes, froids et avaient cette lueur veule qui inondait leurs yeux.  Les mauvaises nouvelles se succédaient, certains eaugures disparaissaient, mais le pire était à venir : La flotte du Capitaine Portvaillant, venait de disparaître. Le Conseil et le Seigneur Chantorage avait apparemment pour mission de la ramener dans les plus brefs délais. La flotte entière avait-elle réellement disparue ?  C'est si soudain... Peu de temps après cela, j'ai perdu du poids, je sentais que ma robe ne me seyait plus du tout, mes joues avaient commencées à se creuser et mon teint était blafard. Je dormais affreusement mal, la voix de la Mère des Marées semblait plus forte encore dans mes rêves, ou plutôt devrais-je dire, dans mes cauchemars.   Maître Chantorage, quelle est cette folie.. Pourquoi ne rien nous dire ? J'ai tant de peine à ne pas comprendre les maux des miens.   La frustration était mon moteur depuis quelques jours, je me forçais à rester sourde à certaines invitations. Dans quelques jours, je serai aux côtés du Frère Allen au Monastère, peut être que lui sait quelque chose. Je ne peux me résoudre à penser que tout cela est normal, Pourquoi pas avant ? Pourquoi maintenant ? Rien n'a de sens.    ~ ☸ ~   A mon arrivée au Monastère, j'ai ressenti cette même sensation de lourdeur, une angoisse qui montait lentement le long de mon dos à la manière d'une main ou d'une araignée, chaque pore de ma peau se retrouvait rehaussé par l'effroi. Ici aussi, tout avait changé. Les initiés semblaient vides, comme s'ils buvaient sans réfléchir les paroles de la Sœur Celicia, le Frère Matthew était obnubilé par les archives, il n'y avait plus aucun échange, plus aucune vie, tous étaient si frénétiques, si hâtés. Puis... j'ai entendu une conversation, la Soeur Adrianna avait invité le Capitaine d'un des navires à payer une somme dispendieuse contre la bénédiction de son bâtiment. A quoi cela rimait ? Jamais nous ne nous étions abaissés à vendre nos services. Je savais Boralus en proie à la corruption, mais je ne pouvais imaginer que les nôtres puissent être au cœur de ce genre d'affaires. Le Frère Allen était silencieux et agissait comme les autres, néanmoins, subsistait encore en son regard grisâtre, une lueur de lucidité que je cherchais tant dans les prunelles de mes compères.   Il sait quelque chose, j'en mettrai ma main au feu.    Je passe ma semaine à imiter les autres, je déambule en ville afin de trouver une pointe de vie. L'agitation est palpable, les bas-quartiers sont désœuvrés et .. là encore, les eaugures prêchent de funestes cantiques, c'est surréaliste. J'ai récemment été interrogée par une journaliste, Mademoiselle Amaranthe de Tyr, la Flotte disparue, la perte d’ampleur des nôtres et le mutisme de la Maison Chantorage, tout cela, elle le savait. Cela me rassurait, je ne devenais pas folle, mais si seulement les miens pouvaient le voir. J'ai du jouer un discours rassurant, témoignant d'une prise en main de la part du Maître, je prie encore pour que celui-ci se présente à nous pour nous ouvrir la voie. J'ai encore tant d'espoir...    ~ ☸ ~   C'est en vertu de cet espoir que j'écris aujourd'hui ces mots. Je suis désormais convaincue que quelque chose est arrivé à notre Ordre. Je ne sais quoi, ni comment cela à bien pu arriver, mais je me lance désormais dans la tâche de découvrir ce qui a tout fait basculer. Et si je venais à disparaître à mon tour dans des circonstances inconnues, j'ai bon espoir que ce feuillet soit une preuve des événements étranges qui surviennent insidieusement dans nos Ordres. Je continuerai à l'entretenir de mes observations et de mes progressions pour mettre à jour d'éventuelles dégradations de notre communauté.   Pour Kul'tiras. Pour La Mère des Marées. Pour la Maison Chantorage. ~    

Plume

Plume

Car les ténèbres aussi offrent de grands avenirs-...

Talarion Amondil "Avec le temps, tout se meurt. Les choses, les émotions, les hommes-... la vie elle-même, tout est éphémère. Et qu'importe votre espoir, même les plus éclatantes des étoiles finissent par s'éteindre-..."       "Il y a de ces grands hommes dont on peut prédire la réussite dès le plus jeune âge. Des talents précoces, des exploits juvéniles, de jeunes hommes dont l'avenir semble déjà empreint de gloire et de réussite. Moi, le jeune Amondil, je faisais partie de cette élite-là. Promus à un grand destin, j’étais et je resterais l'un des mages les plus illustres de mon temps. Mais un grand avenir, bien que porteur de beaucoup de rêves ne signifie pas toujours un avenir heureux. Car il y a également de ces grands hommes qui se bâtissent dans la haine, la douleur et la mort. Et car-... les ténèbres aussi offrent de grands avenirs."    ~ - Entrée du journal de Talarion Amondil, annotée "Jours 22"   "Cela fait bientôt trois jours que nous stationnons dans cette crypte. L'expédition se poursuit lentement depuis bientôt un mois, et toujours avec une grande minutie, les autres ne veulent rien laisser de côté. L'ennui me gagne parfois, mais la quête renouvelle sans cesse mon intérêt pour son objectif, et à vrai dire, bien que j'en viendrais presque à trouver cette situation amusante, je n'oublie pas l'enjeux, et l'importance de ce qui est en train de se jouer. Mais-...Un groupe de puissants mages contraint de passer des journées entières dans un endroit si-... crasseux, dans le seul but d'y trouver un artéfact dont nous ignorons tout. Doivent-ils vraiment s'étonner de mon humour et de ma "trop grande légèreté dans une telle situation." ? Je n'en sais rien à vrai dire, mais je dois bien avouer que le rire est un bon moyen d'évacuer la pression qui pèse sur mes épaules. Nous ne savons absolument rien de notre objectif, si ce n'est que d'après eux, je suis destiné à avoir le contrôle de cet artéfact. C'est d'ailleurs pour ça que si jeune, ils ont choisi de m'intégrer au conseil. Mais comme je m'y attendais lorsque j'ai accepté de les suivre, ils n'ont de cesse de me rabâcher le fardeau et les responsabilités que je porte. Mais ce n'est pas pour autant que je compte me laisser abattre. Si les informations disaient vraie, alors la puissance de cet objet dépasse de loin l'entendement des races pensantes de ce monde. Une source de pouvoir telle que même les plus grands hommes de leurs temps ne seraient jamais parvenus à le contrôler. Voilà un défi que je compte bien relever. Après tout, ne suis-je pas promus à devenir un grand mage d'après eux ?"    "Certains prétendent que les ténèbres sont synonymes de douleur, de mal et de souffrance. Ce sont ceux-là même qui redoutent la mort plus que tout. Mais c'est idiot. Vie et Lumière sont parfois bien plus atroces que l'ombre elle-même. Non, la mort elle est accueillante, douce et bienveillante. Elle balaye toutes nos craintes, toutes nos peurs, toutes ses mauvaises pensées qui nous hantent. Elle nous accompagne, de notre naissance, de nos premiers pas, jusqu'à notre fin. Là, elle nous attend avec joie et sérénité, et dès lors qu'elle nous enveloppe de son noir drapé, plus rien ne compte. Alors que la vie elle, n'a de cesse de nous torturer, de nous confronter à des épreuves, à des choix, des difficultés. Elle nous touche parfois si douloureusement que dans un éclair de lucidité, les plus sages des hommes implorent alors la faucheuse de venir les prendre. Vie et Mort ont toujours été opposés, c'est vrai, mais la Mort n'a rien de mauvais. Et puis après tout, la vie n'est-elle pas la seule maladie dont nous ne pouvons nous défaire autrement que par la mort."      ~ - Entrée du journal de Talarion Amondil, annotée "Jours 57"   "Depuis le début de cette longue expédition, bien des fois je me suis imaginé ce que pouvait être cet artéfact, ce à quoi il pouvait ressembler, son aura, sa véritable puissance. Je me plaisais à m'imaginer le détenant, alors même que je ne connaissais pas sa forme. Et comme en réponse à mes questionnements, je commençai à l'entrevoir parfois en rêve. Toujours floue, bien souvent sans réelle forme physique, je ne voyais qu'un halo de lumière éblouissant couvrant cette forme diffuse et changeante. Mais la puissance qui se dégageait de là était bel et bien-... démesurée. Et par démesurée, je n'entends pas simplement "immense". Non j'entends par là que les lignes telluriques d'Azeroth elle-même me parurent alors insignifiante et ridiculement faible. Cet objet-... cette chose, j'ignorais encore sa nature. Mais lorsqu'il se dévoila ainsi à moi, son appel fut si fort-... même si tout ça ne résidait qu'au sein de mon esprit et mes rêves-... Ma conviction n'en fut que renforcer. Cet objet pouvait changer le monde. Et c'est à moi qu'il se plierait.     "Les rêves ont cette douce beauté d'être faux. De n'être que des illusions auxquelles on s'attache comme à nos convictions. On les préserve, on les embellit selon nos désirs. On corrige leurs erreurs, on se mets à les aimer, les chérir. Et un jour vient où nous réalisons nos rêves. Réaliser ses rêves ? Cette expression même a toujours sonnée étrange dans mon esprit. Ce qui fait leurs charmes, ce qui fait que nos songes sont si attrayants, c'est qu'ils n'existent qu'en pensée. Dans notre âme ils sont maîtres, mais tout comme un secret-... une fois murmuré, une fois partagé à cette crue lumière du jour ils s'effacent. Cet artéfact, j'en ai rêvé bien des fois. J'avais placé bien des espoirs en lui. Je m'étais mis à l'aimer et le chérir comme le plus beau de mes rêves-... Et en ce jour je maudits ma faiblesse. Lorsque je la vis pour la première fois de mes yeux. Ce jour-là mon plus beau rêve fut balayé par ce qui deviendra bientôt le plus grand de mes cauchemars. Cette maudite Orbe.      ~ - Entrée du journal de Talarion Amondil, aucunes dates précisées    "C'est étrange. Cela fait quelques mois déjà-... et je me retrouve encore incapable de poser des mots sur cette peine qui me ronge. Une action aussi futile que de vouloir se saisir d'un gaz. Aussitôt que vous approchez votre main, il se dissipe, s'écarte, et ne laisse entre vos doigts qu'un vide amère et chargé de déception. Mais plus que de la déception, c'est de la colère qui grandit lentement en moi. Je peux la sentir, semblable à un venin parcourant la moindre de mes fibres. Éveillant en moi des feux brûlants qui n'aspirent qu'à s'étendre au monde qui s’étend devant mes yeux. Je sens que cette chose en moi est en train de me changer. Cette pensée qui me hante n'a de cesse de revenir, encore et toujours. Mais je l'entends-... tapis dans l'ombre elle me suit. Elle est dans mon sillage, dans mes pas, elle frôle parfois mon esprit, mais à chaque fois que je me retourne, à chaque fois que je me lance à sa poursuite-... plus rien. Dissipée comme une brume dans le vent, je n'ai d'elle que le souvenir de son ombre. Parfois dans mes rêves elle vient me rendre visite. Étincelante, brûlante, rayonnante. Je comprends alors. Elle est la source de ma colère. De mes peurs, de mes craintes, de tous mes maux. Elle s'insinue dans mon esprit, elle m'appelle, elle m'attire. Maudite sois-ta lumière que j'aimerais tant étouffer. Les abîmes même de mon esprit ne me permettent plus de m'en abriter. A quoi bon me suivre ainsi si ta lumière est telle que je ne peux te regarder. Non, ta lumière n'a rien de douce, de chaleureuse. Elle est dure, brûlante et perçante. Elle me fait mal. Terriblement mal. Et quand parfois, dans mes longues agonies je l'entrevois finalement, siégeant sur son trône de douleur. Je n'ai qu'un seul rêve. La briser, éteindre sa lumière, et ne plus jamais avoir à supporter son horrible aura. Alors aujourd'hui j'en fais le serment. Le jour viendra où je briserais cet orbe, et où jamais plus sa lumière ne brûlera personne."    "Les ténèbres sont généreuses, bien plus qu'on ne le pense. Et c'est de cette même générosité que naît le premier des cadeaux qu’elles m’offrirent. L'espoir. L'illusion d'une ombre éphémère, la folie de penser qu'un moment vient où les ténèbres finissent par passer. Comme un voile qui serait condamné à disparaître, révélant une lumière qui aurait inéluctablement sa place dans ce monde. Comme si après chaque nuit il était logique que nous revoyions le Soleil se lever. Comme si après les ténèbres venaient de meilleurs jours. Mais c'est une vision erronée et partielle. Après la nuit vient le jour, certe, mais c'est bien lui qui est éphémère. Les ténèbres sont, et la Lumière occupe. Ainsi, là où toute lumière est condamnée à mourir, les ténèbres elles, vivront éternellement. Mais au-delà de cette fausse vérité vient un poison plus perfide encore. Car ceux qui croient en la Lumière et ses vertus ne sont plus que de faibles couards. Croire en la Lumière a toujours été un moyen de se donner des convictions bancales. Un moyen de justifier sa propre passivité en dispensant la bonne parole. "N'ayez crainte, après la pluie vient le beau temps. Des jours meilleurs viendront !". Non. Les croyances, la foi, l'espoir, rien de tout ça ne peut vous sauver des ténèbres. Car ils sont éternels. Ils attendront, patiemment. Et viendra un jour où votre frêle vie vacillera. Et ne commettez pas l'erreur de croire que la Lumière viendra à vous. Non, ce jour-là ce sont ces ténèbres que vous avez tant hais qui s'ouvriront à vous. Car les ténèbres ne sont pas éphémères, les ténèbres sont généreuses."    ~ - Entrée du journal de Talarion Amondil, aucunes dates précisées "Je pensais que cette sensation finirait par passer. Que toute cette douleur en moi finirait par s'épuiser. Un homme n'a que trop peu d'âme pour hair le monde. Voilà ce que je pensais. Mais plus le temps passe, et plus ma peine se renforce. La douleur croît-... et je sens son poison se répandre dans mes veines. Ils essayaient de me rassurer, ils essayaient de calmer mes fantômes. J'entends encore leurs voix-... "ça va aller". "N'ayez crainte Amondil, ce voile qui recouvre votre esprit finira par s'en aller.", "Vous finirez par y voir clair." Mais je ne l'ai crois plus-... j'aimerais. Mon coeur et mon âme n'aspire qu'à retrouver la paix qui m'emplissait avant que je ne touche cet orbe infernal. Il fut un temps où je riais, ou j'avais le coeur léger, l'esprit jeune et le sourire comme fidèle compagnon. Et maintenant-... ? Où sont passés joie et bonheur ? Je ne comprends plus-... je ne comprends pas-... cette orbe, cette maudite orbe. Pourquoi ne me laissent-ils pas la briser ? Pourquoi ne la craignent-ils pas ? Elle fait si mal-... oui si mal-..."  "Le second cadeau que me firent les ténèbres fut l'ombre. Semblable à un épais brouillard, elle couvre vos yeux et votre esprit d'un voile pudique et protecteur. Elle cache ce que vous ne voulez pas voir. Les ténèbres vous protègent de ces hideuses vérités qui exposées à la lumière ne ferait que vous blesser et vous tourmenter. Ils viennent vous couvrir d'une douce toile de songes et de rêves. Vous ne voyez plus l'hypocrisie des gens, le mensonge gravé sur leurs visages. Vous ne voyez plus non plus les murmures qu'ils échangent dans votre dos. Vous ne voyez plus le mal de ce monde, vous ne voyez plus ce qui pourrait vous faire mal en ce monde. Les ténèbres sont protectrices, elles vous abritent de la Lumière elle-même. Elles vous offrent calme, paix et solitude."    ~ - Entrée du journal de Talarion Amondil, aucunes dates précisées, cependant, la page est teintée de sang séché.  "Je ne les entends plus. Je ne les vois plus. Leurs doux mensonges-... leurs misérables tendresses, tout a disparu. Happé dans les ténèbres. Eux qui me prenaient en pitié, eux qui me souriaient pour qu'ensuite j'entende leurs murmures dans mon dos. En vérité ils me haïssaient, ils me jalousaient. L'Orbe m'était destinée, et il me craignait pour ça, car bientôt je deviendrais plus puissant qu'ils n'avaient jamais rêvé de l'être. "Le dernier cadeau des ténèbres est la Lumière elle-même. Car comme les étoiles tournoient dans les abîmes de ténèbres qui les séparent et les lient, toute Lumière ne fait que bercer dans des ténèbres encore plus grandes. Les ténèbres sont, et la lumière occupe. Et c'est pourquoi la lumière ne peut gagner. Car elle est née des ténèbres elle-même. L'ombre dans sa forme la plus pure est transcendante. Elle est. Mais la Lumière elle, ne peut exister sans ténèbres, et tout comme on définit les journées par les nuits qui les séparent, on explique la Lumière par l'absence de l'ombre. Ainsi la Lumière aura beau se débattre, à chacune de ses victoires, ce sont les ténèbres qui gagnent. C'est là la plus perfide des illusions que peuvent vous offrir les ténèbres. Celle que la Lumière en est l'exact opposé. Celle que la Lumière combat les ténèbres, et qu'elle pourra un jour gagner. A la source de tout espoir, de toute lumière, de toutes choses se trouvent les ténèbres. Elles sont, elles ont toujours été et elles seront toujours."    ~ Après quelques instants, le regard perdu dans le vague de ces dernières lignes, il tourna la page sur le recto. Rien. C'était là la dernière entrée du Journal de Talarion. Dans un grognement de douleur, il se redressa. Boitant jusqu'au bureau. Il se laissa alors silencieusement glisser contre la chaise. Le bruit du sang s'écoulant lentement était le seul parasite qui venait briser le silence de l'endroit. Là, il se saisit de la plume, qu'il vint plonger dans l'encrier, avant de commencer à écrire. Son bras, tremblant, ne lui facilitait pas la tâche, mais il parvint tout de même à finir sa besogne. Il soufflât légèrement sur l'encre, en attendant qu'elle sèche, et une fois ceci fait, il referma délicatement l'ouvrage, pour se diriger vers le centre de la pièce où il s'agenouilla. Déposant le carnet sur le ventre du nécromant, il se saisit délicatement de ses mains, froides, rigides, et pâles,  pour les placer sur la couverture. Après quoi, d'un fluide et doux geste, il vint fermer les yeux du jeune homme. Contemplant encore quelques instants ce dernier, Hanko finit par récupérer sa dague, encore teintée de rouge et c'est sans un mot de plus qu'il se redressait, quittant la pièce. Là, au centre de la pièce, l'ouvrage siégeait sous les mains de son propriétaire. La dernière page était désormais marquée d'une calligraphie nouvelle: « Pardonne-moi. » Tels furent tes dernières paroles. Toi qui, toute ta vie durant, ne fit que plonger dans les ténèbres. Tu m’as un jour demandé si tu étais devenu un monstre. Peut-être l’as-tu vécu comme tel. Mais l’homme qui est mort aujourd’hui. L’homme qui, au crépuscule de sa vie, pleura le mal qu’il avait commis. Celui-là d’homme, n’avait plus rien d’un monstre. Il n’était qu’un jeune mage pris au piège dans un destin qui le dépassait. Porteur d’un fardeau bien trop lourd pour ses épaules. Il n’était qu’un jeune mage promu à un grand avenir. Car un grand avenir ne signifie pas toujours un avenir heureux. Car il y a de ces grands hommes qui se bâtissent dans la haine, la douleur et la mort. Et car-... les ténèbres aussi offrent de grands avenirs.  Repose en paix, Talarion Amondil.      

Hanko Naëly

Hanko Naëly

 

Le Deuil

On m'a souvent demandé dans mon long parcours ce que cela faisait d'être un mage. Si ce n'était pas compliqué de me lever le matin, sachant que mon café serait déjà préparé par un quelconque artifice magique, que dans le cas d'une flemme intense, aucun effort supplémentaire ne me soit demandé et que l'objet vienne à moi sans que mon dos fragile n'en subisse les conséquences. Tout le monde aimerait disposer des capacités d'un mage, d'un sorcier, d'un prêtre. Tout le monde aimerait faire partie de l'élite de la nation. Après tout, qui voudrait d'une vie entière passée à être paysan, le frisson de l'aventure, de la découverte, celle d'un mage chercheur, qui n'en voudrait pas ?   J'ai longtemps pensé au cours de ma vie que les études scientifiques et magiques étaient un moyen d'obtenir absolument tout ce que je pouvais désirer. Que ce soit dans un présent immédiat ou dans un avenir incertain. La conjecture était simple, disposer de savoir octroyait du pouvoir. Le pouvoir des responsabilités et ces dernières des salaires particulièrement effrayants pour le bas peuple. Oui, ceux-là, les gueux qui ne touchent pas plus d'une pièce d'argent de l'heure. Que dis-je, voire même la pièce de cuivre !   En voyant père aussi triste, aussi plat, il y avait de quoi douter de ces hypothèses. L'ignorance et la jeunesse vous fait penser n'importe quoi, vous fait désirer n'importe quoi. Comme une épée de damoclès invisible, le savoir est le lourd fardeau qu'un mage doit porter. Tout le malheur de la connaissance viendra vous accabler à mesure que vous découvrez. Chaque homme qui n'a de connu et de su que le bout de son champ n'entend pas les menaces qui se profilent dans le cœur de la forêt, il n'y a que le chasseur qui lui, sait. A l'inverse, qui de mieux que le fermier aguerri pour témoigner du terrible insecte destructeur de blé, coûtant au royaume un risque de famine.    Et finalement, qui de mieux que l'Erudit qui lui sait tout cela pour être coincé dans cette triste balance à chercher et à comprendre. A la fois chasseur et fermier dans la compréhension, il envisagera tout mal, toute réussite. Peut-on alors quantifier à partir de quand ce savoir devient heureux, quand est-ce qu'il devient mauvais ? La mort s'envisage comme une fin propre dans de nombreuses cultures. Qu'adviendrait-il si elle n'était alors plus qu'une peine profonde, sa compréhension modifiée par le savoir.   Et si tout ce qu'on vous racontait depuis votre tendre enfance, un mage l'avait imaginé pour vous écarter de ce triste monde qui vous entoure ? Est-ce que le paladin est si gentil sous cette capuche ? Pourquoi les femmes ont-elles peur de lui lorsqu'il sort tard le soir de la chapelle ? Pourquoi est-il interdit de lancer certains sorts ? La nécromancie est-elle si terrible ? Pourquoi Minoreva n'a pas le droit d'être avec les autres enfants ?   J'aimerais tellement avoir des réponses à tous les maux du monde. J'aimerais tellement avoir les épaules assez large pour accueillir dans mes bras chaque orphelin de la guerre. Avoir assez de force pour tenir tête aux plus bellicistes d'entre nous. J'aimerais être un homme simple, un homme bête. J'aimerais ne pas avoir perdu cet être qui m'était si cher, cet être qui ne me sera jamais rendu, qui ne trouvera ni la paix, ni l'honneur d'une mort propre. J'aimerais qu'on répare mon cœur, qu'on soigne mon corps et qu'on apaise mon âme.     J'aimerais tellement qu'on me rende ma mère.  

Minoreva

Minoreva

Escouade du Corbeau - Partie 1 : les origines.

Escouade du Corbeau Cette histoire est inspirée de l’univers de World of Warcraft. Une timeline a été choisie pour le récit, mais celle-ci peut être différente de la vôtre. (Soyez indulgents, c'est mon premier récit ! N'hésitez pas à le critiquer).   Partie 1 : les origines. L’aube surgissait sur Hurlevent, la cité des Humains. Le vent faisait tomber les feuilles et le soleil éclaircissait les bâtiments de briques. Cette journée ordinaire de la huitième année s’installait paisiblement sur la capitale. Cela dit, cette journée ne fut pas aussi banale pour Reaven, un jeune soldat de la garnison. En effet, celui-ci se préparait à partir en expédition sur ordre du célèbre magicien Khadgar. Mais quelle est cette mission ? Un orc, du nom de Ner ‘zhul, décida de conquérir des mondes inconnus à traverse une porte mettant en relation les mondes, la Porte des Ténèbres. A ce moment, cet orc fut déjà sur la planète Draenor, afin de regrouper d’autres clans orcs qui y vivaient. Ces initiatives inquiétèrent l’Alliance, la faction des humains, ce qui les poussa à mener une mission jusqu’à la Grande Porte pour rejoindre Draenor.     Excité à l’idée de partir au combat, le jeune Reaven s’empressa de préparer son équipement. Cependant, ces préparatifs replongèrent ce soldat dans ses souvenirs où son père préparait ses expéditions. Malheureusement, ce dernier se fit éventrer pendant l’invasion des orcs sur la planète au nom d’Azeroth, en l’an zéro. Après ces préparatifs, il se rendit au port de Hurlevent, afin d’attendre l’appel du commandant …   Non-loin de sa position, sur le port, un cor retenti. C’est l’heure. Tous les soldats se mirent alors à se ranger sur le quai, avec précipitations. Reaven, quant à lui, ne semblait pas presser ses mouvements, il semblait serein. Une fois le groupe en place, le commandant commença son briefing avant l’embarcation : « Messieurs, préparez-vous à devenir de nouveaux héros ! » dit-il avant de définir le plan d’action. Une fois le briefing terminé, l’ordre fut exprimé et l’ensemble des soldats embarquèrent sur le grand navire aux couleurs de l’Alliance. A bord, le jeune soldat fit pour la première fois la rencontre de nouvelles races de cette Alliance venant prêter main forte, comme des nains du Nord ou encore des dits « gnomes », caractérisés par leur petite taille et ne faisant qu’à peine la moitié d’un nain.  Le vent du quai est à l’avantage du capitaine, il était temps de partir. Les mariniers commencèrent alors à retirer les nœuds d’amarrages et à déployer les voiles. Le bateau quitta le port et le jeune Reaven perdit de vu la capitale qui se fit ensevelir par la brume de la Grande Mer.   La mer portait le navire et le vent sifflait au travers des barricades de bois délimitant le bateau. Sur celui-ci, chaque soldat disposait d’un petit lit de camp, ainsi qu’une armoire. Reaven pris place sur l’un de ces lits et y déposa son sac, son arme et sortira des affaires personnelles tels que des photos qu’il placera sur la petite armoire. Après cela, il se rendit sur le pont afin de découvrir les grandeurs de la mer, toujours serein vis-à-vis de l’aventure qu’il se forge à chaque instant. Peu de temps après, alors que le bateau était sur un cap, le capitaine, du nom de Rishere, descendit de l’espace du gouvernail afin de rencontrer les nouveaux venus. Il engagea alors la discussion à certains soldats, dont Reaven qui était penché au-dessus de l’eau : « Salutation, camarade. Je suis le capitaine Rishere ! Vous aimez l’eau à c’-que j’vois … Wilwyn c’est ça ? - C’est cela monsieur, Reaven Wilwyn et il est vrai, j’adore cette ambiance. Votre vie doit être fascinante au quotidien. - Y’a aucun doute : vivre, travailler et voyager sur l’même navire, c’un rêve pour moi, ha-ha. - Je n’en douterais pas un instant monsieur. - Appelle-moi Alex’, petit. On est parti pour vivre ensemble un petit moment désormais ! » La discussion se poursuivit amicalement jusqu’au crépuscule où l’ensemble du régiment partit se coucher.     Pour atteindre la Grande Porte, le voyage a duré plusieurs semaines. Fort heureusement, le trajet fut calme et sans encombre. Seulement deux à trois soldats furent malades, mais le bilan resta positif. Le bateau s’approcha finalement des Terres Rouges où réside la Porte des Ténèbres. Le commandant ordonna à tout le monde de s’équiper et de se ranger sur le pont. Reaven, commençant à trembler, s’exécuta alors sans un mot. La Porte des Ténèbres montrait sa structure imposante et se confrontait face au jeune soldat. Le danger fut réel et Reaven vit de nombreux ennemis sortir de ce passage inquiétant. Le monde de Draenor n’était qu’à quelques pas, la tension se fit sentir chez les Hommes. Il était trop tard pour abandonner, le cauchemar de leur aventure ne faisait que de commencer…

Reaven

Reaven

Système économique

Introduction Avant toute chose, ceci n’est pas un système à proprement parlé mais plutôt une liste non exhaustive de valeurs de référence que les joueurs sont libres ou pas d’utiliser accompagné de petites règles pour préciser les dites valeurs.  Personne n'est obligé de l'utiliser, il a sûrement des défauts et c'est surtout une ébauche à ce stade-là. Je suis évidemment ouvert à toutes suggestions et propositions si c'est constructif ! Evidemment, il serait fortement encouragé que la plupart des joueurs qui RP se basent sur les valeurs listées ici, ou du moins s’en inspirent pour considérer la valeur de l’argent dans le jeu. Pour décider de ces valeurs, je me suis directement basé sur les sondages effectués auprès de la communauté de Kuretar pour dégager une tendance majoritaire dans l’estimation de prix de biens donnés. A partir de ces valeurs j’ai déduis la valeur d’autres biens similaires et j’ai à chaque fois pris le soin de poser une fourchette de prix et un prix médian qui peut fluctuer à la baisse ou à la hausse en fonction de circonstances (offre et demande, contexte politique, climatique, distance, etc.) qui sont appréciables en RP. Je n’ai pas la prétention d’avoir la science infuse et ces prix sont évidemment modifiables au gré des rencontres que vous faites en RP, mais si tout le monde s’accorde à dire que ces prix sont raisonnables alors on aura déjà fait un grand pas en avant vers un accord commun qui puisse améliorer la cohérence et la pérennité des RP relatifs à l’argent sur le serveur. Monnaie utilisée La monnaie unique de World of Warcraft sera ici utilisée, les pièces de cuivre, d’argent et d’or.
 
Encore une fois, ceci est une base commune à avoir. La justification à ce choix est plutôt simple ; ce que Blizzard a offert ici permets une plus grande marge de manœuvre. Si certains RP refusent de considérer ceci comme vrai, c’est leur choix mais la majorité semble être d’accord sur ce point-là et c’est donc sur cette base que je vais travailler.
  Formule pour déterminer les coûts de transports d’un produit Lorsque vous achetez un produit importé d’ailleurs, d’une région lointaine (ou pas) vous devez évidemment prendre en compte les coûts de transports et les différents frais afférents à cette importation. Que vous soyez vendeur ou acheteur, prenez ça en compte dans vos RP ! Grâce à cette formule simple vous pouvez à peu près déterminer le prix, il vous faut juste une carte d’Azeroth et une calculette.   Prix de base du produit + 10% par région traversée (incluant la région d’origine du produit) = Prix final   Exemple : Vous vous trouvez à Elwynn et vous achetez du vin provenant de Strangleronce, admettons. Le prix de base du vin est de 50 pa, vous rajoutez 10% de 50 pa (donc 5 pa) à chaque région entre Strangleronce et Elwynn (donc 2 ; Strangleronce et Bois de la Pénombre ou Marches de l'Ouest) = 50 pa + 20% dû au transport = 60 pa. Bien entendu, ce n’est qu’une règle pour dépanner, si pour des circonstances X ou Y le transport s’est rendu facilité il n’y a pas lieu d’ajouter de tels pourcentages. C’est toujours à voir en RP !   Multiplicateurs selon les circonstances   Vous pouvez facilement augmenter ou diminuer le prix d’un bien selon certaines particularités. Encore une fois, ma méthode privilégiée sont les pourcentages, ou dans certaines conditions l’addition/soustraction d’un montant fixe. Vous inventez les pourcentages selon vos goûts ou les coûts supplémentaires. Toujours dans un esprit raisonnable et cohérent. Exemples :  Vous avez une épée simple mais elle a été forgée spécialement pour vous avec certains matériaux et en plus elle est enchantée ? De base, elle coûte 2 po mais maintenant vous pouvez ajouter 75% de son prix parce qu’elle est de qualité supérieure et disons, mmh, 2 po pour l’enchantement ! On en arrive à une épée qui coûte 5,5 po !

J’achète une cargaison de 150 pommes mais un tiers sont abîmées ou pourries. Le prix qui était de, normalement, 7,5 pa va descendre de 2,5 pa !   Liste non exhaustive de produits Ces prix sont des prix de référence de quelques produits et services imaginables dans le jeu. Je ne vais pas lister tout ce qu’il est possible de faire ou d’imaginer ce serait une tâche longue et fastidieuse. Si l’objet dont vous souhaitez estimer le prix n’est pas dans cette liste, essayez de le rapprocher d’un objet similaire qui apparaît dans la liste ou du moins, un autre objet du même acabit. Vous êtes un rôliste, vous avez de l’imagination et vous saurez sans doutes faire ça ! L’objectif ici est d’établir une base de référence commune.

Votre personnage est-il riche ou pas ? Peut-il s’offrir 2 navires équipés de canons en un claquement de doigts ? Non ? Alors il n’est pas si riche que ça. Peut-il se permettre de vivre 10 jours d’affilée dans une auberge ? Vous le saurez en regardant cette liste de prix. SERVICES Ce sont des exemples de revenus issus de professions modestes ou des salaires. Beaucoup de choses manquent et ça manque évidemment de nuances mais dans le domaine du service de particulier à particulier (joueur à joueur) au final, c'est le joueur qui décide de ses tarifs ! Mais de telles valeurs permettent de se donner une idée approximative de ce qui est possible. Service Fourchette de prix Médiane Une nuit et un bon repas en auberge classique 1 - 25 pa 13 pa Chiffre d’affaires brut d’un simple forgeron en temps de paix (mois) 1 - 25 po 13 po Chiffre d’affaires brut d’un pêcheur (mois) 1 - 20 po 10,5 po Chiffre d’affaires brut d’un tailleur (mois) 5 - 30 po 17,5 po Salaire d’un garde lambda (mois) 10 - 20 po 15 po Tarif d’un mercenaire moyen (semaine) 5 - 7 po 6 po La totale chez une prostituée médiocre 1 - 50 pa 24,5 pa   BIENS IMMEUBLES
Ici j’essaye toujours de suivre une mentalité un peu bébête de me dire : “ plus c’est grand, plus c’est cher “ mais ce n’est pas forcément toujours vrai. Prenez en compte dans le prix la main d’oeuvre, les matériaux, la localisation, l’hostilité environnante… Considérez également qu’il s’agit d’immeubles vides non aménagés et que ce sont davantage des “concept” que des bâtiments précis que j’ai en tête quand j’écris. Objet Fourchette de prix Médiane Maison simple (type maison 1 pièce Elwynn ou Barracks orc) 25 - 100 po 62,50 po Maison avec 1 étage 75 - 150 po 112,5 po Maison avec 2 étages 90 - 200 po 145 po Villa 180 - 250 po 215 po Manoir 250 - 300 po 275 po Palace 300 - 350 po 325 po Fortin en bois 20 - 80 po 40 po Fort en pierre 250 - 280 po 265 po Petit bateau 40 - 100 po 70 po Bateau trois mâts 160 - 200 po 180 po Grand navire 200 - 300 po 250 po Zeppelin 210 - 290 po 250 po      

  BIENS MEUBLES Comme vous le constatez, la liste est assez réduite et éparse. On voit de tout et n'importe quoi mais vous pouvez avoir une idée de prix moyens d'objets du "quotidien". De là vous pouvez facilement extrapoler et spéculer sur le prix d'autres biens s'en rapprochant. Objet Fourchette de prix Médiane Armure complète en plaques 1 - 25 po 13 po Armure complète en mailles 1 - 20 po 10,5 po Armure complète en cuir 1 - 15 po 8 po Manteau en tissu 20 pa - 1 po 60 pa Manteau en cuir 90 pa - 1, 5 po 1,20 po Robe en tissu 25 pa - 1,10 po 67,5 pa Tenue complète civile en tissu 30 pa - 1 po 65 pa Griffon (monture volante) 5 - 30 po 17,5 po Monture cheval simple 1 - 25 po 13 po Cheval de trait 1 - 8 po 4,5 po Viande séchée 1 - 10 pc 5 pc Pain sorti du four 1 - 50 pc 25 pc Un mouton 75 pa - 2 po 1,37 po Une vache 50 pa - 2 po 1,25 po Un porc 40 pa - 1,5 po 95 pa Une pomme 1 - 11 pc 5 pc Une carotte 1 - 20 pc 10 pc Une pomme de terre 1 - 22 pc 11 pc Un marteau (outil) 1 - 3 pa 2 pa 25 clous 20 - 30 pc 25 pc Une pelle 5 - 15 pa 9,22 pa Une canne à pêche 1 - 3 pa 1,80 pa Hache de bûcheron 1 - 15 pa 8 pa Potion de soins 1 - 1,7 po 1,35 po Potion de mana 2 - 2,9 po 2,45 po Epée à une main de bonne qualité 1 - 3 po 2 po Tromblon de qualité normale 70 pa - 2 po 1,35 po Canon sur roues 10 - 30 po 20 po Catapulte orque 5 - 15 po 10 po Baril de poudre 70 pa - 1 po 85 pa Diligence 5 - 10 po 7,5 po Gemme rouge 85 pa - 1 po 92,5 pa Boussole 90 pa - 1,10 po 1 po Coffre ou caisse basique 10 - 40 pa 25 pa   COMPOSANTS Ici vous pouvez déterminer vous-même quels sont les objets qui rentrent dans chaque catégorie. Les prix affichés sont à l’unité. Les composants sont les ressources nécessaires aux métiers d’artisanat (minerais, plantes, peaux, tissus, poissons,...), ici je suis un peu ce que nous propose le jeu WoW. Appliquez des multiplicateurs en fonction de la provenance du composant (les pourcentages en fonction de la distance) et de la manière dont ça a été récupéré (ex: x2 si compliqué à récupérer, x3 si dangereux, x4 si vous avez failli mourir,...). Objet Fourchette de prix Médiane Composant commun 1 - 5 pa 3 pa Composant peu commun 50 pa - 1 po 75 pa Composant rare 1 - 5 po 3 po Composant unique 5 - 25 po 17 po  

Namlor

Namlor

 

Havre de Dornathiel

(HRP : j'ai écrit il y a longtemps des textes et des présentations d'un lieu rp que j'ai créé quand j'étais sur officiel, je pense revenir dessus très souvent pour éditer en cas de non-cohérence, donc n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez, à savoir que je me suis très fortement inspirée de wiki indigo) Géographie. Localisation : 

Le domaine de Dornathiel se situe au large des côtes Nord-Ouest de Quel'thalas. Bénéficiant d'une situation propice au commerce maritime, le Havre a su jouir de cet atout depuis sa construction. De par sa position idéale, Dornathiel est à 2 h. 30 de Lune-d'Argent à dos de faucon-dragon et à 5 heures à dos de faucon-pérégrin. Une nouvelle piste d'atterrissage fut installée dans les hauteurs de la ville afin d’accueillir bien plus de monde et la route principale fut aménagée pour faciliter la venue des marchandises depuis le milieu des terres de Quel'thalas. 

Climat :

Il fait beau à Dornathiel, l'air marin rafraîchit les rues, mais les pots de fleurs enchantés ainsi que les sortilèges maintiennent une température idéale. L'eau calme du rivage garde une parfaite température constante. La pluie est fréquente à Dornathiel, humidifiant la terre tout le long de l'année, elle est de ce fait riche et excellente pour l'agriculture.


Superficie : 


Le domaine possède une superficie de 55 km² et est ceinturé par des remparts haut de 6 à 7 mètres, et 4 à 5 mètres de largeur pour une longueur de 4 kilomètres.

Accessibilité : 
     * Deux entrées principales : la porte de l'Astre sur la façade Est et la porte de l'Aube sur la façade Ouest.
  * Un port avec ses quais au nord des remparts.
   * Une piste d’atterrissage pour les faucons-pérégrins. (avec autorisation)
  * Orbe de transposition au sein du sanctum.
  * Une route principale amenant à l'une des deux grandes portes.
  Social. LA HAUTE CASTE. Le régent :

Le régent de Dornathiel est l'homme ayant le plus de pouvoir au sein du Havre – après le Seigneur-Régent : il possède les pouvoirs politiques, militaires et économiques de ses terres. Il est le seul à avoir l'autorisation de signer les droits de construction sur le domaine ; il surveille de près les échanges au port et signe les accords commerciaux. Il porte aussi un rôle social : celui d'entretenir les relations entre les maisons nobles et Dornathiel, au profit du Havre et de sa Maison. La régence est généralement tenue par l'aînée de la branche régnante de la Famille. (régent actuel : Phyllida Phénix-de-l'Aube)

La famille régnante :

Les membres de la famille régnante gardent un rôle important dans les affaires de Dornathiel. Tout membre direct à  cette branche a droit et devoir de s'investir dans le développement du domaine. Ils ont droit à des privilèges et peuvent aller-venir comme bon leur semble sans contrôle. (sauf exception.)


Noblesse :

Riche Seigneur, gente de Dame de la cour ou membre imminent des Magistères, la noblesse thalassienne s'offre une place d'excellence au sein du domaine. Si bien-sûr ce dernier y vient pour le bien de la ville.

Érudit : 

Le savoir est pouvoir, d'après le devise des Phénix-de-l'Aube. Les historiens, scientifiques, chercheurs ou autres érudits sont considérés comme une haute caste au sein du domaine. Ils peuvent plus facilement s'installer et privilégient d'installation pour leur profession. 


Membre du conseil de Theldorewei :

Création même de la Maison Phénix-de-l'Aube, c'est un pacte à but commercial ; il est le cœur même des plus importants échanges de marchandises et est sans doute l'accord le plus important pour le domaine. Ses membres y sont accueillis avec toute la courtoisie légendaire des dornatiens. Ils peuvent y loger, eux et leur famille, dans des demeures élégantes.
  CASTE MOYENNE : Bourgeois : 

Commerçants, artisans, marchands .. Toutes personnes sachant créer de leur main font l'âme de la ville. Apportant alors tout le charme et l'animation de cette dernière, ils viennent fabriquer et acheter des produits d'excellence qui seront par la suite transportés partout dans le Royaume. Les habitants de Dornathiel, communément appelés « dornatiens », sont réputés pour leur hospitalité.

Corps militaire :

Hommes et femmes protégeant le Havre. De petites troupes patrouillent matin et soir au sein de la ville, au port et à ses extérieurs.

Artiste : 

Personne entièrement reconnue à Dornathiel. Ils sont comme les héros du peuple et font l'honneur du domaine. Musicien, peintre, conteur et autres, certains des plus grands sont déjà passés à Dornathiel.
  Possessions : Effectifs militaires :    * 7 brise-sorts * 6 chevaliers de sang * 4 golems arcaniques * 95 soldats.

Population : 

Le Havre de Dornathiel est une destination de choix pour le repos et l'étude. Ainsi, une bonne part de la population s'installe pour une durée déterminée avant de repartir et revenir.
    * 6 500 visiteurs. * 5 000 elfes de sangs. * 100 réprouvés. * 40 gobelins.  


Artefacts : /

Phyllida

Phyllida

Mythologie - la Trinité

Ici est traduit le manuscrit du grand prêtre Antoine sur l'origine du monde. Malgré le caractère explicitement fantasque des écrits du grand prête, il semblerait que cette "Trinité" est bel et bien existé à l'aube des âges, et qu'elle aurait constitué un véritable départ des civilisations.
"À l'aube de la vie, alors que notre astre entrait dans son sixième cycle, le soleil fit jaillir trois êtres de son corps et les présenta aux Hommes. Ces trois êtres possédaient une apparence humaine mais avaient pour particularité d'être d'une beauté et d'une puissance encore jamais vu dans l'univers physique. Il y avait deux femmes, Jülan et Maeli, ainsi qu'un homme, Djagon. Jülan, incarnation de l'esprit, offrit aux hommes la capacité de penser, de créer et de raisonner. Maeli, incarnation de la passion, fit don aux hommes des sentiments et de l'intensité. Pour finir, Djagon, incarnation de l'équilibre, permit aux hommes de ne jamais être ni trop mauvais, ni trop bon. Ensemble ils formaient la Trinité, un trio qui devait guider les hommes dans les temps les plus sombre. Pendant un temps, il façonnèrent le monde ensemble en faisant se lever des montages et s'effondrer des falaises. Rapidement, la fratrie fît office de dieux pour les Hommes. Un jour, le trio jugea son travail accomplit et décida de laisser le reste aux humains. Cependant, il ne les laisserai pas sans aide aucune. Jülan prit une branche de bois mourante sur un arbre de Forêt Rouge et en fit un bâton magique surpuissant. Maeli prit une mèche de feu de son père et créa les dragons. Quant à Djagon, il forgea une épée avec le feu du premier dragon et la refroidit avec le sang de la Lune, créant ainsi une arme cosmique. Les trois s'en allèrent enfin auprès de leur père qui leur offrit une vie éternel parmi les étoiles en guise de récompense."
Le texte du grand prêtre est intéressant.. Même si personne n'a jamais réussit à trouver le Bâton de l'Esprit ou l’Épée des Rois, les dragons ont bel et bien existé mais sont mort depuis des siècles.

Edaryl

Edaryl

 

Opération ---------

À l'horizon, le soleil commençait à lentement disparaître, laissant ses derniers rayons briller d’une teinte orangée aveuglante sur le campement de fortune, improvisé à la hâte par l’Elfe ténébreuse. Seule, comme à son habitude, tenant dans sa main l’ordre de mission qui lui a été assigné par ses supérieurs. Ce n’était pas la première fois qu’elle devait se rendre dans le désert, maudit depuis que l’épée du titan Noir l’a presque transpercée de part en part et fait remonter des entrailles d’Azeroth la personnification de sa souffrance.    « La paix est une idylle que je ne connaîtrais sans doute jamais » Grommellera-t-elle alors que son soleret droit viendra soulever le sable de son feu pour l’étouffer, il est presque l’heure pour elle de se mettre en route, et c’est en profitant des quelques secondes qui lui reste qu’elle relira le parchemin.                   Mauve, notre agent de terrain Nimbea Courbe-étoile s’est faite capturer par un contingent du crépuscule en place dans la Région. Vous devez les traquer et les neutraliser. Votre priorité est de mettre la main sur les documents subtilisés à l’agent et tout objets nous permettant d’avancer dans nos recherches sur la nouvelle ressource. La vie de l’agente est secondaire, ne vous mettez pas en danger inutilement.   Bref, et rude. Pourtant, les ordres sont les ordres et témoignent d’une logique implacable, les informations ont plus de valeur que les hommes, encore plus lorsque l’on fait parti d’une unité de renseignement du très célèbre Shaw. La mort est la suite logique d’une capture d’un agent du SI :7, s’il n’arrive pas à s’en sortir, il préfèrera logiquement se donner la mort que de succomber aux abominables tortures qui le guette. Pourtant, Nimbea n’est pas n’importe qui pour l’Elfe, il s’agit de sa camarade de terrain, depuis le début des hostilités, c’est avec elle qu’elle effectue des escarmouches contre la Horde ou plus occasionnellement contre les membres de la tristement célèbre secte crépusculaire.   C’est après un soufflement nasal assez explicite qu’elle se redressera, lâchant son ordre de mission dans les braises encore incandescente avant de s’équiper. Pour une mission d’infiltration, elle n’aura pas pris la peine de prendre du matériel trop encombrant. C’est avec ses deux dagues fétiches et ses gadgets gnome qu’elle se mettra en route. Plaçant bien évidemment son masque métallique au-dessus de son faciès, l’objet est un peu sa marque de fabrique, et lui permet de se déshumaniser, de créer un sentiment de malaise profond lorsque ses adversaires posent le regard sur sa personne. Au-delà de l'aspect singulier de son faciès dont la teinte mauvâtre est à moitié obstruée par l’objet ; c’est bel et bien la déformation de sa voix qui trouble le plus.   Un dernier regard sera adressé à l’ordre de mission, vérifiant que le papier est bel et bien détruit avant que l’ombre ne gagne le désert. L’assassin surplombait la région depuis son point de repérage et savait exactement où elle devait se rendre. C’est dans un silence morbide qu’elle se laissera glisser à même le sol, usant de ses sombres aptitudes pour se mouvoir dans les ombres et se retrouver quelques dizaines de mètres plus bas. Ses pupilles presque incandescentes transpirent la corruption, le vide est une source de pouvoir dangereux et l’utilisatrice en est le parfait exemple, pour autant, c’est bel et bien la source principale de ses tours de passe-passe. Debout dans la pénombre, invisible aux yeux des mortels incapable de percer son voile elle se mettra alors en chasse, laissant sa vue la guider. Le groupe responsable de la capture de sa camarade a pris la direction du nord, et c’est dans cette direction qu’elle suivra les traces laissé dans le sable. Le vent a été clément avec la traqueuse, qui aurait été de toute manière capable de suivre une direction approximative. Pour autant, elle mettra un certain temps avant d’apercevoir une lueur qui percera les ténèbres de cette nuit.   Cette lueur se dégagera d’un lieu bien singulier, les fanatiques des dieux très anciens semblent avoir décidé de nettoyer une ancienne cavité remplie de rampant pour y passer la nuit. Pas sûr que les créatures locales apprécient, pour la tueuse, c’est une aubaine. Les couloirs sinueux et les endroits étroits pourraient lui faciliter la tâche. Avec un peu de chance, sa camarade est encore en vie et elle sera en mesure d’accomplir sa mission sans encombre.   Après quelques minutes d’approche minutieuse, la demoiselle se retrouvera alors en haut de la pente menant au gouffre, l’endroit au-delà du calme du désert, était effroyablement silencieux, assez pour faire naître chez la mauve un sentiment de malaise fort, provoquant chez elle une chair de poule incontrôlée. Pourtant, elle n’aura guère le choix et commencera son approche, alerte son regard jugeant le moindre détail lui permettant de deviner une présence adverse. Une fois l’entrée passée, la lumière ne parviendra pas à passer outre son camouflage, qui pourrait n’être visible que de particulièrement proche, et c’est avec cette certitude qu’elle n’est pas repérée qu’elle commencera à s’avancer dans les couloirs. Semblables à des racines ils ondulent et ne suivent pas de cheminement logique.   « Personne ? » pensera alors l’assassin qui finira par trouver la source de lumière à l’origine du repérage de la grotte, une pièce assez exiguë et large se cache relativement proche de l’entrée, et ne semble pas être gardée. Sans doute que les antagonistes pris en chasse se reposent proche d’un feu. C’est l’occasion rêvée pour elle de frapper fort. Elle glissera alors sinueusement jusqu’à être capable de jeter un œil dans la pièce et de se retrouver face à un spectacle d’une brutalité presque indescriptible.   Sa camarade était bien là, attachée bras et jambes contre le mur, ou du moins, les mains clouées à même le mur, nue, s’il est possible d’appeler la manière dont elle est de la sorte. Les bras écorchés ont sans doute été la première chose dont la pauvrette à été victime, la peau lentement retirée pour lui soutirer des informations. Pourtant, les marques sur le reste de son corps permettent aisément de comprendre qu’elle n’a pas lâché le morceau aussi facilement. L’agente a dû subir des humiliations terribles, sans compter la pression psychologique et psychique exercée par les adorateurs des très anciens qui sont maîtres dans l’art de soumettre, ça, Mauve le sait pertinemment. Comme elle l’a prévu, un feu crépite au centre de la pièce, pour autant, personne n’est présent. Peut-être que le groupe s’est séparé il y a peu de temps ? Quoi qu’il en soit, elle mettra un terme à son camouflage pour s’approcher de celle qui l’a accompagnée pendant un temps. Elle ne ressent pas de peine, disons quelque chose qui pourrait ressembler à de la tristesse, le sort de l’agente n’est pas enviable et elle ne pourra guère obtenir de funérailles digned de ce nom.   Pour autant, le moment de repos de l’assassin sera de courte durée. Ses sens entreront en alerte, et elle n’aura que quelques instants pour réagir. En effet, grâce à ses aptitudes de traqueuse des ombres elle sera en mesure de sentir une présence se matérialiser derrière elle, le fin bruissement qui met fin à un camouflage sans doute est-ce là un traqueur crépusculaire ? Il semblerait que le chasseur n’ait été que le gibier, et ce depuis qu’elle s’est lancée à la recherche de Nimbea voilà donc cette sensation étrange lors de son arrivée non loin de la grotte. C’est en usant de l’un de ses petits tours qu’elle survivra à l’attaque foudroyante de l’humanoïde lancé à sa traque, le coup passera au travers de l’assassin qui sera parvenue à se déphaser pendant un temps, laissant la lame du crépusculaire traverser l’air pour un temps. Le combat est lancé. Son coude droit se dirigera alors en direction de l’antagoniste qui se trouve derrière elle, incapable pour le moment de la distinguer, son coup n’atteindra pas la cible, ou du moins, sera arrêté par le bras tendu de l’intéressée qui prendra une distance raisonnable avec sa proie. L’attaque surprise n’a pas fonctionné il faut donc qu’elle analyse l’Intrus.   Les deux assassins se toiseront un moment, le temps pour notre `Héroïne' de sortir ses deux instruments de mort. Les objets naturellement enchantés seront bien rapidement couverts de l’infâme magie de la tueuse. Il est certain que son adversaire est en mesure de faire de même : Le premier à toucher sera vraisemblablement le vainqueur. La crépusculaire sera la première à lancer l’assaut, bondissant en direction de Mauve, laissant ses armes glisser contre les siennes, après quoi, c’est un duel au sommet qui se lancera, les armes frappant dans le vide ou s’entrechoquant quand des crissements métalliques assourdissants, le tout, agrémenté des grognements bestiaux des demoiselles. Vraisemblablement, il serait difficile de dégager un vainqueur dans un premier temps. Pour autant, il semblerait que ce soit l'agent qui commettra la première erreur, désarmée de manière assez brutale par celle qui a torturé et ravagé le corps de l’agente. Cette dernière enchaînera la pauvre demoiselle d’un coup de soleret dans le poitrail propulsant la mauve sur le sol, à la merci totale de la crépusculaire.   Cette dernière n’attendra pas plus longtemps pour bondir vers l’intéressée, dague vers le sol pour en finir avec elle, pourtant, c’est en redressant son bras droit que l'espionne parviendra à arrêter le coup, à la grande surprise de son adversaire qui déchirera un peu de sa tenue, assez pour parvenir à entrevoir la structure métallique : C’est bel et bien un ouvrage Draeneï qui remplace son bras. L’effet de surprise permettra alors à l’intéressée de répliquer d’un coup de sa main libre, directement dans les cottes, laissant celle qui allait la tuer de choir sur son côté droit, relâchant ses armes par la même occasion. L’agente n’aura que peu de temps pour réagir, elle roulera alors sur elle-même, laissant son regard se tourner vers son adversaire, se jetant vers elle pour en terminer à mains nues. Celle-ci tentera de récupérer l’une de ses armes mais verra son bras se faire écraser par le pied de la tueuse, qui élancera son bras métallique pour le fracasser sur son visage, brisant sans doute son nez, masqué sous la capuche qui couvre entièrement son visage. Enhardie par le combat, et le regard presque aliéné par l’adrénaline, la mauve ne s’arrêtera pas à un coup, et continuera de machinalement frapper ce visage qui commencera à se déformer, s’aplatissant quelque peu au fur et à mesure que la brutalité de la tueuse s’exprimera. Déchirant même le fin tissu qui obstruait ce qui pouvait s’apparenter à un visage il y a quelques secondes.   Épuisée, elle prendra un temps pour reprendre ses esprits, passant sa main droite au niveau de son front pour replacer quelques mèches humidifiées par l’effort derrière ses oreilles. Il y a encore une heure, elle était relativement propre, a présent, son corps est couvert d’éclaboussure morbide, mélangé avec le sable meuble du désert. Sans parler de l’odeur qui se dégage à présent d’elle, celle du cloître s’est presque imprimée sur sa tenue. Ses esprits retrouvés, elle n’a sans doute que peu de temps avant que les accompagnateurs de l’assassin ne reviennent fêter sa victoire, c’est pourquoi la mauve fouillera le cadavre de son ancien adversaire, récupérant la fameuse missive qu’elle est venue rechercher, pour autant, ce qui accaparera son attention c’est bien la sacoche de cuir accroché à la ceinture de l’intéressée, qui semble être celle de son ancienne camarade, elle l’extirpera pour vérifier son contenu. L’ordre de mission sera bien plus logique dès lors que la lumière du minerai lui éclatera au visage.   « Tout ça pour récupérer cette cargaison pas vraie ? » Grommellera alors la mauve. Elle jettera un dernier regard vers sa camarade, ne pouvant guère lui offrir plus, elle se contentera de déposer son cadavre dans le feu de camp encore incandescent, ceci fait, elle prendra rapidement la direction de la sortie de peur de se faire mettre en chasse, compte tenu la rareté et le précieux de ce qu’elle possède sur elle. Revenant d’où elle vient, l’agent retrouvera son petit campement improvisé, laissant son fessier choir sur le sol dans un long soufflement d’aise, ôtant son casque, elle louchera vers l’horizon, dont les premiers rayons du soleil pouvaient déjà être visible. Une nouvelle nuit de passée, et une nouvelle mission accomplie.  

Rodguez

Rodguez

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